64 746 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
64 746
Décisions totales
383 581
Ordonnances
281 315
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a prononcé un non-lieu à statuer sur le recours en plein contentieux visant à annuler une série de retraits de points et l'invalidation subséquente du permis de conduire. Le ministre de l'Intérieur ayant retiré les décisions contestées les plus récentes et rétabli un solde de points, la requête est devenue sans objet. La juridiction s'est fondée sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative pour constater cette absence d'objet du litige.
Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les retraits de points et l'invalidation de son permis de conduire. Le juge a estimé que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires majorées, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route, et que l'administration avait satisfait à son obligation d'information préalable sur les conséquences du retrait de points, comme l'exigent les articles L. 223-3 et R. 223-3 du même code. La demande de restitution du permis et la condamnation de l'État à payer une somme d'argent ont donc été écartées.
Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de suspension en référé du retrait de titre de séjour d'une ressortissante nigériane. Le juge a estimé que la requête était irrecevable pour tardiveté, la décision préfectorale ayant été régulièrement notifiée. La condition d'urgence n'était pas caractérisée, l'intéressée ayant été informée des conséquences de la décision plus d'un an avant sa requête. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux délais de recours.
Avocat : L'ILL LEGAL
Sujet principal : Demande d'accès à des documents administratifs relatifs à l'élaboration de décrets sur l'évaluation environnementale. Juridiction : Tribunal Administratif de Paris. Solution retenue : Le tribunal a annulé le refus implicite et exprès du ministre de communiquer les documents, à l'exception des avis du Conseil d'État, et a enjoint leur communication sous astreinte. Il a rejeté la demande de renvoi préjudiciel à la CJUE. Textes appliqués : Code des relations entre le public et l'administration (notamment articles L. 300-2 et L. 312-1) et Code de l'environnement (article L. 124-1), concernant le droit d'accès aux documents administratifs et ses exceptions (secret des délibérations du gouvernement).
Avocat : LE BRIERO
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant britannique, qui contestait le refus du recteur de l'académie de Paris de lui accorder une dérogation à la condition de nationalité pour enseigner dans le privé. Le tribunal a jugé que le recteur, en se fondant sur un avis défavorable du parquet lié à des procédures pénales en cours contre le requérant, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 914-3, L. 914-4 et R. 913-4 du code de l'éducation, qui encadrent les conditions d'accès à l'enseignement privé et le pouvoir discrétionnaire d'accorder des dérogations.
Avocat : LEGRAND
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... B... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai de départ volontaire et un arrêté d'interdiction de retour. Le juge a estimé que le préfet de police, agissant dans le cadre d'une délégation de signature régulière, était compétent pour prendre ces décisions et que leur motivation n'était pas entachée d'illégalité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : TOUERE ELENGA
Le Tribunal administratif de Paris statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre le rejet implicite d'une demande de titre de séjour. La requérante s'étant désistée de ses conclusions principales (annulation et injonction), la juridiction donne acte de ce désistement. Elle condamne néanmoins l'Etat à verser à la requérante la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans l'instance.
Avocat : LE BRUSQ
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé la décision par laquelle le centre hospitalier Eure-Seine a retiré la reconnaissance d'une maladie professionnelle imputable au service au bénéfice d'une agent. Le tribunal a jugé que ce retrait, intervenu plus de quatre mois après la décision initiale créatrice de droits, était illégal au regard des articles L. 240-1 et L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres conclusions de la requérante, notamment l'injonction de la placer en congé et les demandes d'indemnisation, ont été rejetées.
Avocat : PICARD LEBEL QUEFFRINEC BEAUHAIRE MOREL
Le Tribunal Administratif de Rouen a statué sur une demande d'indemnisation de la famille d'une victime d'une infection nosocomiale grave contractée au CHU de Rouen en 2011. La juridiction a condamné l'ONIAM, au titre de la solidarité nationale prévue par l'article L. 1142-1-1 du code de la santé publique, à indemniser les préjudices d'affection des proches. Elle a fixé les montants à 20 000 euros pour le conjoint et à 5 000 euros pour chacun des quatre enfants, rejetant ainsi les demandes plus élevées des requérants.
