42 740 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
42 740
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 868
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en annulation d'un refus de visa de long séjour pour réunification familiale. La juridiction estime que la décision de la commission de recours, attaquée par les requérants, est suffisamment motivée et résulte d'un examen particulier de leur situation. Elle applique les dispositions des articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au droit au regroupement familial des réfugiés.
Avocat : SELARL R & P AVOCATS - OLIVIER RENARD
Avocat : JEAN JOSEPH PASCALINE
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS OILLIC AUDRAIN ASSOCIES
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS OILLIC AUDRAIN ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Strasbourg rejette la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant son pays de renvoi. Le tribunal estime le recours irrecevable car introduit hors délai, l'intéressé, placé en rétention, n'ayant pas saisi la juridiction dans les 48 heures suivant sa notification, comme l'impose l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision est rendue par ordonnance en application de l'article R. 922-17 du même code, permettant de rejeter les recours manifestement irrecevables.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui sollicitait l'annulation d'un arrêté municipal d'opposition à déclaration de travaux. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est éteinte sans examen du fond.
Avocat : SELARL PUBLICIMES AVOCATS
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 3 de la CEDH et du code de l'entrée et du séjour des étrangers, sont soit manifestement infondés, soit inopérants, soit insuffisamment précisés et étayés. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant un rejet par ordonnance.
Avocat : ESCUILLIE
**Sujet principal** : Recours en annulation de deux avertissements pédagogiques et d'une exclusion définitive d'une étudiante en soins infirmiers pour des actes incompatibles avec la sécurité des patients. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de 1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule les deux avertissements (16 février et 17 mai 2024) pour vice de procédure, car l'étudiante n'a pas reçu communication préalable de son dossier, la privant de son droit à la défense. Concernant l'exclusion définitive du 4 septembre 2024, la décision est également annulée car elle était fondée sur les deux avertissements précédemment annulés. **Textes appliqués** : L'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux (articles 16 et 18).
Avocat : LECELLIER THIERRY
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant italien. Le juge a estimé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de ses liens familiaux en France avec ses trois enfants français. La décision a été annulée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.
Avocat : CHEVALIER-KASPRZAK
**Sujet principal** : Demande d'injonction pour obtenir la convocation devant une commission du titre de séjour, dans le cadre de l'exécution d'un jugement antérieur, et demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande. Il estime que la procédure de référé "mesures utiles" (article L. 521-3 du Code de justice administrative) n'est pas la voie appropriée pour obtenir l'exécution d'un jugement, laquelle relève d'une procédure spécifique (article L. 911-4 du même code). La demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 911-4 du Code de justice administrative, ainsi que l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Avocat : PINTO OLINDA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant mauricien visant à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'existence d'une urgence suffisamment grave et immédiate justifiant une injonction, malgré son allégation d'un dysfonctionnement du service public. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, relatif au référé "mesures utiles".
Avocat : ROCHICCIOLI
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal s'est déclaré incompétent territorialement, car le requérant résidait à Pantin (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif territorialement compétent, celui de Montreuil.
Avocat : BAOUALI
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), rejette la demande de suspension d'une assignation à résidence de 45 jours. Le juge estime que la mesure d'assignation à résidence, distincte d'un arrêté d'expulsion, ne présume pas d'elle-même l'urgence requise pour ce type de procédure. Les arguments de la requérante concernant ses difficultés professionnelles, familiales ou d'accès à son avocat ne démontrent pas l'extrême urgence nécessaire à une sauvegarde dans un délai de 48 heures.
Avocat : DE SA-PALLIX
Avocat : CAVELIER
Avocat : DLIMI
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... A... visant à engager la responsabilité de la commune d'Aubagne, de GRDF et de la société SOBECA suite à un accident de motocyclette. Le tribunal a jugé la requête irrecevable à l'encontre de la commune et de SOBECA pour défaut de demande indemnitaire préalable obligatoire, et a estimé que les conditions de la responsabilité de GRDF, en tant que maître d'ouvrage, n'étaient pas établies. La décision s'appuie sur les règles de procédure administrative contentieuse, notamment l'exigence d'une demande préalable.
Avocat : SCP DE ANGELIS ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, l'interdiction de retour et le refus de titre de séjour. La juridiction a estimé que le préfet du Bas-Rhin avait légalement caractérisé une menace pour l'ordre public, justifiant la mesure, en se fondant sur les multiples condamnations pénales du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et a examiné, sans les retenir, les moyens tirés de l'accord franco-algérien de 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : KLING
**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence d'une décision préfectorale accordant le concours de la force publique pour expulser une octogénaire de son logement. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés **rejette la demande de suspension**. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante n'a pas démontré que l'expulsion entraînerait une rupture immédiate et grave de ses conditions d'existence, et qu'aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution (concours de la force publique) et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (interdiction des traitements inhumains ou dégradants, évoqué par la requérante).
Avocat : RULLIER
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de référé-suspension visant à suspendre le refus de titre de séjour opposé à un ressortissant tunisien, père d'enfants français. Le juge a estimé qu'il n'existait pas de doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, considérant que le comportement du requérant, caractérisé par plusieurs condamnations et une garde à vue récente pour des faits de violence, constituait une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 423-7, et de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Avocat : CAVELIER
Sujet principal : Demande d'annulation d'un rejet implicite et d'injonction concernant la mise en place de places de stationnement pour personnes handicapées. Juridiction : Tribunal Administratif de Bastia (formation de jugement). Solution retenue : Constatation de l'absence de lieu à statuer, en raison du décès de la requérante et du refus de ses ayants droit de reprendre l'instance. Textes appliqués : Articles R. 222-1 et R. 634-1 du code de justice administrative.
Avocat : MUSCATELLI