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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 298 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 298

Décisions totales

383 581

Ordonnances

296 457

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LOEffacer tout
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515654

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions tendant à la suspension de la décision du 4 août 2025 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) avait refusé le renouvellement de sa carte professionnelle d’agent privé de sécurité. Ce désistement fait suite à la délivrance, en cours d’instance, d’une nouvelle carte professionnelle valable jusqu’en 2030. Dans les circonstances de l’espèce, le tribunal a condamné le CNAPS à verser à M. A... la somme de 2 000 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL AVOCAT CHAVKHALOV

22 octobre 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400561

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation, pour obtenir l'exécution de cette décision. Le requérant invoque l'absence de proposition de logement adaptée à ses besoins et à ceux de son fils en situation de handicap. Le tribunal applique les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat. Il rejette l'argument du préfet selon lequel le refus d'une première proposition serait abusif, en retenant que le motif invoqué par M. B... (environnement dangereux pour son enfant fragile) est légitime. Par conséquent, le tribunal ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône de loger ou reloger M. B... sous astreinte, et condamne l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : GOGUILLOT

22 octobre 2025
TA104Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2500269

Cette décision du Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie (1ère chambre) porte sur deux requêtes de Mme A..., agent public évincé par un arrêté du 26 juillet 2022 annulé pour illégalité. Dans la première requête (n°2500269), la requérante demande une provision au titre des traitements non perçus et des congés non pris pour la période d'août 2022 à septembre 2024. Dans la seconde (n°2500270), elle sollicite la condamnation de la Nouvelle-Calédonie à réparer les préjudices résultant de cette éviction illégale. Le tribunal rejette la demande de provision, estimant que l'obligation est sérieusement contestable en l'absence de service fait et en raison de l'incertitude sur le montant net dû. Il rejette également la demande indemnitaire au fond, considérant que la Nouvelle-Calédonie a accepté le principe de l'indemnisation et proposé une transaction, rendant le litige sans objet. Les textes appliqués incluent l'article R. 541-1 du code de justice administrative et l'arrêté n° 1066 du 22 août 1953 sur les congés.

Avocat : SELARL LOIC PIEUX

21 octobre 2025• 1ère CHAMBRE
TA106Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501758

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 1er septembre 2025 suspendant le permis de conduire de M. B... pour six mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant, agent titulaire de la fonction publique territoriale, n'établit pas que le permis de conduire est indispensable à l'exercice de sa profession ni qu'il se trouve dans l'impossibilité absolue d'effectuer tout déplacement professionnel. Il relève également que l'arrêté répond à des exigences de sécurité routière, eu égard à la gravité de l'infraction commise (dépassement de vitesse d'au moins 40 km/h). Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : CHARLOT

21 octobre 2025
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2301075

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme H... I... et autres, qui demandaient la condamnation de l’État à leur verser 100 000 euros en réparation des préjudices moraux subis suite à la maladie et au décès de leur père et grand-père, Jean I..., exposé aux rayonnements ionisants lors d’essais nucléaires en Polynésie française en 1970. Le tribunal a jugé que leur créance était prescrite, le délai quadriennal de la loi du 31 décembre 1968 ayant commencé à courir au plus tard le 29 octobre 2015, date de la demande auprès du CIVEN, sans cause interruptive valable. Par suite, la requête a été rejetée, y compris les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

21 octobre 2025• 3ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502380

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, est saisi par M. C... d'une demande d'expertise médicale visant à évaluer l'ensemble des préjudices résultant d'une péricardite survenue après une vaccination anti-Covid, dont le lien de causalité avec le vaccin n'est pas contesté par l'ONIAM. Le requérant conteste la date de consolidation fixée au 4 mars 2022 par l'ONIAM, arguant du caractère récidivant de sa pathologie et de ses répercussions neuropsychologiques. La solution retenue par le tribunal consiste à ordonner une mesure d'expertise afin de déterminer la date de consolidation et l'étendue des préjudices, cette mesure étant jugée utile pour éclairer le litige.

Avocat : PLOUTON

20 octobre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2208479

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme H... D... épouse J... et de ses enfants, qui demandaient la condamnation de l'État à réparer leurs préjudices moraux et matériels consécutifs au décès de M. F... J..., survenu en 1993 des suites d'un cancer du côlon. Le tribunal a estimé que leur créance indemnitaire, fondée sur une faute de l'État liée à l'exposition aux rayonnements ionisants lors d'essais nucléaires en Polynésie française, était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968. Le point de départ de la prescription quadriennale a été fixé au 1er janvier 1994, et les requérants n'ont pas justifié d'un acte interruptif de prescription avant leur réclamation du 7 mars 2022. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

20 octobre 2025• 10ème chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306765

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la région Bretagne. Celle-ci sollicitait la condamnation de la SA EDF à lui verser une provision de 410 000 euros pour la restauration du marégraphe Solidor et de sa passerelle, situés dans l'estuaire de la Rance. Le juge a estimé que l'obligation dont se prévalait la région n'était pas suffisamment certaine, compte tenu des contestations sérieuses soulevées par EDF, notamment sur la propriété de l'ouvrage, l'étendue des obligations contractuelles issues de la concession de 1956, et le montant des travaux. La requête a donc été rejetée, et la région a été condamnée à verser 1 500 euros à EDF au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL CLOIX & MENDES-GIL

