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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

12 065 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

12 065

Décisions totales

383 581

Ordonnances

306 756

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LEEffacer tout
TA101Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501171

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait la régularité formelle d'un procès-verbal de saisie de droits d'associé pour des créances d'impôt sur le revenu. Le tribunal a estimé que cette contestation, portant sur la régularité en la forme de l'acte de poursuite, relevait de la compétence du juge de l'exécution et non de la juridiction administrative, en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : LEBRETON

4 décembre 2025
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301670

Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de Mme B..., agent de la collectivité territoriale de Guyane, portant sur plusieurs demandes liées à ses conditions de travail. La requérante sollicitait notamment l'annulation du refus de protection fonctionnelle, la reconnaissance d'un accident du travail et l'octroi d'un congé de transition professionnelle. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, considérant que la collectivité avait pris des mesures suffisantes pour la protéger et que les faits invoqués ne constituaient pas un harcèlement moral avéré. Il a également jugé que la demande de reconnaissance d'accident du service était tardive et que les conditions pour un congé de transition professionnelle n'étaient pas réunies. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique, notamment les articles L. 134-5, L. 822-18 et suivants.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LAPUELLE

4 décembre 2025• 1ère Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2301571

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... contestant le titre exécutoire émis par la communauté de communes Corbières Salanques Méditerranée pour le recouvrement de 12 898 euros d'indemnités d'astreinte perçues indûment entre 2017 et 2020. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la prescription biennale de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 était inopérant, car le délai court à compter de chaque versement et n'était pas expiré pour l'ensemble des sommes réclamées. Il a également écarté les moyens de forme, estimant que le titre exécutoire était suffisamment motivé et que l'absence de signature sur le bordereau n'était pas établie. En application du décret n° 2005-542 du 19 mai 2005, le cumul des indemnités d'astreinte avec la nouvelle bonification indiciaire (NBI) étant interdit, la créance était fondée.

Avocat : LERAT

4 décembre 2025• 6ème Chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301760

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de Mme et M. B... contestant des indus d’aides sociales (prime d’activité, aide au logement, aides exceptionnelles) réclamés par la CAF de la Vienne. Les requérants invoquaient notamment un défaut de procédure contradictoire (article L. 211-8 du code des relations entre le public et l’administration), des erreurs d’appréciation sur leur droit au séjour et leurs prestations perçues en Roumanie, ainsi que la prescription biennale de certaines créances. Le tribunal a écarté l’ensemble de ces moyens, jugeant la procédure régulière et les indus fondés. Il a également rejeté les demandes de décharge et d’injonction, et mis à la charge des requérants les frais de justice.

Avocat : SELARL LELONG DUCLOS AVOCATS

4 décembre 2025• 2ème chambre - JU
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2310905

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la société autrichienne Warimpex Finanz-Und Beteiligungs Ag tendant à la décharge du prélèvement de 45 141 euros prévu à l’article 244 bis B du code général des impôts. La société contestait l’imposition de la fraction de la plus-value de cession de droits sociaux relevant du régime des plus-values à court terme, en invoquant l’incompatibilité de ce texte avec le droit de l’Union européenne. Le tribunal a estimé que ce moyen n’était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, et a donc maintenu l’imposition litigieuse.

Avocat : SELAS VALSAMIDIS AMSALLEM JONATH FLAICHER et ASSOCIES

4 décembre 2025• 10ème chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 509640

Avocat : SCP LE GUERER, BOUNIOL-BROCHIER, LASSALLE-BYHET

3 décembre 2025ECLI:FR:CEORD:2025:509640.20251203• Juge des référés
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2203706

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par la société Yotam Corporate, venant aux droits de la société Eliram Corporate, d’un litige portant sur le remboursement de crédits d’impôt recherche (CIR) au titre des années 2016, 2017 et 2018. La société contestait le refus de l’administration fiscale, soutenant que l’expert mandaté par le ministère de la Recherche s’était fondé sur une version incomplète de son dossier technique. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après instruction, a rejeté les conclusions de la société, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 45 B du livre des procédures fiscales et de l’article 244 quater B du code général des impôts.

