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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

349 919

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510453

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 15 avril 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé, écartant les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation. Il a également estimé que la procédure respectait les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice.

Avocat : DIALLO

20 mai 2025• 8e Section - MESD
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502885

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D, de nationalité marocaine, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 6 avril 2025 lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la menace à l'ordre public représentée par le requérant et de l'absence de résidence avec son enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : GUILLOU

20 mai 2025• Eloignement urgent
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2302551

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du 10 février 2023 par lequel le préfet de la Moselle avait ordonné le dessaisissement des armes de M. A, interdit sa détention, l’avait inscrit au fichier FINIADA et lui avait retiré son permis de chasser. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en jugeant le comportement de M. A incompatible avec la détention d’une arme, au sens de l’article R. 312-67 du code de la sécurité intérieure. Bien que M. A ait été condamné pour des violences, ces faits étaient isolés, commis sans arme, et ne suffisaient pas à établir une incompatibilité. Le tribunal a enjoint au préfet de radier M. A du fichier FINIADA dans un délai de deux mois et a condamné l’État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : PIGEOT CHLOÉ

20 mai 2025• 5e chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2300571

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la communauté d'agglomération Sophia-Antipolis (CASA) d'un litige en plein contentieux relatif à la responsabilité décennale de la société SMCE REHA, chargée de la réhabilitation de canalisations, en raison de désordres affectant leur revêtement intérieur. La CASA demandait la condamnation de cette société, et subsidiairement celle du fournisseur BRANDENBURGER, au paiement de travaux réparatoires, de frais d'expertise et de frais d'avocat. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la CASA, considérant que les désordres constatés n'étaient pas de nature à engager la responsabilité décennale des constructeurs. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité contractuelle et décennale des constructeurs, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur l'application des articles 1792 et suivants du code civil.

Avocat : SELARL ANTOINE ALONSO GARCIA AVOCAT

20 mai 2025• 6ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505009

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A d'une demande d'injonction visant à obtenir un titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a délivré à la requérante un titre de séjour pluriannuel valable jusqu'en 2027. Le juge a constaté que les conclusions à fin d'injonction avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur celles-ci. Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, mais le surplus de ses conclusions, notamment au titre des frais de justice, a été rejeté.

Avocat : EX NIHILO AVOCATS

20 mai 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401354

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, salarié protégé, qui demandait l'annulation de la décision du 29 février 2024 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé son licenciement pour motif économique par la société Knauf Industries Centre. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, notamment en ce qu'elle précisait le périmètre d'appréciation des difficultés économiques (le groupe Knauf Industries France) et les indicateurs financiers dégradés (résultat d'exploitation et résultat net). Il a également estimé que l'inspectrice du travail n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 1233-3 du code du travail et que l'obligation de reclassement avait été correctement examinée.

Avocat : CAMPAGNOLO

20 mai 2025• 1ère chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 493452

Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

20 mai 2025ECLI:FR:CECHR:2025:493452.20250520• 8ème et 3ème chambres réunies
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2504447

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, un ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 9 avril 2025 lui retirant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que la décision de retrait était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen individuel de la situation, en se fondant sur le casier judiciaire chargé du requérant (vols, violences, menaces). Il a jugé que l'ingérence dans sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, était justifiée par la nécessité de préserver l'ordre public. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions indemnitaires.

Avocat : LE GLOAN

20 mai 2025• Reconduites à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401351

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, salariée protégée, qui contestait la décision de l'inspectrice du travail autorisant son licenciement pour motif économique par la société Knauf Industries Centre. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, notamment en ce qu'elle détaillait les difficultés économiques du groupe et le périmètre pertinent d'appréciation. Il a également estimé que l'inspection du travail n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 1233-3 du code du travail et que l'employeur avait satisfait à son obligation de reclassement. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires de Mme A ont été rejetées.

Avocat : CAMPAGNOLO

20 mai 2025• 1ère chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401346

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, salarié protégé, qui demandait l'annulation de la décision du 29 février 2024 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé son licenciement pour motif économique par la société Knauf Industries Centre. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, notamment en ce qui concerne l'appréciation des difficultés économiques au sein du groupe et l'absence de lien avec les mandats du salarié. Il a également estimé que l'inspection du travail n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 1233-3 du code du travail et que la société avait satisfait à son obligation de reclassement. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation et les demandes accessoires de M. B ont été rejetées.

Avocat : CAMPAGNOLO

20 mai 2025• 1ère chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2411948

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant nigérian, contre l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 19 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre des articles précités et du code de justice administrative.

