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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

24 187

Décisions totales

383 581

Ordonnances

362 173

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LOEffacer tout
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406136

Le Tribunal administratif de Nice a annulé l'arrêté du 28 octobre 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes obligeait M. A, ressortissant érythréen se déclarant mineur, à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui interdit l'éloignement des étrangers mineurs de dix-huit ans. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas apporté la preuve de la majorité de M. A, en l'absence de production de l'évaluation de minorité par les services départementaux. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français a été annulée, de même que les décisions subséquentes relatives au délai de départ, au pays de destination et à l'interdiction de retour.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

10 juin 2025• 6ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401766

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A, un ressortissant togolais demandeur d'asile, qui contestait la décision de l'OFII de mettre fin à ses conditions matérielles d'accueil pour ne pas avoir rejoint l'hébergement proposé. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, en droit comme en fait, et a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation. Il a également considéré que l'OFII avait légalement appliqué les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le refus d'hébergement constituant un manquement aux exigences des autorités chargées de l'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LOUAFI RYNDINA

10 juin 2025• 2ème Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2407560

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de la société Valloire Habitat contestant le refus du maire de Maisse de lui délivrer un permis de construire pour un ensemble de 35 logements. La société invoquait notamment une erreur d'appréciation sur les places de stationnement et l'application de l'article L. 151-35 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté la demande de substitution de motifs présentée par la commune et a annulé l'arrêté de refus du 25 mars 2024. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier l'article L. 151-35, et le code de justice administrative.

Avocat : SELARL CLOIX ET MENDES

10 juin 2025• 9ème chambre
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503045

Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête en référé de M. B A, ressortissant américain, qui demandait au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui permettre de déposer une demande de titre de séjour en tant que conjoint de français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant disposait d'une attestation de prolongation d'instruction valable et n'apportait aucun élément précis justifiant une atteinte grave à ses droits. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : LELOUP

10 juin 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513040

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme E D, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 7 mai 2025 ordonnant son transfert aux autorités luxembourgeoises pour l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, qu'il ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (absence de vie privée et familiale établie en France) et qu'il ne procédait pas d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a ainsi confirmé la légalité de la décision de transfert.

Avocat : NSALOU NKOUA

10 juin 2025• 8e Section - MESD
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503971

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de la société Actimage Consulting SAS qui contestait le rejet de son offre et l'attribution du lot n° 3 "AMOA Numérique Educatif" à la société Meja par la région Grand Est. Le juge a fondé sa décision sur les articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, relatifs aux référés contractuels. Il a estimé que la version non occultée du rapport d'analyse des offres, bien qu'utile au litige, ne pouvait être soumise au contradictoire en raison du secret des affaires, conformément aux articles R. 412-2-1 et R. 611-30 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : HUGLO LEPAGE AVOCATS SAS

10 juin 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2304807

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de l'association des contribuables du Dourdannais en Hurepoix et de M. Macan, qui demandaient l'annulation de deux délibérations du conseil municipal de Dourdan des 15 décembre 2022. La première délibération approuvait rétroactivement la cession de parcelles à la SNC Dourdan Vacances, et la seconde approuvait un protocole transactionnel fixant une indemnité de 500 000 euros. Le tribunal a opposé une fin de non-recevoir, jugeant que les requérants ne pouvaient contester par un recours pour excès de pouvoir des actes détachables d'un contrat administratif, cette voie n'étant pas ouverte aux tiers. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.

Avocat : CABINET ASLOR

10 juin 2025• 1ère chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306826

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B et M. F visant à annuler le permis de construire délivré par le maire de Rumilly à la SAS Holdec pour un immeuble collectif de 17 logements. Les requérants contestaient notamment la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU) relatives aux prospects, à la hauteur, au stationnement et à l'insertion du projet. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en s'appuyant sur les dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du PLU. La demande de frais de justice présentée par les requérants a également été rejetée.

Avocat : SELARL BALLALOUD-ALADEL

10 juin 2025• 2ème Chambre
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2401235

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS Neptune d’une demande de remboursement d’un crédit de TVA de 45 613 euros. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement, conduisant le tribunal à inviter la société à confirmer le maintien de sa requête. Faute de réponse dans le délai d’un mois, la SAS Neptune est réputée s’être désistée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 10 juin 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement.

