7 199 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
7 199
Décisions totales
383 581
Ordonnances
304 341
Avec résumé IA
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C..., attachée d’administrations parisiennes, afin d’évaluer l’ensemble des préjudices résultant d’un accident de service survenu le 23 mai 2023 et reconnu imputable au service le 9 avril 2024. La Ville de Paris ne s’est pas opposée à cette mesure. L’expertise, confiée à une psychologue, vise à décrire l’état de santé de la requérante, déterminer l’origine du dommage, et chiffrer les préjudices selon la nomenclature Dintilhac, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
Avocat : GLILAH
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par la commune d'Angers d'une demande d'expulsion d'occupants sans droit ni titre du domaine public (parc de stationnement). En cours d'instance, la commune a informé le tribunal du départ volontaire des occupants. Le juge des référés a constaté que la requête avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sans tenir d'audience. Les conclusions de la commune présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : LEX PUBLICA
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., praticien attaché au centre hospitalier de Montfavet, qui demandait le versement d'une indemnité de précarité sur le fondement de l'article L. 1243-8 du code du travail. Le tribunal a jugé que ces dispositions ne sont pas applicables aux praticiens attachés, dont le statut est exclusivement régi par les articles R. 6152-600 à 637 du code de la santé publique. Il a rappelé que l'indemnité de précarité prévue par l'article R. 6152-610 du même code et l'arrêté du 21 octobre 2003 est due au terme de chaque contrat, mais seulement si la relation de travail n'est pas poursuivie. En l'espèce, M. B... ayant bénéficié de contrats successifs sans interruption, le dernier contrat n'ayant pas été suivi d'un non-renouvellement au sens de ces textes, sa demande a été rejetée.
Avocat : CARLINI ET ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant burundais, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé ne justifiant pas d'une situation d'urgence particulière, et que l'atteinte alléguée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était pas établie, faute de démontrer la réalité et l'intensité de ses liens familiaux.
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 13 octobre 2025 obligeant M. C..., ressortissant comorien, à quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du caractère exécutoire de la mesure d'éloignement. Il a également considéré que l'arrêté portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit de M. C... au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, compte tenu de sa contribution à l'éducation et à l'entretien de son enfant et de l'état de santé de sa compagne.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. C... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral du 13 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du risque d'éloignement imminent, mais a considéré qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était caractérisée. Cette décision a été motivée par l'absence d'attaches familiales intenses à Mayotte et par la menace à l'ordre public que représente le requérant, compte tenu de sa condamnation pénale et de son inscription au fichier des antécédents judiciaires.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne. Celle-ci demandait la suspension d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français, déjà exécuté, et sollicitait son retour à Mayotte pour motif familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas, cinq mois après son éloignement, une situation d'extrême urgence justifiant une intervention du juge des référés. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les requêtes de l'association « Nourriture et santé » contestant des rappels d'impôt sur les sociétés et de taxe sur la valeur ajoutée pour les exercices 2017 à 2019. L'association invoquait notamment l'insuffisance de motivation des rectifications, l'irrégularité de la procédure de taxation d'office, et son exonération d'impôt en raison de sa gestion désintéressée et de son activité non lucrative. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de l'association, considérant que la procédure était régulière et que l'administration avait démontré que l'association exerçait son activité dans des conditions similaires à celles des entreprises du secteur concurrentiel, la rendant passible de l'impôt sur les sociétés et de la TVA. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes, confirmant les impositions et les pénalités, à l'exception d'un dégrèvement partiel déjà accordé par l'administration sur une majoration.
Avocat : PHILIP
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant australien, qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution des décisions implicites de rejet nées du silence de l'administration, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'absence d'obstacle à une décision administrative n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen de l'urgence.
Avocat : BENDER EMILIE
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. B... pour contester un titre de recettes de 135 euros émis par la commune d'Angers pour l'enlèvement de déchets sauvages. Par un mémoire, M. B... s'est désisté purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement. Il a également rejeté la demande de la commune tendant à la condamnation de M. B... aux frais de procédure.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A..., propriétaire d'un bâtiment à Tourailles-sous-Bois, contestant un arrêté préfectoral du 3 août 2023 ordonnant des mesures d'urgence pour insalubrité. Le tribunal a jugé que la procédure d'urgence était justifiée par l'existence d'un danger imminent pour la santé et la sécurité, notamment en raison de la présence d'amiante et de plomb, et que les conditions de l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation étaient remplies. Il a également écarté les moyens relatifs aux vices de procédure et à l'erreur d'appréciation, considérant que le rapport de l'ARS et les visites sur place étaient réguliers. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et d'indemnisation.
Avocat : AMBROSELLI
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la demande indemnitaire de Mme A..., agent contractuel licencié pour inaptitude par l’établissement public social et médico-social d’Ivry et de Vitry. La requérante sollicitait le versement d’une indemnité de licenciement complémentaire, un rappel de traitement et des dommages pour licenciement abusif. Le tribunal a jugé que l’indemnité légale de licenciement avait été intégralement versée, bien que saisie par la trésorerie, et que l’établissement n’avait commis aucune faute en ne maintenant pas son traitement après épuisement de ses droits à congé de maladie. Enfin, le tribunal a estimé que le reclassement était impossible compte tenu des restrictions médicales et de l’absence de qualification de l’agent, écartant ainsi toute faute de l’employeur. La décision se fonde sur les dispositions du décret n° 91-155 du 6 février 1991.
Avocat : ACHACHE PHILIPPE
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société BP investissements d’une demande d’annulation d’une mise en demeure de payer des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement de 8 713 euros. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, la société n’a pas répondu dans le délai imparti. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée, et le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.
Avocat : BONTE CORALINE
Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de M. et Mme A... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2018 et 2019. Les requérants invoquaient l’insuffisance de motivation de la proposition de rectification du 24 mars 2021, en violation de l’article L. 57 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a fait droit à leur demande, jugeant que la proposition de rectification, qui ne détaillait pas suffisamment les dépenses litigieuses et ne renvoyait pas expressément à la proposition adressée à la société contrôlée, ne permettait pas aux contribuables de formuler utilement leurs observations. En conséquence, cette irrégularité a entraîné la nullité des impositions supplémentaires, et la décharge a été prononcée.
Avocat : VERGILINO BRIGITTE
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête indemnitaire de Mme C..., agent titularisée au CROUS d'Orléans-Tours, qui demandait réparation des préjudices subis suite à son licenciement pour inaptitude prononcé le 27 septembre 2022. La requérante invoquait un harcèlement moral et un manquement de l'employeur à ses obligations d'adaptation et de reclassement. Le tribunal a considéré que les éléments fournis ne permettaient pas de faire présumer l'existence d'un harcèlement moral. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions indemnitaires, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée par le recteur. Les textes appliqués sont l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique et l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP SIMARD VOLLET OUNGRE CLIN BERCOT-TAUVENT