17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
17 651
Décisions totales
383 581
Ordonnances
336 670
Avec résumé IA
Avocat : MORLOT-DEHAN
Avocat : BOUILLOT
Avocat : CAILLOUET-GANET
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. B... contestant le rejet implicite de sa demande de prime « MaPrimeRénov’ » par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). En cours d’instance, l’ANAH a pris une décision expresse le 21 mars 2025, accordant partiellement la prime à hauteur de 4 000 euros, laquelle s’est substituée à la décision implicite initiale. Le tribunal a constaté que M. B... ne contestait pas cette nouvelle décision et n’apportait aucun élément pour démontrer son droit au montant total réclamé de 10 650 euros. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au regard du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et de l’arrêté du 17 novembre 2020.
Avocat : SCP JEAN-CHARLES SEYVE - MATTHIEU SEYVE & LAETITIA LORRAIN
Le Tribunal administratif de Melun annule l’arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 24 janvier 2024 refusant la délivrance d’une carte de séjour « vie privée et familiale » à une ressortissante congolaise et l’obligeant à quitter le territoire. Le juge estime que ce refus porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la vie en concubinage stable avec un compatriote en situation régulière, de la naissance d’un enfant en 2022 et de l’insertion professionnelle de la requérante. En conséquence, il enjoint au préfet de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d’un mois et condamne l’État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Avocat : LOCQUEVILLE SANDRINE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 21 novembre 2024. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que la délivrance ultérieure d'un titre de séjour à Mme A... n'avait pas fait disparaître rétroactivement l'arrêté attaqué, qui avait reçu exécution. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait, mais l'affaire est examinée au regard des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GUILLOU
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 28 février 2025. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation du requérant et que les décisions ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les stipulations de l'accord franco-algérien ou les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas une situation de précarité particulière justifiant une suspension. La demande a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : COULOIGNER
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... tendant à la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant bénéficiant d’un récépissé l’autorisant à travailler et ne justifiant pas d’une atteinte grave et immédiate à sa situation. La solution retenue écarte les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : CABINET FLOREAL AVOCATS AARPI
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E... B... et de ses enfants, qui demandaient la condamnation de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) pour des préjudices consécutifs à une thyroïdectomie totale subie en 2010. Les requérants invoquaient un défaut d’information sur les risques opératoires et des fautes médicales, notamment l’absence de vérification de l’exérèse totale et une lésion des nerfs laryngés. Le tribunal a estimé que le risque de reliquat thyroïdien n’était pas un risque fréquent ou grave nécessitant une information spécifique, et que la patiente avait été informée des risques vocaux lors de la consultation préopératoire, écartant ainsi toute faute pour défaut d’information. La solution retenue est fondée sur les articles L. 1111-2 et L. 1142-1 du code de la santé publique.
Avocat : CABINET CALLON AVOCAT ET CONSEIL
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante kenyane, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études, condition requise par l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de preuve d'inscription, d'assiduité ou de progression dans ses formations. La décision a également validé l'interdiction de retour d'un an, sans que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-10 du même code ne soit retenu.
Avocat : PEKETI ESSODJILOBOUWÈ
Avocat : CABINET SARAH BALOUKA - AARPI CONCORDANCE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné les requêtes de Mme B..., agent du CHU de Clermont-Ferrand, contestant les refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son état de santé suite à une altercation avec une collègue le 12 octobre 2021. La juridiction a joint les deux requêtes et a jugé que la décision du 4 novembre 2022 s'était substituée à celle du 16 décembre 2021. Le tribunal a annulé la décision du 4 novembre 2022 pour vice de procédure, en raison de l'absence de saisine préalable de la commission de réforme conformément à l'article 35-6 du décret n°88-386 du 19 avril 1988, et a enjoint au CHU de réexaminer la demande de Mme B....
Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence de la préfète du Rhône sur la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » de M. B..., déposée le 2 décembre 2024. L’annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de cette décision implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois, sans astreinte, et rejette les conclusions à fin de délivrance directe du titre ainsi que la demande au titre des frais de justice.
Avocat : MUSCILLO
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. C... visant à engager la responsabilité de la société ESCOTA pour défaut d'entretien d'un ouvrage public suite à un accident survenu le 7 juin 2019 à la barrière de péage d'Antibes. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que la faute de l'usager, qui s'est engagé trop rapidement sans respecter les distances de sécurité et les feux de signalisation, était la cause exclusive de l'accident. En conséquence, la responsabilité de la société ESCOTA n'a pas été retenue, et les conclusions indemnitaires de M. C... ainsi que celles de la CPAM du Puy-de-Dôme ont été rejetées. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal des ouvrages publics.
Avocat : VERGELONI CÉLINE
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Marseille à la société Green City Immobilier pour la démolition d’un supermarché et la construction de 235 logements, d’une résidence senior et de logements pour jeunes actifs. Les requérants contestaient notamment l’incomplétude du dossier de demande, l’absence d’étude d’impact environnemental, la méconnaissance des règles du PLUi relatives à la hauteur, au stationnement, à la mixité sociale et à la végétation, ainsi que le non-respect des procédures applicables aux ICPE. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que le dossier était complet, que l’étude d’impact n’était pas requise, et que le projet respectait les dispositions du PLUi et du code de l’urbanisme. En conséquence, il a rejeté la requête et les conclusions accessoires, sans faire droit à la demande de frais de justice.
Avocat : LOISEAU
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision du 18 septembre 2023 par laquelle le directeur adjoint de l’EHPAD Auguste Arvier a licencié Mme D... pour abandon de poste. Le tribunal a jugé que la procédure de licenciement était irrégulière, car l’agent bénéficiait d’un arrêt de travail et n’avait pas été mise en mesure de contester les conclusions de la contre-visite médicale devant le conseil médical, en méconnaissance du décret n° 88-386 du 19 avril 1988. La solution retenue repose sur l’absence de rupture volontaire du lien avec le service, l’employeur ne pouvant légalement prononcer un licenciement pour abandon de poste dans ces circonstances. L’affaire a été jugée sur le fondement du code général de la fonction publique et des textes régissant les congés de maladie des agents hospitaliers.
Avocat : C.G.B.G CHATON GRILLON TRONCHE
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête du conseil central de la section H du Conseil national de l’ordre des pharmaciens. Celle-ci demandait l’annulation de la décision du 20 juillet 2023 par laquelle le directeur général de l’ARS Bourgogne Franche-Comté avait autorisé, par dérogation, le recrutement d’un pharmacien sans diplôme d’études spécialisées à la pharmacie à usage intérieur de la clinique « Le réconfort ». Le tribunal a examiné les moyens soulevés, tirés d’un vice d’incompétence et d’erreurs de droit ou d’appréciation, en application du code de la santé publique et du décret n° 2023-260 du 7 avril 2023. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la dérogation accordée par l’ARS.
Avocat : LUCAS-BALOUP
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de la Ligue des droits de l'homme visant à annuler l'arrêté du maire de Béziers interdisant la circulation des mineurs de moins de treize ans non accompagnés, de 23h à 6h, dans les quartiers prioritaires, du 22 avril au 30 septembre. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour édicter cette mesure sur le fondement de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, au titre de ses pouvoirs de police municipale visant à assurer la sécurité publique. Il a estimé que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir des mineurs, compte tenu des risques de troubles à l'ordre public et de la nécessité de protéger les enfants. Enfin, le tribunal a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de la présomption d'innocence, du principe de personnalité des peines et de la discrimination.
Avocat : BELLOTTI
Le Tribunal Administratif de Montpellier (5ème chambre) a rejeté la requête de M. C..., ressortissant éthiopien, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 mars 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et qu’elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : POLONI