Avocat : CABINET D'AVOCATS DELOITTE

10 juin 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502701

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C et Mme B. Ces derniers demandaient d'enjoindre à la commune de Loudéac de prendre des mesures pour faire cesser les nuisances sonores provenant du terrain de football Louis Chevé, situé à proximité de leur propriété. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les nuisances étant anciennes et les requérants n'ayant pas démontré une aggravation récente ou un péril imminent pour leur santé. Il a également considéré que la mesure sollicitée, visant à restreindre l'usage d'un équipement public, se heurtait à une contestation sérieuse et à l'intérêt général.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GUILLOTIN LE BASTARD

10 juin 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2507634

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a rappelé que la condition d'urgence n'est présumée que pour les demandes de renouvellement de titre de séjour, et non pour une première demande comme en l'espèce. M. A n'ayant pas justifié de circonstances particulières caractérisant une nécessité rapide, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : DIALLO

10 juin 2025
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-23NT00045

Avocat : HUGLO LEPAGE AVOCATS SAS

6 juin 2025• 2ème Chambre
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2316745

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a donné acte du désistement d'office de la requête de la SARL Hillion Industrie, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (2018-2020) et des rappels de TVA (2018). La société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la notification de la demande prévue à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Le désistement, considéré comme pur et simple, a été constaté sur le fondement du 1° de l'article R. 222-1 du même code.

Avocat : DELOFFRE

6 juin 2025
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301363

Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de Mme E C et autres, qui demandaient la condamnation du CHU de Besançon ou, à titre subsidiaire, de l'ONIAM, pour le décès de M. C survenu après une autogreffe et une infection au Covid-19 contractée en mars 2020. Les requérantes invoquaient des fautes du CHU (absence de report de l'autogreffe, défaut d'information) et, à défaut, la solidarité nationale pour infection nosocomiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions, estimant que le CHU n'avait pas commis de faute et que l'infection au Covid-19 ne présentait pas un caractère nosocomial au sens de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, excluant ainsi toute indemnisation par l'ONIAM. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner une expertise.

Avocat : MAYER-BLONDEAU GIACOMONI DICHAMP MARTINVAL

6 juin 2025• 1ère chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504378

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B, ressortissant belge, contestant l'arrêté du préfet du Haut-Rhin du 25 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, avec une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens communs à l'ensemble des décisions, jugeant que la délégation de signature était régulière et la motivation suffisante. Il a également rejeté les moyens spécifiques, considérant que le comportement de M. B, interpellé pour des faits de violences conjugales et agression sexuelle, constituait une menace pour l'ordre public justifiant la mesure d'éloignement sur le fondement de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été rendue en application de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et du même code.

Avocat : BLOCH

6 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500559

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le juge a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant la décision suffisamment motivée et proportionnée au regard de la situation personnelle et familiale du requérant. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : LOPY

6 juin 2025• Eloignement 72 heures
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2213102

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme B, agent contractuel d’un EHPAD, d’une demande indemnitaire de 60 000 euros pour des fautes liées à l’exécution et à la rupture de son contrat. Elle invoquait notamment l’absence de revalorisation salariale, le non-respect du délai de prévenance, un licenciement irrégulier et des agissements vexatoires. L’EHPAD a soulevé l’irrecevabilité de certaines conclusions et contesté le bien-fondé des moyens. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de Mme B, estimant que les fautes alléguées n’étaient pas établies ou que les préjudices n’étaient pas justifiés, et a mis à sa charge les frais de procédure. La décision s’appuie notamment sur le décret n°91-155 du 6 février 1991 et le décret n°2008-824 du 21 août 2008.

Avocat : DILLOARD

6 juin 2025• 3ème chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-23PA02754

Avocat : BOUKHELOUA

6 juin 2025• 9ème Chambre
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2204918

Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de sursis à statuer du maire de Villeneuve-les-Béziers du 1er août 2022, opposée à une demande de division en vue de construire. Le tribunal constate que le sursis a épuisé ses effets, le maire ayant ensuite refusé la demande par un arrêté du 31 octobre 2024 devenu définitif. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation. La commune est condamnée à verser 1 000 euros aux requérants au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS & ASSOCIES

6 juin 2025
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2506495

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par trois sociétés (SARL 2B, SCI Al Madone et SCI Les Cézardières) afin d'obtenir une mesure provisoire de pompage régulier de leur réseau d'assainissement unitaire, obstrué au niveau de la RD 113, et dont les débordements génèrent des risques sanitaires et environnementaux. Les requérantes estiment que la communauté d'agglomération Saint-Germain-Boucles-de-Seine, compétente en matière d'assainissement collectif, est tenue de remédier à cette situation, d'autant qu'elles s'acquittent de la redevance. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'ordonnance s'inscrit dans le cadre des pouvoirs du juge des référés pour ordonner toute mesure utile et urgente, en application des articles L. 521-3 et L. 511-2 du code de justice administrative, ainsi que du code général des collectivités territoriales.

Avocat : CABINET HUGLO LEPAGE AVOCATS SAS

6 juin 2025