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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

361 124

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2300896

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. C, ressortissant guyanien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pris par le préfet de la Guyane. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, en se fondant sur les délégations de signature régulièrement publiées. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la menace grave pour l'ordre public que constituait le passé judiciaire du requérant (multiples condamnations pour vols, meurtre, tentative de meurtre). La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 423-21) et les stipulations de la Convention européenne.

Avocat : PALOU

27 mars 2025• 1ère Chambre
TA86Décision

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2203241

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C, fonctionnaire d'Orange, qui contestait le rejet de sa candidature au poste de "Chef de projet ville FTTH". Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de la décision, en validant la chaîne de délégations de signature au sein de la société Orange, fondée sur la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 et le décret n° 2004-768 du 29 juillet 2004. La solution retenue confirme la légalité de la décision de rejet de candidature prise par le directeur des ressources humaines d'Orange Grand Sud-Ouest.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL LELONG DUCLOS AVOCATS

27 mars 2025• 2ème chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2301434

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Trianon promotion groupe. Celle-ci contestait la décision du maire de Villepinte du 21 décembre 2022 ayant opposé un sursis à statuer sur sa demande de permis de construire pour 54 logements. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a également estimé que le sursis à statuer était légalement fondé sur l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme, en raison d'un projet d'aménagement en cours sur le secteur.

Avocat : GIDE LOYRETTE NOUEL A.A.R.P.I

27 mars 2025• 2ème chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409477

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Sainte-Marie-d’Alloix visant à désigner un expert. Cette mesure d’expertise, jugée utile, a pour objet de déterminer les causes des désordres affectant le système de chauffage et climatisation de la salle polyvalente communale, réceptionnée en 2018, ainsi que les travaux nécessaires pour y remédier. L’expert devra notamment décrire les désordres, évaluer les préjudices et proposer une répartition des responsabilités, en vue d’un éventuel contentieux en responsabilité.

Avocat : SCP DENIAU ROBERT LOCATELLI

27 mars 2025
TA34Décision

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2206535

Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision du 24 juin 2022 par laquelle le maire de Montaud s'est opposé à la déclaration préalable de M. C pour la création d'une annexe. Le tribunal a jugé que le projet constituait une annexe, et non une extension, au sens du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), car le local n'aurait pas d'accès direct depuis la construction principale. Dès lors, le maire ne pouvait fonder son refus sur les dispositions de l'article N-2 du PLU relatives aux extensions, mais devait appliquer celles concernant les annexes. La solution retenue repose sur l'interprétation du lexique du PLU et des articles N-1, N-2 et N-3 du code de l'urbanisme.

Avocat : SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND

27 mars 2025• 1ère chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501574

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, suspend l'exécution de la décision du 10 février 2025 par laquelle le directeur du CNAPS a refusé de renouveler la carte professionnelle de M. A. La condition d'urgence est remplie car ce refus prive le requérant de son emploi d'agent de sécurité et de revenus nécessaires à son foyer. Un doute sérieux existe sur la légalité de la décision, fondée sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, en raison du caractère ancien et isolé des faits de violence reprochés, non suivis de condamnation pénale.

Avocat : GUILLOU

27 mars 2025
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2303182

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. B, gérant de la SARL AEV, qui contestait des suppléments d'impôt sur le revenu pour 2014 et 2015. L'administration fiscale avait requalifié des sommes inscrites sur ses comptes courants d'associé et sur celui de la société SEPI DEV en revenus distribués. Le tribunal a admis la substitution de base légale du a au c de l'article 111 du code général des impôts, considérant que les sommes constituaient des rémunérations ou avantages occultes. Il a jugé que l'administration apportait la preuve de l'existence de ces libéralités occultes et de leur appréhension par M. B, ce dernier ne justifiant pas de leur caractère professionnel. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux pénalités et aux frais de justice.

Avocat : ALOY AVOCATS

27 mars 2025• 3ème Chambre
TA31Décision

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2202929

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. E, agent territorial, d’une demande d’indemnisation pour le préjudice résultant du manquement de la communauté de communes Cagire Garonne Salat à son obligation de sécurité en n’aménageant pas son poste de travail malgré les préconisations médicales depuis 2013, en lien avec une maladie professionnelle reconnue. Le tribunal a examiné la responsabilité de l’employeur sur le fondement de l’article 23 de la loi du 13 juillet 1983 (repris à l’article L. 136-1 du code général de la fonction publique). La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision semble avoir ordonné une expertise médicale pour évaluer l’étendue des préjudices, comme le demandait le requérant et comme le proposait la défense.

Avocat : SCP CABINET MOUNIELOU

27 mars 2025• 6ème Chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2307936

Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a examiné les requêtes de M. C, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français et l'obligation de quitter le territoire. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la décision implicite de rejet, celle-ci ayant été remplacée par l'arrêté du 5 mai 2023. S'agissant de l'arrêté, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : GUILLOU

27 mars 2025• 11ème chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501697

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B, qui contestait le refus du CNAPS de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales, et le juge a constaté que ce désistement était pur et simple. En conséquence, il a rejeté la demande de frais présentée par M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision applique les dispositions de l'article L. 521-3 du même code.

