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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

359 974

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2300275

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'EURL AES Automatismes études services, qui contestait des rappels de crédit d'impôt recherche (CIR) pour les années 2014 à 2016, d’un montant de 72 536 euros. La société invoquait une irrégularité de procédure fondée sur les articles L. 45 B et R. 45 B-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que l’éligibilité des rémunérations versées à ses dirigeants en tant que dépenses de recherche. Le tribunal a jugé que la procédure de vérification par le ministère de la recherche était régulière et que la réalité de l’affectation des dépenses à la recherche n’était pas établie, en application de l’article 244 quater B du code général des impôts. La demande de décharge a donc été rejetée.

Avocat : ALOY AVOCATS

10 avril 2025• 3ème Chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303263

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de la préfète de Vaucluse refusant de lui délivrer un certificat de résident "vie privée et familiale". Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir démontré avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite, rendant ce moyen inopérant. Sur le fond, il a estimé que les pièces produites par M. A, bien que nombreuses, étaient insuffisamment diversifiées et parcellaires pour établir une résidence habituelle et continue en France depuis plus de dix ans, condition requise par l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LONGERON

10 avril 2025• 4ème Chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2203695

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les requêtes de Mme D, agent territorial, contestant le refus du maire de Nîmes de reconnaître l’imputabilité au service de son syndrome anxiodépressif et des arrêts de travail prescrits à compter du 24 mars 2021, ainsi que l’arrêté la plaçant à demi-traitement. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, estimant que la décision de refus était suffisamment motivée et que les conditions de travail invoquées, bien que difficiles, ne présentaient pas de lien direct et certain avec la pathologie, conformément aux principes régissant l’imputabilité au service. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute de réclamation préalable, et les autres moyens (vices de procédure, délai excessif) ont été écartés. La décision s’appuie sur les dispositions de l’article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987.

Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS

10 avril 2025• 2ème chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2505237

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était requis d'enjoindre au ministre de l'intérieur de convoquer deux ressortissantes bangladaises au consulat de France à Dacca pour la délivrance de visas de long séjour, en exécution d'un jugement de 2020. En cours d'instance, le ministre a informé le tribunal avoir donné instruction à l'autorité consulaire de délivrer les visas demandés. Le juge des référés a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également condamné l'État à verser 550 euros à l'avocate des requérants au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : POLLONO

10 avril 2025
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502969

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions tendant à obtenir un document provisoire de séjour et une autorisation de travail, après que la préfète du Rhône lui a délivré un récépissé valable. Le tribunal a également condamné l'État à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative). La solution retenue est un désistement d'instance partiel et une condamnation aux frais.

Avocat : KOTOKO LOUIS

9 avril 2025
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502006

Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par M. A pour contester le refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. En cours d’instance, l’OFII a finalement accordé ces conditions, incluant l’allocation pour demandeur d’asile de manière rétroactive. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet. Il a toutefois admis M. A à l’aide juridictionnelle provisoire et condamné l’OFII à verser 800 euros à son avocat au titre de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : BALLOUL

9 avril 2025• Eloignement urgent
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400779

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, s'est prononcé sur les demandes de Mme B concernant le refus de la commission départementale des personnes handicapées du Loiret de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés et la carte mobilité inclusion. Le tribunal a rejeté les conclusions relatives à l'allocation aux adultes handicapés, estimant que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 821-5 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En revanche, la décision ne précise pas la solution retenue pour les demandes de carte mobilité inclusion, laissant ces points en suspens dans l'extrait fourni.

Avocat : CHAMPILOU

9 avril 2025• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2205358

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, voisine immédiate, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 16 août 2022 du maire de Carcans autorisant M. B à changer un garage en habitation et à en construire un nouveau. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de permis de construire, estimant que les documents fournis (vue satellitaire et photographies) permettaient à l'administration d'apprécier l'insertion du projet. Il a jugé inopérant le moyen fondé sur l'article UD 7.4 du plan local d'urbanisme, le terrain n'étant pas situé dans le secteur UDb concerné. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, considérant que l'implantation contestée du garage ne portait pas atteinte au caractère des lieux avoisinants.

Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE

9 avril 2025• 2ème Chambre
TA34Décision

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307639

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C, qui contestait la décision de la CAF de l'Hérault de ne lui accorder qu'une remise partielle de 792 euros sur un indu d'aide personnelle au logement de 1 056 euros. La requérante sollicitait une remise gracieuse totale ou partielle de sa dette, invoquant sa situation de précarité et sa bonne foi. Le tribunal a estimé que Mme C n'apportait pas de justificatifs suffisants pour établir une situation de précarité actuelle, condition cumulative avec la bonne foi pour obtenir une remise, conformément aux articles L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la demande a été rejetée.

Avocat : BELLOTTI

9 avril 2025• Vice-président CORNELOUP
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506409

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme H, ressortissante mauritanienne, contestant l'arrêté du préfet de police du 4 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des règlements européens (UE n° 604/2013) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.

