362 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
362
Décisions totales
383 581
Ordonnances
236 173
Avec résumé IA
Avocat : LEBON
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C... A..., ressortissant comorien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 3 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa condamnation pénale, de ses signalements pour proxénétisme, de son absence d'emploi et de ressources, et de ses attaches conservées aux Comores. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LEBON-MAMOUDY
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé la décision du 19 novembre 2024 par laquelle le président de la communauté de communes Val de Meuse-Voie sacrée a licencié Mme A... pour inaptitude physique. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d'une erreur de droit, l'autorité territoriale ayant méconnu les articles L. 826-1 à L. 826-3 du code général de la fonction publique en ne procédant pas à l'étude des possibilités de reclassement de l'agent avant de prononcer son licenciement. Il a enjoint à la communauté de communes de réexaminer la situation de Mme A... dans un délai de trente jours.
Avocat : SCP LEBON & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par deux ressortissants géorgiens, MM. C... et A..., d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions implicites de la préfète de Meurthe-et-Moselle rejetant leurs demandes d'admission exceptionnelle au séjour. En défense, le préfet a conclu au non-lieu à statuer, ayant donné un accord de principe pour la délivrance d'un titre de séjour portant la mention "travailleur temporaire". Le tribunal a constaté que les requérants avaient été admis à l'aide juridictionnelle totale, rendant sans objet leurs demandes sur ce point. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, l'administration ayant fait droit à la demande des requérants. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours pour excès de pouvoir de deux ressortissants géorgiens, MM. C... et A..., contestant les décisions implicites de la préfète de Meurthe-et-Moselle rejetant leurs demandes d'admission exceptionnelle au séjour. En cours d'instance, le préfet a conclu au non-lieu à statuer, ayant donné un accord de principe pour la délivrance d'un titre de séjour portant la mention "travailleur temporaire" le 23 septembre 2025. Le tribunal a constaté que les requérants avaient été admis à l'aide juridictionnelle totale, rendant sans objet leurs demandes à ce titre. Il a ainsi prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales des requêtes, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A... à un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. La solution retenue repose sur l'urgence constatée, liée à la suspension des allocations d'adulte handicapé de l'intéressé, et sur l'utilité de la mesure face à l'impossibilité d'accéder à la plateforme ANEF. Le tribunal a appliqué les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelant l'obligation de l'administration de recevoir l'étranger et de lui remettre un récépissé si son dossier est complet.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la demande de la société TG PARK, qui exploitait une base de loisirs sur le plan d'eau communal de Pont-à-Mousson, et sollicitait la condamnation de la commune pour les préjudices subis suite à des arrêtés d'interdiction de baignade et de sports nautiques pris en juillet 2021. La société invoquait l'illégalité de ces arrêtés, un manquement à l'obligation d'information de la commune et un enrichissement sans cause. Le tribunal a écarté l'ensemble de ces moyens, jugeant notamment que la requête n'était pas recevable car présentée par le gérant en son nom propre et non pour le compte de la société.
Le Tribunal administratif de Nancy a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant mauricien, contre le refus de la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que le requérant justifiait d'une activité professionnelle stable et rémunérée depuis plus de six ans, ce qui constituait un motif exceptionnel d'admission au séjour au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue s'appuie sur cet article, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, dont la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant mauricien, contre le refus de la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que le requérant justifiait d'une activité professionnelle stable et rémunérée depuis plus de six ans, ce qui constituait un motif exceptionnel d'admission au séjour au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation du refus, avec injonction de délivrer un titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. D..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 18 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et l'interdisant de retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le requérant, père d'un enfant ukrainien bénéficiaire de la protection subsidiaire, ne pouvait se prévaloir des dispositions de l'article L. 424-11 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, celles-ci ne s'appliquant pas aux ascendants directs. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A... B..., ressortissante tunisienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d’examen de sa situation et une atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation. Il a également jugé que la mesure pouvait être légalement fondée sur le 2° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (séjour irrégulier), en substitution du 5° (menace à l’ordre public), et qu’elle ne méconnaissait pas les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Ce dernier contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par la préfète de l’Essonne. Le tribunal a constaté qu’aucune décision implicite de rejet n’était née, faute pour le requérant d’avoir été mis en possession d’un récépissé de demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... dirigée contre une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté qu'aucune décision implicite de rejet n'était née, faute pour la requérante d'avoir été mise en possession d'un récépissé de demande, condition préalable à l'application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions en annulation étaient dirigées contre une décision inexistante. La requête a été rejetée en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le silence gardé par la préfète de l’Essonne n’avait pas fait naître de décision implicite de rejet, car la demande d’admission exceptionnelle au séjour, déposée le 28 mai 2022, était toujours en attente d’examen et aucun récépissé n’avait été délivré. En application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les conclusions dirigées contre une décision inexistante ont été jugées irrecevables. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme A... contestant le refus du maire de Jarville-la-Malgrange de l'autoriser à réaliser des travaux d'isolation thermique par l'extérieur de sa maison, située dans le périmètre de protection du château de Montaigu. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre l'avis de l'architecte des Bâtiments de France et la décision implicite du préfet, car ces actes préparatoires ne font pas grief et ne sont pas susceptibles de recours. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, estimant que le maire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en suivant l'avis défavorable de l'architecte des Bâtiments de France, et que les dispositions de la loi relative à la transition énergétique ne faisaient pas obstacle à l'application des règles de protection du patrimoine. La demande de Mme A... a été rejetée, et elle a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.