Avocat : SELARL AVOCAT CHAVKHALOV

27 mars 2025
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501462

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A contestant son assignation à résidence. Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation, notamment au regard de sa vie privée et familiale. Bien que M. A soit devenu père d'un enfant français, il n'a pas démontré contribuer effectivement à son entretien et à son éducation, ce qui ne fait pas obstacle à son éloignement. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BERTHET-LE FLOCH

27 mars 2025• Eloignement urgent
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2202942

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. A, agent de La Poste, contestant un blâme prononcé le 8 juin 2022 pour comportement inadapté, ainsi que la suspension de son habilitation à conduire des véhicules 4RM et son changement d'affectation décidés en juillet 2022. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par La Poste, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a annulé la décision du 8 juin 2022 au motif que la procédure disciplinaire avait méconnu les dispositions de l'article L. 532-4 du code général de la fonction publique, faute pour l'administration d'avoir informé M. A de son droit à la communication de son dossier et à l'assistance d'un défenseur.

Avocat : IMBERT-GARGIULO

27 mars 2025• 4ème Chambre
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403150

Le Tribunal administratif de Dijon annule l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 14 août 2024 refusant à Mme A, ressortissante taïwanaise, la délivrance d'une carte de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise". Le tribunal juge que le préfet a fait une inexacte application de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en considérant à tort que le master en "Sciences de la vigne et du vin" obtenu par la requérante n'était pas un diplôme requis. Il enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.

Avocat : PEKETI ESSODJILOBOUWÈ

27 mars 2025• 1ère chambre
TA31Décision

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2203939

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C, qui contestait un permis de construire valant permis de démolir délivré par le maire de Toulouse pour la surélévation d’une maison. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d’une délégation régulière. Il a également jugé que le projet n’était pas soumis à la protection des abords des monuments historiques, car l’immeuble n’était ni visible depuis ces monuments ni visible en même temps qu’eux, rendant inapplicables les dispositions des articles R. 431-14 du code de l’urbanisme et L. 621-30 du code du patrimoine. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.

Avocat : FAIVRE-VILOTTE

27 mars 2025• 3ème Chambre
TA06Décision

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2306334

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les requêtes de M. et Mme C, ressortissants algériens, contestant le refus implicite puis explicite du préfet des Alpes-Maritimes de leur délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des vices de procédure. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées, que la vie privée et familiale des intéressés n'était pas disproportionnellement atteinte et que la situation de leurs enfants ne justifiait pas une protection particulière. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations des conventions internationales invoquées.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

27 mars 2025• 2ème Chambre
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2303825

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de Mme D, praticien hospitalier, contestant le refus du Centre national de gestion (CNG) de la réintégrer à l’issue de sa disponibilité. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de la décision, un défaut de motivation et une procédure irrégulière. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le poste de Mme D était toujours vacant et que sa réintégration était subordonnée à l’avis favorable des autorités médicales et administratives prévu à l’article R. 6152-59 du code de la santé publique, avis qui n’avait pas été émis. La solution retenue confirme que l’administration n’a pas commis d’erreur de droit en maintenant la requérante en disponibilité d’office faute de cet avis.

Avocat : AARPI CHOULET BOULOUYS PERRON AVOCATS

27 mars 2025• 6ème chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2203165

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A et Mme D, qui contestaient le refus implicite du préfet de Vaucluse de dresser un procès-verbal d’infraction pour un forage réalisé par M. C sur une parcelle voisine. Les requérants invoquaient des violations des codes de l’environnement, minier et de la santé publique. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, le recours ayant été introduit au-delà du délai légal de deux mois suivant la décision implicite de rejet. Aucun texte spécifique n’a été appliqué au fond, la recevabilité étant tranchée sur la base des règles de procédure administrative.

Avocat : BAILLON-PASSE

27 mars 2025• 4ème Chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412064

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante albanaise, contestant l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision n'était pas entachée d'un défaut d'examen et que le refus ne méconnaissait pas les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a considéré que, malgré l'ancienneté de sa présence et son intégration, Mme B s'était maintenue irrégulièrement en France après le rejet de sa demande d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : MUSCILLO

27 mars 2025• 3ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2212978

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société SPIE Batignolles génie civil, mandataire d’un groupement, afin de condamner la RATP au paiement du solde du lot n° T03 du marché de prolongement de la ligne 14, pour un montant total de 1 166 767,49 euros HT. Le litige portait principalement sur le paiement d’une somme de 64 487,15 euros HT issue d’un protocole transactionnel de novembre 2020, et sur une retenue de 916 336,10 euros HT que la RATP justifiait par des réserves non levées à la réception, liées à des défauts d’étanchéité. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les réserves n’avaient pas été levées et que les désordres étaient imputables au groupement, et a fixé le montant total du décompte à 91 061 369,25 euros HT, condamnant le groupement à verser 42 192,45 euros HT à la RATP. La décision applique les stipulations du CCAG travaux de la RATP et les principes du droit des marchés publics, notamment en matière de réception et de responsabilité contractuelle.

Avocat : CABINET GIDE, LOYRETTE, NOUEL (AARPI)

27 mars 2025• 4e Section - 1re Chambre
TA86Décision

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301953

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de lui reconnaître la qualité d’apatride. La requérante n’a pas apporté la preuve de son identité, les documents fournis étant contradictoires quant à son lieu et sa date de naissance. En application de l’article 1er de la convention de New York du 28 septembre 1954 et de l’article L. 582-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a estimé que l’OFPRA n’avait pas commis d’erreur d’appréciation. Les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : ASSOCIATION D'AVOCATS CIANCIARULLO-GARGADENNEC (AARPI)

27 mars 2025• 3ème chambre