Avocat : DIALLO

9 avril 2025• 8e Section - MESD
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2217284

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, propriétaire d’un logement à Épinay-sur-Seine, qui contestait un titre exécutoire émis par le CCAS pour le remboursement de frais d’hébergement de sa locataire, suite à un arrêté préfectoral de mise en sécurité de l’immeuble. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour émettre le titre et que la créance du CCAS, fondée sur les articles L. 521-3-1 et L. 521-3-2 du code de la construction et de l’habitation, était certaine et exigible, le propriétaire étant tenu d’assurer l’hébergement des occupants en cas d’interdiction d’habiter. La solution retenue confirme la légalité du titre exécutoire et rejette l’ensemble des moyens de M. B, incluant l’exception d’illégalité de l’arrêté et le caractère disproportionné de la somme.

Avocat : SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS & ASSOCIÉS

9 avril 2025• 9ème chambre (J.U)
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506465

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme D contestant l'arrêté du préfet de police du 4 mars 2025 ordonnant sa remise aux autorités italiennes, responsables de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 3-2 du règlement (UE) n° 604/2013 en raison de défaillances systémiques en Italie. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que les moyens soulevés, dont celui tiré de l'existence de défaillances systémiques, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert vers l'Italie, en application du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DIALLO

9 avril 2025• 8e Section - MESD
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2111789

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par les filles de Christiane C, décédée en cours d'instance, pour obtenir réparation des préjudices subis par leur mère suite à une faute de l'hôpital d'instruction des armées (HIA) Percy de Clamart. La faute retenue est le défaut de diagnostic d'une fracture du col du fémur lors de son passage aux urgences le 4 mars 2017, ce qui a entraîné un retard de prise en charge. Le tribunal a condamné l'État à indemniser les ayants droit pour les préjudices de Christiane C (déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, préjudice esthétique temporaire, assistance par tierce personne, frais de médecin conseil et préjudice moral) ainsi que deux de ses filles pour leur préjudice d'affection. La solution s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique, notamment l'article L. 1142-1, et du code civil.

Avocat : GUILLON

9 avril 2025• 7ème Chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2217277

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D, propriétaire d’un logement dans la tour Oberürsel à Épinay-sur-Seine, qui contestait un titre exécutoire de 5 451,60 euros émis par le CCAS pour le remboursement des frais d’hébergement d’urgence de sa locataire. Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car introduite au-delà du délai de deux mois suivant la notification du titre exécutoire, conformément à l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, les moyens soulevés par M. D, notamment l’incompétence du CCAS et les vices de forme, n’ont pas été examinés au fond. La demande de M. D a été rejetée, et aucune somme n’a été mise à la charge du CCAS au titre des frais de justice.

Avocat : SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS & ASSOCIÉS

9 avril 2025• 9ème chambre (J.U)
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411619

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du 18 juillet 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui avait retiré sa carte professionnelle d'agent de gardiennage. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que l'urgence justifiant le retrait était établie, sans qu'il soit nécessaire de communiquer le mémoire en défense déposé après la clôture de l'instruction. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : SELARL AVOCAT CHAVKHALOV

9 avril 2025• 7ème chambre
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412927

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. C A contestant le retrait de sa carte professionnelle d'agent de sécurité par le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) le 19 juillet 2024. Le requérant invoquait notamment un défaut de procédure contradictoire, une motivation insuffisante, et une erreur d'appréciation. Le tribunal, après avoir rappelé les articles L. 612-20 du code de la sécurité intérieure et L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, a rejeté la requête, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le comportement de M. A justifiait le retrait pour des motifs de sécurité publique.

Avocat : SELARL AVOCAT CHAVKHALOV

9 avril 2025• 7ème chambre
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403345

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de délivrance de la carte mobilité inclusion mention "stationnement" pour sa fille mineure sourde. Le juge a estimé que les éléments fournis, notamment la surdité et les vertiges, ne démontraient pas une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, ni un périmètre de marche inférieur à 200 mètres, comme exigé par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision a également écarté les moyens tirés du défaut de motivation et de la méconnaissance des règles de procédure, les considérant comme non fondés.

Avocat : CHAMPILOU

9 avril 2025• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500408

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise par le préfet de la Guyane le 18 décembre 2024 à l'encontre de Mme A, ressortissante chinoise. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, faute pour la requérante d'établir une vie privée et familiale stable et ancienne en France.

Avocat : PIALOU

8 avril 2025
TA25Décision

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2500012

Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de M. A, ressortissant tchadien, contestant l'arrêté du préfet du Doubs refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du manque de sérieux et de réalité des études de M. A, marquées par des échecs répétés. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : LUTZ LOUIS-MARIE

8 avril 2025• 1ère chambre
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2417021

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Moselle du 12 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les moyens dirigés contre un prétendu refus de titre de séjour, cette décision étant inexistante dans l'arrêté attaqué. Ensuite, il a écarté les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, notamment ceux tirés de l'exception d'illégalité, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, incluant les demandes d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : FALOLA

8 avril 2025• 9ème Chambre