Avocat : BELOTTI

20 mai 2025• 10eme Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2212349

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête en tierce opposition formée par Mme B, veuve Girardot, contre un jugement du 24 mai 2022 qui avait refusé la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2015 et 2016. Le tribunal a jugé la tierce opposition irrecevable, car Mme B, solidairement débitrice de l'impôt avec son époux décédé en vertu de l'article 1691 bis du code général des impôts, était réputée s'être donné un mandat tacite de représentation mutuelle dans l'instance initiale. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité.

Avocat : GUILLOT PARS ASSOCIATES

20 mai 2025• 2ème Chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2300999

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. E et Mme D, qui demandaient l’annulation de l’arrêté du maire de Saint-André-Les-Vergers du 5 avril 2023 les mettant en demeure de démolir leur immeuble. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance de la procédure contradictoire, de l’erreur de droit et de l’impossibilité de respecter le délai. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation, en particulier les articles L. 511-8 à L. 511-11, qui encadrent la procédure de mise en sécurité des immeubles menaçant ruine.

Avocat : SCP X. COLOMES - S. COLOMES-MATHIEU - ZANCHI

20 mai 2025• 2ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2506792

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa rejetant la demande de visa de long séjour pour réunification familiale présentée pour le fils mineur d'un réfugié érythréen. Le juge a estimé que les moyens tirés d'une erreur d'appréciation sur le lien de filiation et l'identité de l'enfant, ainsi que de la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3§1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la durée de la séparation familiale. Le ministre de l'intérieur a été enjoint de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.

Avocat : POLLONO

19 mai 2025
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2501230

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement des articles L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales et L. 554-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 13 mars 2025 par lequel le maire de Celle-L'Evescault a refusé un permis de construire à l'EARL Etablissement Riquet pour l'extension et la reconversion d'un bâtiment en site de poules pondeuses. Le juge a estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de cet arrêté, notamment en raison d'une erreur de droit, le motif de refus tiré de l'absence d'autorisation environnementale méconnaissant le principe d'indépendance des législations d'urbanisme et de protection de l'environnement. Il a enjoint au maire de réexaminer la demande de permis de construire dans un délai de deux mois, sans prononcer d'astreinte.

Avocat : SELARL LELONG DUCLOS AVOCATS

19 mai 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2409745

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. B, ressortissant sri-lankais, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que la préfète a procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant et que l’obligation de quitter le territoire était légalement fondée sur le 6° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de l’exercice d’une activité salariée sans autorisation de travail (article L. 5221-5 du code du travail). La décision fixant le pays de destination est jugée légale, le dispositif de l’arrêté mentionnant clairement le pays d’origine ou tout pays où l’intéressé est légalement admissible.

Avocat : APLOGAN

19 mai 2025• Reconduites à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2503182

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était motivée par le dépôt tardif de sa demande d'asile, plus de 90 jours après son entrée en France. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation et a jugé que l'absence d'orientation par l'association l'hébergeant ne constituait pas un motif légitime de retard. En conséquence, la solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.

Avocat : LOKAMBA OMBA

19 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500571

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de délivrer un rendez-vous à Mme B, ressortissante surinamaise, afin qu'elle puisse déposer sa première demande de titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu de l'ancienneté de sa présence en France, de sa situation de handicap et de la suspension de ses droits (allocation aux adultes handicapés) liée à son irrégularité administrative. Il a également constaté l'utilité de la mesure, Mme B ayant vainement tenté d'obtenir un rendez-vous par la plateforme en ligne saturée et par courrier postal resté sans réponse. La solution retenue s'appuie sur l'obligation de l'administration de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, conformément au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PIALOU

19 mai 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2106352

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C épouse A, qui demandait à engager la responsabilité du centre hospitalier général de Saint-Jean-de-Maurienne pour faute. La requérante soutenait que l'intervention de lavage abdominal avec drainage d'abcès sous coelioscopie, réalisée le 11 octobre 2018, n'était pas conforme aux recommandations de la Haute Autorité de santé. Le tribunal a estimé que le choix de cette opération n'était pas fautif, car le médecin avait démontré, sur la base d'éléments diagnostiques et de recommandations médicales, qu'elle était appropriée face à une péritonite purulente généralisée. La solution retenue est fondée sur l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, qui conditionne la responsabilité des établissements de santé à l'existence d'une faute.

Avocat : SCP CHEVASSUS-COLLOMB

19 mai 2025• 5ème Chambre
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500606

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la prolongation de l'isolement de M. B, détenu au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly. Le juge a constaté que la mesure d'isolement avait été levée par une décision du 24 avril 2025, rendant sans objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes, tout en admettant le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Les dispositions des articles L. 521-1 du code de justice administrative et du code pénitentiaire étaient au cœur du litige.

Avocat : PIALOU

16 mai 2025