24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 187
Décisions totales
383 581
Ordonnances
331 150
Avec résumé IA
Avocat : CABINET PIGEAU MEMIN CONTE MURILLO
Avocat : GUILLOU
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, qui avait confirmé le refus de délivrance d’un visa long séjour au titre du regroupement familial pour la jeune D... A.... Le juge estime que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’est pas remplie, les éléments invoqués par la requérante (vulnérabilité psychologique et isolement de l’enfant) étant insuffisants et déjà examinés dans des précédentes ordonnances. La requête est donc rejetée sans instruction ni audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : LELOUP
Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a rejeté la requête de M. A... D... contre l'arrêté du préfet des Yvelines du 2 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également estimé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, car M. D... ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition prévue à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Avocat : DIALLO
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant par ordonnance, a rejeté les requêtes de Mme B... comme portées devant un ordre de juridiction incompétent. Les litiges concernaient des avis de sommes à payer émis par le département de l’Aisne pour le recouvrement d’obligations alimentaires. Le tribunal a jugé que, conformément à l’article L. 134-3 du code de l’action sociale et des familles, ces litiges relèvent de la compétence du juge judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les requêtes ont été rejetées pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.
Avocat : MATHIEU-DEJAS-LOIZEAUX-LETISSIER
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A... d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de sa carte de résident, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales, ce dont le juge des référés lui a donné acte. En application de l’article L. 761-1 du même code, l’Etat a été condamné à verser à Mme A... une somme de 600 euros au titre des frais de justice.
Avocat : COQUILLON
Avocat : VINOLO
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... C..., ressortissante brésilienne, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte de résident pris par le préfet de police le 21 octobre 2024. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Avocat : BERTHELOT
Le Tribunal Administratif de Paris a statué par ordonnance sur la requête de la société PAPREC NORD, qui demandait le remboursement de la contribution au service public de l'électricité (CSPE) pour 2012, en soutenant que ce mécanisme constituait une aide d'État illégale. Le tribunal a rejeté la demande de transmission d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), la jugeant dépourvue de caractère sérieux en raison d'une décision antérieure du Conseil d'État du 6 novembre 2014. Constatant que la requête relevait d'une série et présentait des questions de droit identiques à celles tranchées par un jugement définitif du même tribunal du 6 mai 2025, le juge a fait application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer sans nouvelle appréciation des faits.
Avocat : CABINET DELOITTE SOCIETE D'AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de lui fournir les identifiants de son compte ANEF. Le juge a estimé que, compte tenu de la convocation de l’intéressée à un rendez-vous en préfecture pour résoudre ses difficultés de connexion, les conditions d’urgence et d’utilité prévues par l’article L. 521-3 n’étaient pas remplies.
Avocat : SEL ABDEL ALOUANI
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite du préfet de police refusant la délivrance d’une carte de séjour « vie privée et familiale » à M. C..., ressortissant égyptien. La juge estime que la condition d’urgence n’est pas établie, car la demande de changement de statut (d’étudiant à conjoint de français) ne bénéficie pas de la présomption d’urgence applicable aux refus de renouvellement de titre. Les arguments de précarité et de proposition d’emploi sont jugés insuffisants pour caractériser une atteinte grave et immédiate justifiant une mesure provisoire.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de M. F..., ressortissant géorgien, contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour de trois ans, et un arrêté de maintien en rétention administrative. Le tribunal a estimé que la décision d’éloignement ne méconnaissait ni le droit d’être entendu, ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et que l’interdiction de retour était justifiée au regard de l’article L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Concernant le maintien en rétention, fondé sur l’article L. 754-3 du CESEDA, le tribunal a jugé que la demande d’asile de l’intéressé avait été présentée dans le seul but de faire échec à l’exécution de la mesure d’éloignement.
Avocat : PIAUD-PEREZ CHLOE
Le Tribunal Administratif de Rouen, par une ordonnance du 15 décembre 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A... contestant le refus de regroupement familial pour son épouse. Le préfet de l'Eure avait en effet fait droit à cette demande le 27 novembre 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. La demande de frais d'instance présentée par M. A... a été rejetée. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : EKOLLO
Cette décision du Tribunal administratif de Melun, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge relève que la requête au fond en annulation, enregistrée le 27 octobre 2025, est tardive car introduite au-delà du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de la décision du 5 juin 2025. En conséquence, l'irrecevabilité de la requête au fond prive de tout fondement la demande de suspension, aucun moyen ne pouvant créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte contesté. La solution retenue est donc le rejet de la requête en référé.
Avocat : MILLOT
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant un refus de visa de long séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en revanche fait droit aux conclusions accessoires en condamnant l’État à verser 500 euros à M. B... au titre des frais de l’instance, en application de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C... contestant la décision "48 SI" du 14 décembre 2023 du ministre de l'intérieur, qui retirait six points de son permis de conduire et constatait sa perte de validité, ainsi que plusieurs décisions antérieures de retrait de points. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à sept infractions (20 septembre 2015, 12 mars 2016, 23 septembre 2016, 5 juin 2017, 26 décembre 2019, 10 octobre 2021 et 28 août 2022), car les points correspondants avaient été restitués avant l'introduction de la requête, rendant ces demandes sans objet. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, rappelant que cette notification ne conditionne pas la légalité des retraits. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les articles L. 223-3, L. 223-6 et R. 223-3 du code de la route.
Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les requêtes de Mme C..., ressortissante brésilienne, contestant le refus du préfet de police de renouveler sa carte de résident. Le tribunal a joint les deux requêtes, la seconde étant un doublon de la première. Il a rejeté les conclusions à fin d'annulation, considérant que la décision attaquée était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant marocain. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, en l’absence de communication des motifs à la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal rejette les autres moyens, notamment ceux tirés de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 31 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le comportement de l'intéressé, condamné pour violences conjugales en présence de son enfant mineur, constituait une menace pour l'ordre public. Cette menace justifiait le refus de séjour sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, l'absence de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour d'un an, sans que ces décisions ne portent une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Avocat : GALLO