981 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
981
Décisions totales
383 581
Ordonnances
238 288
Avec résumé IA
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
La décision du Tribunal Administratif de Melun porte sur une demande de décharge de l'Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques, présentée par la société Bouygues Telecom pour les années 2020 à 2022. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de l'opérateur. Il a jugé que l'IFER contestée, prévue par l'article 1519 H du code général des impôts, ne constituait pas une taxe administrative au sens des directives européennes 2002/20/CE et 2018/1972, mais une imposition de nature fiscale échappant à leur champ d'application.
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE NEUILLY
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour sept mois suite à un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'elle ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation, la durée de la suspension étant justifiée par le barème départemental et l'historique du conducteur. Les circonstances personnelles (situation familiale et professionnelle) invoquées par le requérant n'ont pas été retenues comme affectant la légalité de la mesure de police prise en application du code de la route.
Avocat : CABINET KIRMEN & LEFEBVRE
**Sujet principal** : Recours en décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2019 et 2020, fondé sur la disproportion alléguée du taux par rapport aux dépenses du service. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (9ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge totale. Il estime que les excédents de recettes (11,45% en 2019 et 14,75% en 2020) ne caractérisent pas, en l'espèce, une disproportion manifeste du produit de la taxe par rapport aux besoins de financement du service, au sens de l'article 1520 du code général des impôts. **Textes appliqués** : Article 1520 du code général des impôts (régime de la TEOM et conditions du dégrèvement pour disproportion).
**Sujet principal** : Recours en référé contractuel visant à contester l'attribution d'un marché public d'exploitation de déchèteries par la métropole Aix-Marseille-Provence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête de la société LVD environnement. Il estime qu'aucun des moyens soulevés (inexistence de la société attributaire, cause d'exclusion, offre anormalement basse) n'établit un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative (conditions du référé contractuel) et sur les articles L. 2141-1, L. 2152-5 et L. 2152-6 du code de la commande publique (exclusion des candidats et offre anormalement basse).
Avocat : LEFEBVRE-GOIRAND
Avocat : KATO & LEFEBVRE ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une décision d'invalidation d'un permis de conduire et des retraits de points associés. Le tribunal constate que la décision principale d'invalidation et plusieurs retraits de points contestés sont devenus sans objet, soit parce qu'ils ont été retirés, soit parce que les points ont été recrédités, rendant irrecevable ou non lieu à statuer sur une partie des conclusions. Il examine le surplus des moyens, notamment le défaut de notification des retraits de points, en application des articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande de suspension d'une décision de préemption urbain. La SCI Jsquared, acquéreur évincé, n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision de l'EPF PACA. Le juge des référés a appliqué les conditions cumulatives de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans que l'urgence seule suffise à justifier la suspension.
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE PARIS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire et les décisions de retrait de points consécutives à plusieurs infractions. Le juge a estimé que le défaut de notification des retraits de points, ou l'absence de preuve de leur réception, n'affectait pas la légalité de ces décisions, le retrait étant de plein droit en vertu de l'article L. 223-1 du code de la route. La décision administrative d'invalidation (48 SI) est donc maintenue.
Avocat : LEFEBVRE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Aéroports de Paris (ADP) pour annuler les décisions de mise à jour des paramètres d'évaluation des valeurs locatives des locaux professionnels en Seine-Saint-Denis pour 2026. Le tribunal a partiellement fait droit à la requête en annulant spécifiquement la décision de la commission départementale (CDVL) fixant un coefficient de localisation majoré (1,15) pour certaines parcelles à Tremblay-en-France, reconnaissant une erreur manifeste d'appréciation. Il a en revanche rejeté les autres conclusions, notamment celles fondées sur un vice de forme (absence de signature) et sur la surévaluation générale des grilles tarifaires.
Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS
**Sujet principal :** Contestation par la société Shurgard France de l'assiette d'une cotisation supplémentaire de taxe sur les locaux de stockage (article 231 ter du CGI) pour son établissement de Chambourcy, concernant l'inclusion ou non des espaces de circulation et de déchargement. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Versailles (7ème chambre). **Solution retenue :** Le tribunal rejette la demande de la société. Il considère que les espaces de circulation intérieure et de déchargement, bien que permettant l'accès à des unités de stockage individuelles louées, ne constituent pas des "parties communes" au sens de l'article 231 ter du CGI. Ces espaces sont des éléments constitutifs et indissociables du local de stockage unique exploité par le propriétaire et sont donc imposables. **Textes appliqués :** Article 231 ter du Code Général des Impôts (CGI) définissant l'assiette de la taxe sur les locaux de stockage en Île-de-France.
Avocat : C/M/S/ BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire et les retraits de points antérieurs. Le juge a considéré que les conclusions relatives à plusieurs infractions et à la décision principale étaient sans objet ou irrecevables, notamment en raison de la restitution de points ou de la suppression des mentions contestées après l'introduction du recours. Sur le fond, le tribunal a écarté les moyens soulevés, en jugeant que le défaut de notification ou de communication d'informations (articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route) ne rendait pas les retraits de points illégaux et n'interdisait pas la constatation de la perte de validité du permis.
**Sujet principal** : Contestation par une société d'une cotisation supplémentaire de taxe sur les locaux de stockage et surfaces de stationnement en Île-de-France, concernant l'assiette de l'impôt. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société Shurgard France. Il juge que les espaces de circulation intérieure (y compris les escaliers) et de déchargement, dans un immeuble de stockage en libre-service à occupants multiples, ne constituent pas des "parties communes" exclues de l'assiette fiscale, mais font partie intégrante des locaux de stockage imposables. **Textes appliqués** : L'article 231 ter du code général des impôts (CGI), définissant les locaux de stockage et surfaces de stationnement soumis à la taxe annuelle en Île-de-France, et les règles d'assiette excluant les parties communes.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de la société Shurgard France, qui contestait l'assujettissement de certains espaces de circulation à la taxe sur les locaux de stockage en Île-de-France pour l'année 2016. La juridiction a jugé que, dans le cadre de son activité de location d'unités de stockage en libre-service, les espaces de circulation internes (couloirs et escaliers) ne pouvaient être considérés comme des parties communes exclues de l'assiette de l'impôt. La décision s'appuie sur l'interprétation des dispositions de l'article 231 ter du code général des impôts.
La société Shurgard France contestait devant le Tribunal Administratif de Versailles l'assujettissement à la taxe sur les locaux de stockage (article 231 ter du CGI) pour des espaces de circulation dans son établissement de Montigny-le-Bretonneux. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que ces espaces, nécessaires à l'activité de stockage en libre-service et non constituant des parties communes au sens fiscal, devaient être inclus dans l'assiette de la taxe.
**Sujet principal** : Contestation par une société de l'assiette d'une cotisation supplémentaire de taxe sur les locaux de stockage, concernant l'inclusion ou non des espaces de circulation dans la surface taxable. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société Shurgard France. Il juge que les espaces de circulation (hall, couloirs, escaliers) desservant les unités individuelles de stockage louées ne constituent pas des parties communes exclues de l'assiette, mais font partie intégrante des locaux de stockage imposables au sens de l'article 231 ter du CGI. **Textes appliqués** : Article 231 ter du code général des impôts (CGI) définissant les locaux de stockage soumis à la taxe et les modalités de calcul des surfaces.