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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

12 065 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

12 065

Décisions totales

383 581

Ordonnances

312 331

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LEEffacer tout
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2403639

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B... afin d'évaluer les préjudices liés à la prise en charge de ses lésions au genou gauche par le centre hospitalier Puel de Rodez. La solution retenue est l'organisation d'une mesure d'expertise contradictoire, jugée utile malgré l'existence d'un rapport amiable, en raison des contestations soulevées et de la perspective d'un litige indemnitaire. Le juge a rejeté la demande de mise hors de cause du Dr. Martorell et a déclaré l'expertise commune à l'ensemble des parties, y compris au Dr. Rozières.

Avocat : ABEILLE & ASSOCIES

12 novembre 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2203901

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société de droit anglais Newsmile Ltd, qui contestait des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2016-2017. La société, exerçant une activité de conseil en voyance en France, n'a pas déposé ses déclarations fiscales, ce qui a justifié une taxation d'office. Le tribunal a jugé que la société ne pouvait être assimilée à une SARL française imposable à l'impôt sur le revenu, car ses statuts ne prévoyaient pas un nombre de voix égal aux parts sociales, caractéristique des SAS. En conséquence, la charge de la preuve incombant à la société, qui n'a pas démontré le caractère exagéré des impositions, la demande de décharge a été rejetée, sur le fondement des articles L. 66 et L. 193 du livre des procédures fiscales et des articles L. 233-2 et L. 223-28 du code de commerce.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BEN SALEM

12 novembre 2025• 3ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301797

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société Marketing & distribution, qui contestait des rehaussements d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 et 2017. La société demandait notamment la décharge de ces impositions et sollicitait une expertise pour établir l’éligibilité de ses projets « French Touch » et « Cryptone » au crédit d’impôt innovation prévu au k du II de l’article 244 quater B du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la société ne justifiait pas du caractère innovant de ces projets, ni qu’ils constituaient des prototypes ou installations pilotes de nouveaux produits au sens des dispositions applicables. En conséquence, la demande de décharge a été rejetée, de même que les conclusions accessoires relatives aux frais de justice.

Avocat : ALERION SOCIETE D'AVOCATS

12 novembre 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407036

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande d'indemnisation de Mme B..., technicienne à l'université d'Angers, qui sollicitait 35 500 euros pour préjudices moral et matériel. La requérante invoquait un défaut d'adaptation de ses conditions de travail à son état de santé et un manquement de l'université à la protéger contre un harcèlement moral. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne permettaient pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral et que l'administration avait justifié ses décisions par des considérations étrangères à tout harcèlement. La responsabilité de l'université n'a donc pas été engagée sur le fondement des articles L. 133-2 et L. 133-3 du code général de la fonction publique.

Avocat : LEX PUBLICA

12 novembre 2025• 11ème chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 502410

Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

10 novembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:502410.20251110• 3ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 502608

Avocat : SCP L. POULET-ODENT

10 novembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:502608.20251110• 3ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 501194

Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT

10 novembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:501194.20251110• 3ème chambre jugeant seule
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509666

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 11 septembre 2025 qui avait suspendu un refus de titre de séjour et enjoint au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit de travailler. Le préfet a produit une nouvelle décision de refus, identique à la précédente, ce que le juge a considéré comme une méconnaissance de l'autorité de la chose jugée. Sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative, le juge a enjoint au préfet de délivrer l'autorisation provisoire de séjour sous huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : DANGLETERRE

10 novembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2325491

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. C... et de sa famille, qui demandaient réparation pour des fautes commises par la préfecture de police dans le traitement de ses demandes de titre de séjour. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute, en raison de l'illégalité de l'arrêté du 2 mars 2023 refusant le titre de séjour et de la durée anormalement longue de l'instruction. Il a condamné l'État à verser 3 000 euros à M. C... pour son préjudice moral et 1 000 euros à son épouse pour le trouble dans leurs conditions d'existence, tout en rejetant les demandes de préjudice financier et de perte de chance. La décision s'appuie sur les articles L. 421-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CHARLES

10 novembre 2025• 4e Section - 2e Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501408

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SARL A... B... contestant des rappels de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2020 à 2023. La société, active dans le démantèlement et le tri de métaux, contestait le classement de ses terrains en catégorie DEP 2 ("lieux de dépôt couverts") et invoquait une violation des droits de la défense. Le tribunal a écarté le moyen procédural, estimant que la société avait pu utilement présenter ses observations malgré une erreur de l'administration sur les textes et taux. Sur le fond, il a jugé que le classement en DEP 2 était justifié au regard de l'activité exercée sur les deux parcelles, dont la surface totale était de 14 267 m², et a rejeté la demande de décharge.

Avocat : FIDUCIAL LEGAL BY LAMY

10 novembre 2025• 1 ère Chambre
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2300480

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la société Ingenica Management Holding d’une demande de remboursement d’un crédit d’impôt recherche (CIR) de 103 184 euros pour l’année 2021. En cours d’instance, la société s’est désistée de sa requête. Par ordonnance, le président de la 7ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte fiscal n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.

