7 027 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
7 027
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 965
Avec résumé IA
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a annulé l'arrêté préfectoral du 26 janvier 2026 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français à l'encontre de Mme A..., une ressortissante malienne. Le juge a retenu que cette mesure, prise sans que l'intéressée ait pu présenter utilement ses observations sur son projet de mariage avec un ressortissant français et ses attaches familiales, méconnaissait son droit d'être entendu. La décision s'appuie sur les principes généraux de la procédure administrative et les exigences du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH).
Avocat : LECHEVALIER CAROLINE
Avocat : SELARL VALADOU JOSSELIN & ASSOCIES
Avocat : MEDJBER LINDA
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, rejette la requête de M. B... visant à annuler son maintien en rétention administrative. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que la décision a été prise par une autorité compétente (délégation de signature), qu'elle est suffisamment motivée, et que le droit d'être entendu n'a pas été méconnu. La décision s'appuie notamment sur le code des relations entre le public et l'administration et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration avait, postérieurement à la requête, délivré une attestation de prolongation d'instruction, privant ainsi la demande de son intérêt en référé. Les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, le requérant n'ayant pas justifié des frais exposés.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, se déclare incompétent pour statuer sur la demande de suspension d'un rejet implicite de renouvellement de titre de séjour. La juridiction estime que la délivrance ultérieure d'une attestation de prolongation d'instruction par la préfecture a privé la requête de son intérêt en urgence. Les conclusions aux fins de remboursement de frais sont rejetées, faute de preuve.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A..., infirmier anesthésiste, qui contestait l'arrêté du centre hospitalier de Bastia fixant sa nomination au 1er mars 2024, demandant une date rétroactive au 28 septembre 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'erreur de droit, estimant que la nomination ne pouvait intervenir avant l'organisation du concours externe et la vérification du diplôme, malgré une affectation antérieure au bloc opératoire. Il a également rejeté le moyen tiré d'une rupture d'égalité de traitement, la situation d'une collègue admise par concours interne étant différente. La décision s'appuie notamment sur le décret n° 2021-984 du 10 mai 2017 portant statut particulier des infirmiers anesthésistes de la fonction publique hospitalière.
Avocat : CABINET D'AVOCATS GRIMALDI-MOLINA ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la demande de suspension d'une décision prolongeant le placement à l'isolement d'un détenu. Le juge des référés a estimé que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité de la décision, exigées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'étaient pas réunies. En revanche, il a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : FAVARETTO PAULINE
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler plusieurs décisions de retrait de points du permis de conduire et l'invalidation subséquente de ce permis. Le tribunal a constaté que l'administration avait, après l'introduction de la requête, supprimé la mention de l'infraction principale, rendant ainsi sans objet une partie des conclusions. Sur le fond, il a jugé que l'information préalable de l'auteur de l'infraction, prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, est une formalité substantielle dont la preuve d'accomplissement incombe à l'administration.
Avocat : WECKERLIN
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre des décisions de retrait de points et d'invalidation d'un permis de conduire. Le tribunal constate que l'administration a, postérieurement à l'introduction de la requête, rétabli un solde de points positif et supprimé la mention de l'infraction ayant conduit à l'invalidation, rendant sans objet la demande d'annulation principale. Il rejette les autres moyens de la requérante, fondés sur une prétendue absence de notification et sur l'article L. 223-6 du code de route, au motif qu'ils ne sont pas établis.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler la suspension de son permis de conduire pour cinq mois, prononcée par la préfète de l'Ain après un excès de vitesse de plus de 40 km/h. La juridiction a jugé que la décision était régulière, la signataire étant compétente en vertu d'une délégation, et que la sanction n'était pas disproportionnée au regard de la gravité de l'infraction. Elle a appliqué les dispositions de l'article L. 224-2 du code de la route, tout en écartant le moyen tiré des conséquences professionnelles pour la requérante.
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation du rejet d'une demande de titre de séjour déposée par une ressortissante ivoirienne au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait légalement refusé le titre de séjour après avoir procédé à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale de la requérante. La décision s'appuie sur le CESEDA et écarte les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la circulaire du 28 novembre 2012.
Avocat : BIROLINI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'une ressortissante indienne visant à enjoindre au préfet de police de lui délivrer un rendez-vous pour enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie. Il a considéré que la requérante, entrée en France en 2022, n'avait initié ses démarches de régularisation qu'en avril 2025 et n'apportait pas la preuve de circonstances particulières justifiant une urgence immédiate, notamment au regard de son maintien prolongé en situation irrégulière.
Avocat : MOLINA
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Kazuba. Celle-ci contestait la procédure de passation d’un marché public de travaux pour la démolition et la reconstruction de sanitaires, lancée par la ville de Rennes, en invoquant des manquements aux principes d’égalité de traitement et de transparence. Le tribunal a jugé que les prétendues insuffisances techniques du dossier de consultation ne constituaient pas un manquement aux règles de publicité et de mise en concurrence, et que la société requérante n’établissait pas que ces éléments auraient lésé ses intérêts. Il a également estimé que le cahier des clauses techniques particulières (CCTP) laissait aux candidats une marge réelle de proposition, les marques citées n’étant qu’indicatives. La demande de la société Kazuba a donc été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 3 000 euros à la ville de Rennes au titre des frais de justice.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MAIRE TANGUY SVITOUXHKOFF HUVELIN GOURDIN NIVAULT
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les retraits de points et l'invalidation de son permis de conduire. Le juge a constaté que l'administration avait, de fait, rapporté la décision d'invalidation en supprimant certains retraits et en créditant des points suite à un stage, rendant le permis à nouveau valide. Par conséquent, les conclusions en annulation sont devenues sans objet, et le moyen tiré du défaut de notification spécifique des retraits de points a été écarté comme non fondé pour contester la légalité de la procédure d'invalidation finale.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un rejet implicite de titre de séjour et d'injonction au préfet. Le juge a constaté un non-lieu à statuer, relevant que l'administration avait en réalité accordé une carte de séjour pluriannuelle au requérant avant l'audience, ce qui rendait la demande sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.