24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 187
Décisions totales
383 581
Ordonnances
332 405
Avec résumé IA
Avocat : LOUP
Avocat : CABINET FILOR - JURI-FISCAL
Avocat : CABINET PELLOUX
Avocat : MUSCILLO
Avocat : SCP LONQUEUE SAGALOVITSCH EGLIE RITCHERS ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de la carte de séjour « vie privée et familiale » de Mme B..., ressortissante albanaise. La juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Elle a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a été enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail à Mme B... dans un délai de huit jours.
Avocat : LELOUP
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par l'association Vigie Liberté d'une demande de suspension de l'arrêté n°2025-306 du maire de Neuilly-sur-Marne. Cet arrêté interdisait la consommation de certaines boissons alcoolisées sur des espaces publics de la commune, de 18h à 6h, du 19 novembre 2025 au 31 mars 2026. Le juge a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du maire en raison de l'étatisation de la police et l'atteinte disproportionnée aux libertés d'aller et venir et de réunion. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.
Avocat : Florent Verdier
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de 40 000 euros présentée par Mme B... à l’encontre du préfet de la Seine-Saint-Denis. La requérante invoquait une carence fautive de l’État dans la satisfaction de son droit au logement. Le juge a estimé que l’obligation n’était pas sérieusement contestable, dès lors que Mme B... avait été relogée le 30 juillet 2025, avant l’introduction de sa requête. Par conséquent, la demande de provision et celle relative aux frais irrépétibles ont été rejetées.
Avocat : LOYER
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté les requêtes de M. C..., ressortissant algérien, contestant le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis d’accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, que le signataire disposait d’une délégation de compétence et que le droit d’être entendu n’avait pas été violé. Il a également estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur de droit en se fondant sur les conditions de ressources, ni d’erreur manifeste d’appréciation, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue s’appuie notamment sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : LONCLE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant la décision 48SI du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a estimé que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour l'infraction du 1er octobre 2023, le procès-verbal électronique mentionnant un refus de signer. En revanche, pour l'infraction du 13 août 2022, le ministre n'a pas produit le procès-verbal, ce qui a conduit le tribunal à annuler le retrait de points correspondant. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision 48SI du 6 juin 2024 et enjoint au ministre de restituer les points illégalement retirés, tout en rejetant le surplus des conclusions.
Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Seine-Saint-Denis sur la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant malien. Cette annulation est prononcée en raison du défaut de motivation de la décision, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de quatre mois et de lui délivrer un document provisoire de séjour dans l'attente.
Avocat : GUILLOU
Le Tribunal administratif de Montreuil annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur la demande de titre de séjour de Mme B..., au motif que l'administration n'a pas communiqué les motifs de ce rejet malgré la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et de délivrer à Mme B... un document provisoire de séjour dans l'attente, sans astreinte. Les conclusions de la requérante fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. C..., ressortissant algérien, dirigées contre la décision du 8 novembre 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé sa demande de regroupement familial au bénéfice de son épouse. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation du droit d'être entendu. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (12ème chambre) a examiné la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet était fondé à refuser l'enregistrement en raison du caractère abusif ou dilatoire de la demande, M. B... faisant l'objet de plusieurs mesures d'éloignement non exécutées, dont une avec interdiction de retour. La solution s'appuie sur les articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent de refuser l'enregistrement d'une demande abusive ou dilatoire.
Avocat : LANGLOIS
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante marocaine, afin d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui remettre son titre de séjour « passeport talent » dont le renouvellement avait été accordé en 2021 mais jamais matérialisé. En cours d’instance, le préfet a remis le titre périmé le 20 novembre 2025, permettant à l’intéressée d’en solliciter le renouvellement en ligne. Le juge a constaté que la mesure sollicitée était devenue sans objet, le préfet ayant exécuté l’obligation litigieuse, et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, aucune des parties n’étant considérée comme perdante.
Avocat : LOUAFI RYNDINA
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant brésilien, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 15 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également rejeté les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l'erreur de fait, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur d'appréciation concernant le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : SELARL DUCLOS KUBISZYN WYSTUP
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant italien, qui demandait l'annulation du refus du préfet de la Vienne d'abroger une interdiction de circulation sur le territoire français de deux ans. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait commis ni erreur de droit, ni erreur de fait, ni erreur manifeste d'appréciation en refusant l'abrogation, dès lors que les conditions de l'article L. 251-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'étaient pas réunies, notamment l'absence de résidence hors de France depuis plus d'un an. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale fondée sur les articles L. 251-1 et L. 251-5 du CESEDA.
Avocat : SELARL LELONG DUCLOS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné les requêtes de M. A..., ressortissant algérien, contestant deux arrêtés préfectoraux l'assignent à résidence pour 180 jours chacun. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de l'erreur de droit et de l'atteinte à la vie privée et familiale. Il a jugé que le préfet avait légalement fondé ses décisions sur l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. A... faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français et qu'il était dans l'impossibilité de la respecter. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation des deux arrêtés ont été rejetées.
Avocat : DURAND-LOUVEAU
Le Tribunal administratif de Poitiers a examiné la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Vienne de lui délivrer un certificat de résidence en tant que parent d'enfant français, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a annulé la décision explicite de refus de titre de séjour au motif que le préfet n'avait pas saisi la commission du titre de séjour, comme l'exige l'article 6-4° de l'accord franco-algérien pour un parent d'enfant français. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour ont également été annulées par voie de conséquence. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence à M. A... dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ancienne agent du centre hospitalier de Grand Cognac demandant la délivrance de documents de fin de contrat (attestation France Travail, certificat de travail, solde tout compte). Le juge a constaté que l’administration avait produit ces documents en cours d’instance, rendant sans objet la demande principale d’injonction. En revanche, la demande de la requérante visant à faire rectifier des mentions qu’elle estimait erronées sur ces documents a été rejetée, car elle relevait d’une contestation au fond et non de l’office du juge des référés. Le tribunal a condamné le centre hospitalier à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.