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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

359 519

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2301461

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A, reconnu prioritaire pour un relogement urgent par la commission de médiation le 8 avril 2020, qui demandait réparation pour l'absence de relogement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis. La solution retenue est la condamnation de l'État à verser 5 000 euros à M. A, en tenant compte de la durée de la carence et de la situation de sur-occupation et d'insalubrité du logement.

Avocat : LANGLOIS

10 avril 2025• 2ème Chambre (J.U)
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2217367

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B., présidente de la société Spik, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 5 juillet 2022 par lequel le maire du Raincy a refusé une autorisation d'aménager un établissement recevant du public. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, l'arrêté comportant les considérations de droit et de fait requises en application de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que la référence superfétatoire aux articles abrogés du code de la construction et de l'habitation était sans incidence sur la légalité du refus, fondé sur l'article UA 4.5 du plan local d'urbanisme (PLU) du Raincy. Enfin, le tribunal a estimé que le maire n'avait pas commis d'erreur de droit, les faits non contestés démontrant que le projet méconnaissait les prescriptions du PLU relatives aux locaux de stockage des déchets.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET LEXGLOBE

10 avril 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2203921

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 6 janvier 2022 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a suspendu l'agrément de policier municipal et l'autorisation de port d'arme de M. A, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux. Le tribunal juge que cette mesure de police, bien que provisoire, ne pouvait légalement être prise sans que l'intéressé ait été mis à même de présenter ses observations, en application des articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Le préfet n'ayant pas respecté cette procédure contradictoire, l'arrêté est annulé pour vice de procédure.

Avocat : HAUCHECORNE FLORENT

10 avril 2025• 5ème chambre
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404692

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. A E et de Mme C B épouse E, qui contestaient les arrêtés du 12 mars 2024 par lesquels le préfet de Seine-et-Marne avait refusé leur admission au séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles 3-1 et 23 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, ainsi que des dispositions des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et a rejeté l’ensemble des demandes, y compris celles relatives à la communication du dossier médical de l’enfant D et aux frais de justice.

Avocat : LEXGLOBE - SELARL CHRISTELLE MONCONDUIT

10 avril 2025• 2ème chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2306458

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 27 février 2023 refusant de délivrer une carte de résident de dix ans à M. A, ressortissant indien. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A justifiait de ressources stables, régulières et suffisantes (salaire supérieur au SMIC) sur la période de référence. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre dans un délai de deux mois et condamné l'État à verser 1 100 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET LEXGLOBE

10 avril 2025• 11ème chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2301528

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B, reconnu prioritaire pour un relogement urgent par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 27 mai 2020, afin d'obtenir réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a ainsi condamné l'État à verser à M. B une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, tenant compte de la durée de la carence et de la situation de sur-occupation et d'humidité du logement.

Avocat : LANCELOT EMMANUEL

10 avril 2025• 2ème Chambre (J.U)
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2505237

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était requis d'enjoindre au ministre de l'intérieur de convoquer deux ressortissantes bangladaises au consulat de France à Dacca pour la délivrance de visas de long séjour, en exécution d'un jugement de 2020. En cours d'instance, le ministre a informé le tribunal avoir donné instruction à l'autorité consulaire de délivrer les visas demandés. Le juge des référés a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également condamné l'État à verser 550 euros à l'avocate des requérants au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : POLLONO

10 avril 2025
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403655

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la demande de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait la décision de la préfète de l'Essonne refusant d'enregistrer sa demande de titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Le tribunal a relevé que la préfète avait initialement motivé son refus par l'existence d'un précédent refus de titre étudiant, mais a accepté la substitution de motif demandée par la préfète, fondée sur une peine d'interdiction du territoire français prononcée à l'encontre de M. A. En application des articles L. 423-7 et R. 431-10 à R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a jugé que ce motif était légalement justifié et que la décision de refus d'enregistrement était fondée, rejetant ainsi la requête de M. A.

Avocat : AARPI LOIRÉ - HENOCHSBERG

10 avril 2025• 6ème chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2306525

Le Tribunal administratif de Montreuil annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.

Avocat : GUILLOU

10 avril 2025• 11ème chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300168

Le Tribunal administratif de Nîmes a examiné les requêtes de Mme D, agent territorial, contestant le refus du maire de Nîmes de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome anxiodépressif et des arrêts de travail associés à compter du 24 mars 2021, ainsi que l'arrêté la plaçant à demi-traitement. La requérante invoquait des vices de procédure, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation liée à ses conditions de travail. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que la décision de refus était suffisamment motivée et que le lien direct entre la pathologie et le service n'était pas établi, en application des dispositions de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées pour irrecevabilité, faute de réclamation préalable.

Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS

10 avril 2025• 2ème chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303263

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de la préfète de Vaucluse refusant de lui délivrer un certificat de résident "vie privée et familiale". Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir démontré avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite, rendant ce moyen inopérant. Sur le fond, il a estimé que les pièces produites par M. A, bien que nombreuses, étaient insuffisamment diversifiées et parcellaires pour établir une résidence habituelle et continue en France depuis plus de dix ans, condition requise par l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.

Avocat : LONGERON

10 avril 2025• 4ème Chambre
CAA59Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-23DA02280

Avocat : MANUEL GROS, HÉLOÏSE HICTER & ASSOCIÉS

10 avril 2025• 1re chambre - formation à 3
CAA31Décision

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-23TL01651

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

10 avril 2025• 1ère chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2203806

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de M. B, agent territorial, qui sollicitait 50 000 euros en réparation d’un préjudice moral et physique résultant d’un harcèlement moral présumé. Le tribunal a estimé que les éléments fournis par le requérant ne permettaient pas de présumer l’existence d’un tel harcèlement, au sens de l’article L. 133-2 du code général de la fonction publique. Il a relevé que les difficultés relationnelles et l’absence de missions confiées résultaient en réalité du comportement inapproprié et agressif de l’agent lui-même. En conséquence, la responsabilité de la commune d’Avignon n’a pas été engagée.

Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS

10 avril 2025• 2ème chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300153

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté les requêtes de Mme D, agent communal, contestant le refus du maire de Nîmes de reconnaître l’imputabilité au service de son syndrome anxiodépressif et des arrêts de travail associés à compter du 24 mars 2021. La juridiction a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la procédure suivie, incluant une nouvelle expertise médicale, n’était pas entachée d’irrégularité. Sur le fond, le tribunal a estimé que les conditions de travail invoquées par Mme D ne présentaient pas de lien direct et certain avec sa pathologie, écartant ainsi l’erreur d’appréciation. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables faute de réclamation préalable, et l’arrêté de placement à demi-traitement a été validé. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la protection sociale des agents publics.

Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS

10 avril 2025• 2ème chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300232

Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a examiné les requêtes de Mme D, agent territorial, contestant le refus du maire de Nîmes de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome anxiodépressif et des arrêts de travail associés à compter du 24 mars 2021, ainsi que l'arrêté la plaçant à demi-traitement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la décision de refus d'imputabilité était suffisamment motivée et non entachée d'erreur d'appréciation, faute pour la requérante d'établir un lien direct entre ses conditions de travail et sa pathologie. Il a également jugé irrecevables les conclusions indemnitaires faute de réclamation préalable, et a rejeté les conclusions dirigées contre l'arrêté de placement à demi-traitement, celui-ci étant la conséquence légale du refus d'imputabilité. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de l'article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale.

Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS

10 avril 2025• 2ème chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303041

Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision du 6 décembre 2022 par laquelle la préfète de Vaucluse avait rejeté la demande de regroupement familial de M. A B au bénéfice de son épouse. Le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur d'appréciation en considérant que les ressources du requérant n'étaient pas stables, alors que l'exercice d'une activité sous contrat à durée déterminée n'est pas incompatible avec la condition de stabilité des revenus. Il a estimé que les revenus de M. A B, d'un montant moyen de 1 576,53 euros nets par mois sur les douze derniers mois, étaient suffisants au sens des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 1 200 euros à l'avocat du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP BREUILLOT - VARO

10 avril 2025• 4ème Chambre
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2302338

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, qui demandait la condamnation du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) à lui verser 19 000 euros pour des préjudices résultant d’un prétendu défaut de prise en charge d’une situation de harcèlement durant ses études. Le tribunal a estimé que les faits invoqués par M. E, consistant en des propos et comportements lors de cours ou entre étudiants, ne constituaient pas des actes de harcèlement au sens de l’article L. 111-6 du code de l’éducation. En conséquence, aucune carence fautive de l’établissement n’a été retenue, et la responsabilité du CNAM n’a pas été engagée.

Avocat : CLOCHER

10 avril 2025• 3ème Chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501840

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme G, ressortissante géorgienne, contestant l'interdiction de retour sur le territoire français pour deux ans et son assignation à résidence, prononcées par le préfet du Morbihan le 17 mars 2025. Le tribunal a jugé que la décision d'interdiction de retour était légalement motivée et fondée, notamment sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'autorité signataire disposait d'une délégation de signature valable. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle de Mme G, incluant ses liens avec la France et son comportement. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requérante, y compris sa demande d'aide juridictionnelle provisoire et ses conclusions à fin d'injonction et de frais de justice.

Avocat : BERTHET-LE FLOCH

10 avril 2025• Eloignement urgent
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428341

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 16 octobre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 11 de la convention franco-malienne, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation concernant le refus de délai de départ volontaire. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LOUIS JEUNE

10 avril 2025• 3e Section - 2e Chambre