9 534 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
9 534
Décisions totales
383 581
Ordonnances
254 774
Avec résumé IA
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Avocat : GALINON
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les risques invoqués (perte de logement et d’emploi) étant hypothétiques et insuffisamment étayés. Il a également considéré que l’absence d’attestation de prolongation d’instruction ne justifiait pas une intervention judiciaire dans un délai de 48 heures. La requête a été rejetée sans instruction ni audience en application de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Avocat : KLING
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant sénégalais et père d’un enfant reconnu réfugié, d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait, postérieurement à l’introduction de la requête, délivré à l’intéressé une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à séjourner et travailler, rendant ainsi sans objet les conclusions à fin de suspension et d’injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et a mis à la charge de l’État une somme de 500 euros au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant malien. En effet, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de la Seine-Saint-Denis a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 2 mars 2026, maintenant ses droits et permettant la poursuite de l'examen de sa demande. Cette délivrance a fait perdre son intérêt à la requête en référé suspension. L'État a été condamné à verser 500 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A..., ressortissant ivoirien et père d’un enfant reconnu réfugié, d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de carte de résident. Le juge a constaté que le préfet avait délivré au requérant, postérieurement à l’introduction de la requête, une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à séjourner et travailler, rendant ainsi sans objet les conclusions à fin de suspension et d’injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et a mis à la charge de l’État une somme de 500 euros au titre des frais d’instance, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Paris, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui contestait un arrêté du ministre de l'intérieur le suspendant de ses fonctions d'élève gardien de la paix. Le juge estime que le litige, relatif à une décision individuelle prise dans l'exercice de pouvoirs de police, relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Rouen, lieu de résidence du requérant à la date de la décision, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du même code. Par conséquent, la requête est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, conformément à l'article R. 522-8-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET PAULINE MISSOFFE AVOCAT (SARL)
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de titre de séjour, converti en arrêté préfectoral du 17 avril 2024. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence, d’irrégularité de notification et de défaut de saisine de la commission du titre de séjour, cette dernière étant inapplicable aux Algériens. Elle a jugé que M. A... ne justifiait pas d’une résidence de dix ans en France, condition requise par l’article 6-1 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour obtenir un titre de séjour. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, fondé sur les stipulations de l’accord franco-algérien et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la communauté d’agglomération Privas Centre Ardèche. Cette dernière sollicitait une mesure d’expertise préventive afin de dresser un état descriptif des immeubles situés à proximité de son projet de construction d’un établissement d’accueil de jeunes enfants, en raison des risques de désordres liés aux travaux. Le juge a désigné un expert avec une mission détaillée de constat, tout en rejetant les conclusions relatives aux dépens, ceux-ci étant réservés à une liquidation ultérieure.
Avocat : SELARL GRIMALDI MOLINA ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante albanaise, qui contestait l’arrêté du préfet de la Côte-d’Or refusant de lui délivrer un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas l’article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par conséquent, les conclusions à fin d’annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
Avocat : BREY CÉLINE
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 16 janvier 2025, constate que le préfet des Alpes-Maritimes n’a pas réexaminé la situation de M. B... ni saisi la commission du titre de séjour comme il y était enjoint. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal prononce une astreinte de 150 euros par jour à l’encontre du préfet s’il ne justifie pas de l’exécution complète du jugement dans un délai de quinze jours. L’État est également condamné à verser 500 euros à M. B... au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET CICCOLINI J. & C.A
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la commune du Lorrain de trois requêtes (n° 2400623, 2400778 et 2500016) visant à contester des titres de recettes émis par la communauté d’agglomération du pays nord Martinique pour le recouvrement d’attributions de compensation négatives. La commune invoquait notamment l’illégalité de la délibération fondant ces titres, l’absence de signature et de motivation, ainsi que des atteintes à ses principes budgétaires. En cours d’instance, la commune du Lorrain s’est désistée purement et simplement de l’ensemble de ses requêtes. Par conséquent, le tribunal a donné acte de ce désistement, constatant qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les demandes.
Avocat : VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... E... contre l'arrêté du 26 octobre 2023 de la présidente du département des Bouches-du-Rhône mettant fin à son stage et le radiant des cadres. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'irrégularité de la composition de la commission administrative paritaire, et l'absence de convocation préalable, en se fondant sur les décrets n° 89-229, n° 92-1194 et n° 2006-1690. La solution retenue confirme la légalité de la décision de l'administration, estimant que les griefs reprochés caractérisaient une insuffisance professionnelle justifiant le licenciement en fin de stage.
Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... C... contestant le refus de sa demande de mutation au sein du département des Bouches-du-Rhône. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par le département, estimant que le requérant, radié des effectifs depuis le 1er décembre 2023, n'avait plus d'intérêt à agir à la date d'enregistrement de sa requête le 7 décembre 2023. Le tribunal a également relevé que le recours parallèle contre la décision de radiation avait été rejeté par un jugement du même jour. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de sursis à statuer ont été déclarées irrecevables, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de la Guyane était saisi par Mme B... épouse C... d’une contestation relative à la taxe foncière sur les propriétés bâties, à la taxe d’habitation et à la contribution à l’audiovisuel public pour des biens dont elle était propriétaire indivisaire. L’administration fiscale a remboursé à titre gracieux l’intégralité des sommes indûment perçues après la production de l’acte notarié justifiant la répartition entre indivisaires. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de décharge, celles-ci étant devenues sans objet. Il a rejeté les conclusions indemnitaires de la requérante, faute pour elle de justifier d’une faute de l’administration ou d’un préjudice indemnisable distinct du simple remboursement.
Avocat : LIBLIN BENJAMIN
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme D..., agent d’un EHPAD, de deux requêtes visant à contester son placement en congé de maladie ordinaire (mai à août 2023) puis en disponibilité d’office (à compter de mars 2025), au motif que ses arrêts de travail seraient imputables au service. La requérante invoquait notamment une violation de l’article 41 de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986, qui garantit le maintien du traitement en cas de maladie professionnelle. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés, tirés d’un vice de procédure, d’une insuffisance de motivation ou d’une erreur d’appréciation, n’étaient pas fondés. Les décisions de l’administration ont donc été validées.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A..., ressortissant kosovar, qui contestait le refus implicite du préfet du Haut-Rhin de l’assigner à résidence à titre probatoire et exceptionnel. Le tribunal a jugé que la décision d’expulsion, fondée sur l’article L. 631-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) pour menace grave à l’ordre public suite à une condamnation pour violences conjugales, relevait de l’article L. 631-2 du même code. Il a estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en refusant l’assignation à résidence, malgré la reprise de la vie commune et l’implication de l’intéressé auprès de ses enfants, au regard de la gravité des faits et de l’absence de garanties suffisantes de réinsertion. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 631-1, L. 631-2 et L. 731-5 du CESEDA, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article 3-1 de la Convention relative aux droits
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande d'abrogation d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge a considéré que les conclusions étaient manifestement irrecevables, d'une part, car une demande d'abrogation d'un refus de titre de séjour est sans objet, et d'autre part, faute pour le requérant d'invoquer un changement de circonstances justifiant l'abrogation de l'obligation de quitter le territoire français. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou le doute sérieux.