24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 187
Décisions totales
383 581
Ordonnances
336 377
Avec résumé IA
Avocat : SCP BUK LAMENT - ROBILLOT
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. B..., ressortissant pakistanais, pour lui permettre de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que l'intéressé avait vainement tenté d'obtenir un rendez-vous via le site internet de la préfecture. La solution retenue impose au préfet de fixer un rendez-vous dans un délai de six semaines, sans astreinte, et condamne l'État à verser 300 euros au requérant au titre des frais de justice.
Avocat : COQUILLON
Avocat : GUILLOT
Avocat : LOISEAU
Avocat : DIALLO
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la commune de Marseille d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler une délibération de la métropole Aix-Marseille-Provence modifiant le plan local d’urbanisme intercommunal. La commune s’est ensuite désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance.
Avocat : MIALOT
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Gervais-les-Bains. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Mme B... n’ayant pas répondu dans le délai d’un mois, le tribunal a constaté son désistement et en a donné acte par ordonnance.
Avocat : SELARL BALLALOUD-ALADEL
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme E..., réfugiée, contestant le refus de visa de long séjour pour son fils F... D... au titre de la réunification familiale. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, la décision expresse de la commission de recours s'étant substituée à la décision implicite. Il a ensuite jugé que la commission avait légalement pu fonder son refus sur l'absence de lien de filiation établi avec l'enfant, en application des articles L. 561-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée.
Avocat : RUDLOFF
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé suspension de Mme B..., qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet du Val-de-Marne. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie. Il a jugé que les seules circonstances invoquées, notamment son intégration scolaire et son admission en formation d'aide-soignante, ne suffisaient pas à caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation, faute de pièces justificatives suffisantes. En conséquence, l'ensemble des demandes, y compris les conclusions accessoires, a été rejeté.
Avocat : PHILOUZE
Avocat : BARBOLOSI ERIC
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait, sur le fondement des articles L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre à l’université de Picardie Jules Verne de lui délivrer une convocation aux épreuves d’accès au 3ème cycle de médecine. Le juge a considéré que la requête était manifestement irrecevable, car la requérante avait formulé ses conclusions sur les deux fondements juridiques distincts sans préciser celui sur lequel elle entendait se fonder, en méconnaissance des règles de procédure propres à chaque référé. En application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, la demande a été rejetée sans instruction ni audience.
Avocat : SCP BEJIN - CAMUS - BELOT
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du 11 décembre 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, en se fondant sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement prise à l'encontre d'un ressortissant marocain en situation irrégulière.
Avocat : MASILU-LOKUBIKE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme C..., ressortissante serbe, contestant l'arrêté du 22 janvier 2025 du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant un titre de séjour en tant que parent d'enfant français, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L.423-7 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que la menace à l'ordre public était établie et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale. En conséquence, la requête a été rejetée.
Avocat : GUILLOU
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence liée à sa situation irrégulière, la cessation de son activité professionnelle et le risque d'éloignement. Le tribunal a constaté que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait délivré l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 26 novembre 2025, postérieurement à l'introduction de la requête. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte sont devenues sans objet, et il n'y a plus lieu d'y statuer. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relatives aux frais de justice n'ont pas été appliquées, la demande étant rejetée.
Avocat : LOEB
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme H... D... épouse J... et de ses enfants, qui demandaient la condamnation de l'État à réparer leurs préjudices moraux et matériels consécutifs au décès de M. F... J..., survenu en 1993 des suites d'un cancer du côlon. Le tribunal a estimé que leur créance indemnitaire, fondée sur une faute de l'État liée à l'exposition aux rayonnements ionisants lors d'essais nucléaires en Polynésie française, était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968. Le point de départ de la prescription quadriennale a été fixé au 1er janvier 1994, et les requérants n'ont pas justifié d'un acte interruptif de prescription avant leur réclamation du 7 mars 2022. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a examiné les requêtes de M. A... B... contestant plusieurs arrêtés préfectoraux. Le requérant demandait l’annulation d’une obligation de quitter le territoire français sans délai, d’une interdiction de retour de trois ans, et d’une assignation à résidence, en soulevant des moyens d’incompétence, de défaut de motivation, de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et d’erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les décisions attaquées étaient légales et proportionnées. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), notamment les articles L. 611-1, L. 612-10 et L. 613-1.
Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., personnel de direction de l'éducation nationale, qui contestait son affectation en qualité de proviseur adjoint au lycée Blaise Pascal à Segré-en-Anjou Bleu, prise par arrêté du ministre de l'éducation nationale du 4 août 2022. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, d'insuffisance de motivation et de sanction disciplinaire déguisée, en se fondant notamment sur le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature et sur le code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH