LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2204918

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2204918

vendredi 6 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2204918
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSELARL MAILLOT AVOCATS & ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de sursis à statuer du maire de Villeneuve-les-Béziers du 1er août 2022, opposée à une demande de division en vue de construire. Le tribunal constate que le sursis a épuisé ses effets, le maire ayant ensuite refusé la demande par un arrêté du 31 octobre 2024 devenu définitif. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation. La commune est condamnée à verser 1 000 euros aux requérants au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 septembre 2022, M. A B et M. C B, représentés par la Selarl Lysis Avocats, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision prise le 1er août 2022 par le maire de la commune de Villeneuve-les-Béziers en tant qu'elle leur oppose un sursis à statuer à leur demande de division en vue de construire sur un terrain cadastré AO407 au motif que le projet est de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse la réalisation d'une opération d'aménagement de densification et de réinvestissement urbain prévue dans la révision générale du PLU ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Villeneuve-les-Béziers une somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du CJA.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 mars 2025, la commune de Villeneuve-les-Béziers, représentée par la Selarl Maillot Avocats, conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer sur la requête, à titre subsidiaire, au rejet de la requête et, en toutes hypothèses, à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient :

- à titre principal, qu'à l'issue de la période de validité du sursis à statuer en litige, les consorts B ont confirmé leur demande et que par un nouvel arrêté en date du 31 octobre 2024, elle s'est opposé à cette demande. Cette décision étant devenue définitive, le sursis a fini de produire ses effets,

- à titre subsidiaire, les moyens ne sont pas fondés.

Par un mémoire, enregistré le 16 mai 2025, M. A B et M. C B, représentés par la Selarl Lysis Avocats, concluent au non-lieu à statuer sur la requête et à ce que soit mise à la charge de la commune de Villeneuve-les-Béziers la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que par délibération du 8 juillet 2024, la délibération du 10 juillet 2023 arrêtant le projet de PLU a été retiré.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 3º Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ()5° statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que par décision du 31 octobre 2024 devenue définitive, le maire de la commune de Villeneuve-les-Béziers a refusé la demande des consorts B présentée après l'expiration de la durée de validité de la décision de sursis à statuer en litige du 1er août 2022. La décision de sursis à statuer ayant épuisé ses effets, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions des requérants tendant à l'annulation de la décision prise le 1er août 2022.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de condamner la commune de Villeneuve-les-Béziers à verser la somme de 1 000 euros aux requérants sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative. En revanche, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants la somme demandée par la commune de Villeneuve-les-Béziers au titre de ces mêmes dispositions.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A B et de M. C B tendant à l'annulation de la décision prise le 1er août 2022 par le maire de la commune de Villeneuve-les-Béziers en tant qu'elle leur oppose un sursis à statuer.

Article 2 : La commune de Villeneuve-les-Béziers versera à M. A B et à M. C B la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à M. C B et à la commune de Villeneuve-les-Béziers.

Fait à Montpellier, le 6 juin 2025.

La présidente de la 1ère Chambre,

F. Corneloup

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier le 6 juin 2025.

La greffière,

A. Junon

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions