6 092 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 092
Décisions totales
383 581
Ordonnances
294 660
Avec résumé IA
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, dès lors que la simple utilisation d'un téléservice pour solliciter un rendez-vous ne constituait pas un dépôt de dossier complet. En l'absence d'urgence caractérisée et de preuve d'une telle atteinte, la requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que l'urgence à très bref délai, condition nécessaire à la mise en œuvre de cette procédure, n'était pas caractérisée, malgré la promesse d'embauche invoquée par le requérant. Il a rappelé que la présomption d'urgence applicable aux procédures de référé suspension ou de référé mesure utile ne s'applique pas au référé liberté. La requête a été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A... D..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Corrèze. Le tribunal a jugé que l'intéressé ne pouvait invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une admission au séjour en qualité de salarié, ce point étant déjà régi par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'user de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, faute pour le requérant de justifier de circonstances exceptionnelles. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de sa carte de résident. Le juge a constaté que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait convoqué le requérant pour actualiser son dossier de demande de renouvellement, rendant ainsi sans objet les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. En revanche, il a condamné l'Etat à verser 600 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... pour suspendre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a mis en fabrication une nouvelle carte de séjour valable jusqu’en 2029, rendant sans objet la demande de suspension. Le juge a toutefois enjoint au préfet de délivrer à l’intéressé un récépissé ou un document provisoire l’autorisant à séjourner et à travailler, conformément à l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dans l’attente de la remise effective du titre.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. A... d'un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de l'Oise classant sans suite sa demande de naturalisation. En cours d'instance, le préfet a annulé sa décision et repris l'instruction, ce qui a conduit M. A... à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement. Aucune circonstance ne s'opposait à ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
Avocat : SCP DUMOULIN CHARTRELLE ABIVEN
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Bas-Rhin refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'absence de consultation de la commission du titre de séjour, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la condition de l'urgence n'a pas été examinée, et les conclusions accessoires aux fins d'injonction et au titre des frais de justice ont également été rejetées.
Avocat : KILINÇ
Le Tribunal Administratif de Lyon a constaté le désistement d’office de M. B... de sa requête en annulation d’une décision de suspension de permis de conduire. Ce désistement est fondé sur l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, car M. B... n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. L’ordonnance donne acte de ce désistement.
Avocat : WECKERLIN
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... contre l'arrêté du préfet du Finistère prolongeant son assignation à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de la situation, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que l'arrêté était légalement fondé sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 29 mai 2024 par lequel la maire de Rennes a accordé un permis de construire à la SCCV Albert 1er pour un projet immobilier. Les requérants n'ont pas démontré l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment concernant le respect des règles du PLUi relatives à la plantation d'arbres. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le tribunal ayant estimé que les moyens soulevés n'étaient pas propres à créer un tel doute. Les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 12 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que le préfet d'Ille-et-Vilaine avait légalement fondé sa décision sur les 3° et 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison du refus de renouvellement du titre de séjour et de la menace pour l'ordre public. Il a notamment écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-23 du CESEDA relatifs à la vie privée et familiale, ainsi que de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est donc le rejet de la requête de M. B....
Avocat : SALIN
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de l'Université Grenoble Alpes d'organiser une session de rattrapage. La requérante, inscrite en LAS 2, n'avait pas justifié son absence aux examens, malgré un certificat médical jugé peu circonstancié et contredit par sa capacité à passer d'autres épreuves. Le tribunal a écarté comme inopérants les moyens tirés de l'incompétence et du défaut de motivation de la décision de rejet du recours gracieux. La solution retenue est fondée sur l'article 6.2 du règlement des études et le code de l'éducation.
Avocat : BENICHOU PARA TRIQUET- DUMOULIN AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... qui demandait l’annulation de deux arrêtés du préfet de la Haute-Corse du 11 juillet 2025 prononçant son expulsion du territoire français et fixant le pays de destination. Le juge a constaté que le requérant n’avait présenté, dans le délai de recours, aucun moyen de légalité externe ou interne opérant ou suffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. En application de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement infondée.
Avocat : CABINET D'AVOCATS RIBAUT-PASQUALINI
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que le défaut d'examen de sa demande de titre de séjour n'était pas établi, faute de dépôt valide, et que M. B... ne justifiait pas d'une présence continue de dix ans en France pour bénéficier de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En l'absence d'attaches familiales ou professionnelles, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a également été rejeté.
Avocat : KLING