Avocat : Jasper avocats Association d'Avocats à Responsabilité Professionnelle Individuelle
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de l'Association Sainte-Agnès qui contestait le classement de ses locaux en catégorie CLI3 pour le calcul de la taxe foncière sur les propriétés bâties. Le tribunal a estimé que l'administration fiscale était fondée à retenir cette catégorie, relevant du secteur sanitaire et social, au regard de la nature et de la vocation du centre d'accueil pour personnes handicapées, et non la catégorie SEP7 (établissements de loisirs) invoquée par l'association. Cette décision s'appuie sur les dispositions des articles 1498 du code général des impôts et 310 Q de son annexe II relatives à la classification des locaux professionnels.
Avocat : SCHIANO-GENTILETTI
**Sujet principal** : Demande de décharge ou de réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2023, fondée sur l'inexploitation d'un centre commercial. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande. La société requérante ne remplit pas les conditions strictes de l'article 1389 du code général des impôts pour bénéficier d'un dégrèvement, car l'inexploitation du bien (acquis en vue d'une démolition/reconstruction) n'est pas considérée comme indépendante de sa volonté. **Textes appliqués** : Articles 1380, 1381 et principalement 1389 du code général des impôts, interprétés strictement par le juge de l'impôt.
Avocat : SCP LACHAT MOURONVALLE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SARL Graine d’hoMMe, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 3 octobre 2022 ordonnant la fermeture provisoire de sa micro-crèche et la réparation de son préjudice. Le tribunal a jugé que le préfet de Maine-et-Loire avait légalement usé de son pouvoir de fermeture provisoire en cas d'urgence, prévu à l'article L. 2324-3 du code de la santé publique, au motif que la sécurité physique des enfants était compromise. Il a également estimé que la mesure n'était pas disproportionnée et que la procédure suivie était régulière, rejetant ainsi la demande d'indemnisation.
Avocat : LEX PUBLICA
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté préfectoral imposant à un ressortissant guinéen l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet de la Sarthe avait méconnu l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en ne vérifiant pas le droit au séjour du requérant, notamment au regard de sa demande de titre de séjour en tant que conjoint et parent de réfugiés. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de trois mois.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante érythréenne, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prononcés par le préfet de Maine-et-Loire. La juridiction a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve de liens familiaux effectifs et stables en France au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que son état de santé ne justifiait pas, à lui seul, l'admission au séjour. Concernant la désignation de l'Érythrée comme pays de destination, le tribunal a jugé que cette décision ne méconnaissait pas l'article 3 de la CEDH ni l'article L. 721-4 du CESEDA, l'administration ayant produit des éléments attestant de l'absence de risque avéré.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant le transfert vers l'Espagne d'un demandeur d'asile ivoirien. La juridiction a estimé que le préfet de Maine-et-Loire avait méconnu l'article 4 du règlement Dublin III (UE n°604/2013) en ne remettant pas au requérant, en temps utile, la brochure d'information sur la procédure Dublin et ses droits. Le tribunal a enjoint à l'administration d'enregistrer la demande d'asile et de délivrer l'attestation correspondante.
Avocat : LEROY
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension en référé d'un refus de visa de regroupement familial. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, malgré la durée de la séparation familiale, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de rejet n'est caractérisé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : LEUDET
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un occupant d'une aire d'accueil des gens du voyage pour manquement grave au règlement intérieur et trouble à l'ordre public. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, en raison de menaces et d'agressions répétées de l'occupant envers des agents de la collectivité. La demande de condamnation aux dépens de l'occupant a été rejetée.
Avocat : LEX PUBLICA
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné l'expulsion de personnes de la communauté des gens du voyage occupant sans titre le parc de stationnement d'un domaine public communal à Ecouflant. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure au regard des troubles à l'ordre public et de la nécessité d'utiliser le parking pour des manifestations prévues, malgré l'absence de solution alternative d'accueil pour les occupants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les règles relatives à la protection du domaine public.
Avocat : LEX PUBLICA
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus de visa de regroupement familial. Le juge constate que l'administration a, postérieurement à la requête, donné instruction de délivrer le visa, ce qui rend la décision initiale sans objet. Il se déclare donc sans lieu à statuer sur la suspension et l'injonction, mais condamne l'État à verser 550 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : LE ROY
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, malgré les allégations sur la situation difficile du mineur à l'étranger, car ces éléments n'étaient pas nouveaux par rapport à une précédente demande déjà rejetée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : LE ROY