Avocat : SAS LEAD UP

10 novembre 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501152

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a partiellement fait droit à la demande de M. B..., fonctionnaire territorial, qui sollicitait une provision pour les préjudices subis suite à un accident de service et une rechute. La commune de Bastia a été condamnée à lui verser une provision de 32 700 euros, incluant l'indemnisation des déficits fonctionnels temporaire et permanent, des souffrances endurées, et des frais d'assistance à expertise. Le juge s'est fondé sur le rapport d'expertise judiciaire et a appliqué les dispositions de l'article R.541-1 du code de justice administrative, retenant que l'obligation de la commune n'était pas sérieusement contestable. La commune a également été condamnée à rembourser les frais d'expertise et à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

10 novembre 2025
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502869

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise présentée par M. et Mme D... sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Les requérants sollicitaient cette mesure pour déterminer les causes de désordres affectant leur propriété, consécutifs à des travaux de tout-à-l’égout réalisés par la commune d’Appoigny. Le juge a estimé la demande dépourvue d’utilité, dès lors qu’une expertise portant sur les mêmes désordres et impliquant les mêmes parties avait déjà été ordonnée le 10 novembre 2025 dans le cadre d’une autre instance (n°2400769). En conséquence, les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : SCRIBE-BAILLEUL-SOTTAS

10 novembre 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2301441

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A... d'une demande d'indemnisation suite à la résiliation anticipée de son contrat de prestations de "clown" conclu avec le centre hospitalier de Saint-Amand-les-Eaux. Le tribunal a rejeté sa requête, jugeant que la résiliation, intervenue dans le contexte de la pandémie de Covid-19 pour protéger les résidents d'EHPAD, était fondée sur un motif d'intérêt général. En application des articles L. 6 et L. 2195-3 du code de la commande publique, une telle résiliation unilatérale par la personne publique est légale, même sans faute du cocontractant, et n'ouvre droit à indemnisation que si le contrat le prévoit. La demande de Mme A... a donc été rejetée.

Avocat : DANGLETERRE

10 novembre 2025• 2ème Chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502568

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante malgache, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à une vie privée et familiale normale, mais n'a pas apporté de preuves suffisantes de son ancienneté de résidence à Mayotte, de sa contribution à l'éducation de son enfant français, ni de sa demande d'asile. En l'absence d'éléments établissant une atteinte manifeste à une liberté fondamentale, la condition d'urgence n'a pas été examinée et la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : KALED

10 novembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2315112

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B..., ressortissant camerounais, d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis suite à l'illégalité d'un arrêté du préfet de police du 26 juillet 2021 lui refusant un titre de séjour. Cet arrêté, annulé par un jugement définitif du 7 avril 2022 pour erreur manifeste d'appréciation, constitue une faute engageant la responsabilité de l'État. Le tribunal a reconnu le principe de cette responsabilité et a examiné les préjudices matériel et moral invoqués par le requérant, en application notamment du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de la sécurité sociale.

Avocat : CARLES

10 novembre 2025• 4e Section - 2e Chambre
CEOrdonnance• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 507915

Avocat : SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET

7 novembre 2025• 5ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310584

Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a été saisi par Mme D..., fonctionnaire de police, d’une demande d’indemnisation de son préjudice corporel consécutif à un accident de service survenu le 20 janvier 2017, reconnu imputable au service. La requérante sollicite la condamnation de l’État sur le fondement de la responsabilité sans faute de l’administration. Le tribunal a examiné la responsabilité de l’État au regard des articles L. 27 et L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite, qui instituent une réparation forfaitaire des pertes de revenus et de l’incidence professionnelle, sans préjudice de l’indemnisation complémentaire des préjudices personnels. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision porte sur l’évaluation des différents chefs de préjudice (aide humaine, souffrances endurées, déficit fonctionnel, préjudice esthétique et d’agrément) et sur l’éventuelle exonération partielle de responsabilité de l’État pour faute d’imprudence de la victime.

Avocat : CABINET REMY LE BONNOIS

7 novembre 2025• 2ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2216569

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la SAS Société pour le développement touristique de Cassis, qui contestait des cotisations supplémentaires de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour 2017 et 2018. La société soutenait que les pourboires versés à son personnel ne devaient pas être inclus dans l'assiette de la valeur ajoutée, en se prévalant de leur comptabilisation en charges (classe 6) et de la caducité du plan comptable spécifique aux casinos. Le tribunal a jugé que les pourboires, en tant que recettes accessoires à l'activité de casino, constituent un élément du chiffre d'affaires et doivent être intégrés dans le calcul de la valeur ajoutée conformément à l'article 1586 sexies du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant le bien-fondé des impositions supplémentaires.

Avocat : SELARL DADI RENOUX DE MANNEVILLE SAVIN

7 novembre 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311797

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme C..., reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence par une décision de la commission de médiation du 2 mars 2022, mais qui n'a pas reçu de proposition de logement. La carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai imparti a engagé sa responsabilité, causant des troubles dans les conditions d'existence de Mme C... et de ses deux filles, qui occupaient un logement insalubre au loyer disproportionné par rapport à leurs revenus. Le tribunal a condamné l'État à verser à Mme C... la somme de 3 000 euros en réparation de ces préjudices, assortie des intérêts au taux légal à compter du 20 septembre 2023. Cette décision est fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : LECOUR

7 novembre 2025• 3ème Chambre (J.U)