Avocat : ALERION AVOCATS

3 décembre 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2414841

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de la SAS Yotam Corporate, qui contestait la remise en cause du crédit d'impôt recherche (CIR) déclaré au titre de 2019 et demandait la décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés correspondante. Le tribunal estime que l'expert mandaté par le ministère de la Recherche a bien pris en compte la seconde version du dossier technique de la société, et que l'administration a pu transposer à l'année 2019 l'analyse d'inéligibilité des projets déjà menée pour les années 2016 à 2018. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article L. 45 B du livre des procédures fiscales et de l'article 244 quater B du code général des impôts.

Avocat : ALERION AVOCATS

3 décembre 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2327682

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Advance Invest, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et de rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour les exercices 2017 et 2018. La société, exploitant une officine de pharmacie, contestait la régularité de la procédure de rectification et le bien-fondé des redressements. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, en précisant les motifs de fait et de droit des rectifications. Sur le fond, il a rejeté les moyens soulevés, notamment ceux relatifs aux dissimulations de recettes, à l’imputation des déficits et à la déduction de charges.

Avocat : CABINET DIRECT LEGAL FISCAL

3 décembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402997

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société M. A... tendant à la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les années 2019 et 2020. Le litige portait principalement sur la déductibilité de la TVA afférente à un bien immobilier acquis en Corse, que la société présentait comme un outil de travail pour son activité éditoriale culinaire. Le tribunal a jugé que la société n'apportait pas la preuve que ce bien, à usage d'habitation, était effectivement utilisé pour les besoins de ses opérations imposables, condition posée par l'article 271 du code général des impôts. En conséquence, la solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.

Avocat : LEONEM AVOCATS

3 décembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2409072

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux pour 2018. Le litige portait sur la qualification de gains d'attribution gratuite d'actions comme revenus exceptionnels, exclus du crédit d'impôt pour la modernisation du recouvrement (CIMR). Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, et que l'administration n'avait pas modifié les motifs de la rectification dans sa réponse aux observations du contribuable.

Avocat : LE FAOU

3 décembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA34Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305303

Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par un groupement d’entreprises (ALCYON, TRAVESSET, SOGETRALEC) pour contester deux titres de recettes émis par la communauté de communes Sud Hérault, pour un montant total de 74 512,02 euros. En cours d’instance, les sociétés requérantes se sont désistées purement et simplement de leur requête, ce désistement ayant été accepté par la collectivité en raison de la conclusion d’un protocole d’accord entre les parties. Par ordonnance du 3 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également laissé à chaque partie la charge de ses propres frais d’instance, rejetant ainsi les demandes présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : LERAT

3 décembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502831

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que le requérant n'établissait ni l'ancienneté de son séjour à Mayotte, ni la réalité de ses attaches familiales, et qu'il ne justifiait d'aucune demande d'asile. En conséquence, il n'a pas été démontré d'atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, notamment au droit d'asile, à la liberté d'aller et venir ou au respect de sa vie privée et familiale. La décision a été rendue en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que des conventions internationales invoquées.

Avocat : KALED

3 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515132

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur demande de la commune de Rognac, a ordonné une expertise d’urgence concernant un mur de clôture situé avenue des Pins, présentant un risque grave pour la sécurité publique. La décision, fondée sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, désigne un expert pour constater l’état du mur, évaluer le caractère imminent du danger et proposer des mesures de mise en sécurité. L’expert doit déposer son rapport dans les 24 heures suivant sa nomination.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

3 décembre 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2301369

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de M. A..., artiste tatoueur, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2021. Le tribunal a jugé que l'activité de tatoueur ne peut être assimilée à celle de dessinateur ou de graveur au sens du 2° de l'article 1460 du code général des impôts, qui prévoit une exonération pour ces seules professions artistiques. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance des articles 10 et 14 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la différence de traitement entre les tatoueurs et les artistes expressément exonérés est justifiée. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris la demande de sursis à statuer dans l'attente d'une décision de la Cour européenne des droits de l'homme.

Avocat : LEÓN AGUIRRE

3 décembre 2025• 5ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2203705

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté les demandes de la SAS Yotam Corporate, venant aux droits de la société Eliram Corporate, visant à obtenir le remboursement de crédits d'impôt recherche (CIR) pour les années 2016, 2017 et 2018, pour un montant total de 512 562 euros. La société contestait le refus de l'administration fiscale et sollicitait la désignation d'un nouvel expert, arguant que l'expert initial ne s'était fondé que sur une version incomplète de son dossier technique. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir examiné les rapports d'expertise et les pièces du dossier, a considéré que l'administration avait justifié son refus. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin de remboursement et des demandes accessoires, sur le fondement des articles L. 45 B du livre des procédures fiscales et 244 quater B du code général des impôts.

Avocat : ALERION AVOCATS

3 décembre 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2204890

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la demande de la SAS Ideas Voice, qui sollicitait le remboursement d'un crédit d'impôt recherche de 85 871 euros au titre de l'année 2020 pour des dépenses de personnel. Le tribunal a jugé que la société ne justifiait pas que les prestations facturées par la société Ever Up (pour Mme Egard) et les dépenses liées à M. A... correspondaient à des opérations de recherche éligibles au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant le refus de l'administration fiscale.

Avocat : RAPHAËL GOUPILLE

3 décembre 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2208174

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de la SAS Zuo Zhongyin, qui sollicitait le remboursement d’un crédit de TVA de 283 848 euros pour les mois de juin, juillet et octobre 2021. La société invoquait la jurisprudence européenne (arrêt Barlis 06) pour soutenir que des tickets de caisse, même sans mentions formelles parfaites, pouvaient justifier la déduction. Le tribunal a jugé que les documents produits (tickets Printemps et Le Bon Marché) ne couvraient que 10 % du montant réclamé, ce qui est insuffisant pour prouver le crédit, et que les tickets Printemps présentaient des numéros non séquentiels, violant l’article 242 nonies A de l’annexe II au code général des impôts. La requête a donc été rejetée, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE NEUILLY

3 décembre 2025• 3ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2312334

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, était saisi par M. B... d'une demande de restitution de l'impôt sur le revenu supplémentaire résultant de la rectification de la plus-value réalisée lors de la vente d'un bien immobilier par la SCI dont il est associé. Le litige portait sur la déduction du prix de cession d'une somme de 100 000 euros, que le requérant qualifiait d'indemnité d'éviction versée à l'ancien locataire. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que cette somme ne pouvait être admise en déduction du prix de cession sur le fondement des articles 150 VA du code général des impôts et 41 duovicies H de son annexe III. Il a considéré qu'à la date du protocole d'accord, le bail était déjà résilié et que l'ancien locataire ne disposait d'aucun droit au renouvellement, de sorte que la somme versée ne constituait pas une indemnité d'éviction au sens des textes applicables.

Avocat : LEVY-DRUON

2 décembre 2025• 2ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2312335

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. D..., associé d'une SCI, d'une demande de restitution d'impôt sur le revenu, contestant le refus de l'administration fiscale de déduire du prix de cession d'un bien immobilier une somme de 100 000 euros versée à l'ancien locataire. Le tribunal a jugé que cette somme ne pouvait être qualifiée d'indemnité d'éviction au sens de l'article 41 duovicies H de l'annexe III du code général des impôts, car le bail avait été résilié avant la signature du protocole d'accord, privant le locataire de tout droit au renouvellement. En conséquence, la requête de M. D... a été rejetée, l'administration ayant à bon droit rectifié la plus-value imposable.

Avocat : LEVY-DRUON

2 décembre 2025• 2ème Chambre