17 octobre 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 503490

Avocat : BOUILLOT

17 octobre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:503490.20251017• 5ème chambre jugeant seule
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505476

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la requête de M. A..., un ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que l’urgence et l’utilité de la mesure étaient caractérisées, car l’absence de récépissé de demande de titre de séjour plaçait le requérant dans une situation de vulnérabilité et d’insécurité administrative. Il a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. A... un récépissé de demande de titre de séjour dans un délai de huit jours, sans toutefois l’assortir d’une autorisation de travail, conformément aux articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La demande d’astreinte a été rejetée, et l’État a été condamné à verser 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

17 octobre 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2302112

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. B... et la société Mare du Saule d’une demande d’indemnisation pour le préjudice subi suite à la contamination d’un lot de sarrasin par le prosulfocarbe, un produit phytosanitaire. Les requérants invoquent la responsabilité pour faute de l’État et de l’ANSES, notamment en raison de la délivrance et du maintien d’autorisations de mise sur le marché de produits à base de prosulfocarbe, ainsi que l’insuffisance des mesures de gestion du risque. À titre subsidiaire, ils invoquent la responsabilité sans faute pour préjudice anormal et spécial. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le litige s’inscrit dans le cadre du règlement (CE) n° 1107/2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

17 octobre 2025• 4 ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2300186

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C... qui demandait l'annulation de la décision du 24 mars 2022 refusant d'annuler un colloque universitaire et une indemnisation de 8 000 euros. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, la décision de refus d'annulation d'un colloque ne constituant pas une décision administrative défavorable devant être motivée au sens de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que la présidente de l'université, en vertu de l'article L. 712-2 du code de l'éducation, ne pouvait annuler le colloque qu'en cas de risque de trouble à l'ordre public, ce qui n'était pas établi en l'espèce. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : LEBLOND

16 octobre 2025• 3ème Chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2201056

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté les requêtes de la SARL GAD, qui contestait le refus de l’État de lui attribuer les aides du fonds de solidarité et de l’aide aux coûts fixes, ainsi que sa demande d’indemnisation pour préjudice moral. Le tribunal a jugé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables faute de réclamation préalable et qu’aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’absence de motivation, de l’incompétence de l’auteur des décisions ou de la rupture d’égalité devant les charges publiques, n’était fondé. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l’administration et des décrets des 30 mars 2020, 24 mars 2021 et 3 novembre 2021 relatifs au fonds de solidarité et à l’aide aux coûts fixes.

Avocat : MAILLOT

16 octobre 2025• 1ère chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2301343

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la société Teknic Elec Union d’un litige l’opposant à l’office public de l’habitat de Lunéville concernant l’exécution de lots de réhabilitation thermique. La société demandait notamment la réception judiciaire des ouvrages, la décharge des pénalités infligées et le paiement de factures impayées. L’office public de l’habitat a soulevé une exception de non-lieu à statuer et une fin de non-recevoir, sans que la décision ne précise la solution retenue sur le fond. Les textes invoqués incluent le code de la commande publique et le cahier des clauses administratives générales Travaux.

Avocat : LOMBARD

16 octobre 2025• Chambre 3
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2400690

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les recours de M. B... contestant un indu de RSA de 5 973,19 euros et une amende administrative de 300 euros qui lui avaient été infligés par le département de l’Aveyron pour défaut de déclaration d’aides familiales et du produit d’une vente d’objets. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, jugeant que la notification de l’indu était régulière au regard des articles R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale et R. 262-92-1 du code de l’action sociale et des familles, et que les ressources non déclarées devaient être prises en compte pour le calcul du RSA, sans que le requérant puisse invoquer un droit à l’erreur en l’absence de bonne foi établie. La solution retenue confirme la légalité des décisions contestées.

Avocat : LEBLOND SEBASTIEN

15 octobre 2025• Cellule juge unique
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 501763

Avocat : SCP BUK LAMENT - ROBILLOT

15 octobre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:501763.20251015• 6ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 503378

Avocat : SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON

15 octobre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:503378.20251015• 7ème chambre jugeant seule
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2210424

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par les sociétés Allianz Iard et Sodiplan pour obtenir réparation des préjudices subis lors du blocage de l'accès à un centre commercial à Cabriès les 17 et 18 novembre 2018 par des manifestants "gilets jaunes". Le tribunal a jugé que ces événements constituaient un attroupement au sens de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, et que les actes de blocage, constitutifs du délit d'entrave à la circulation prévu à l'article L. 412-1 du code de la route, ouvraient droit à indemnisation. En conséquence, l'État a été condamné à verser 2 376,81 euros à la société Sodiplan et 22 841,29 euros à la société Allianz Iard, cette dernière étant subrogée dans les droits de son assurée.

Avocat : SCP SOULIE COSTE-FLORET & AUTRES

15 octobre 2025• 8ème chambre
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510843

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a constaté que la décision « 48 SI » lui avait été régulièrement notifiée le 26 mars 2022 par pli recommandé présenté à son domicile, et que le délai de recours contentieux de deux mois était expiré lors de l'introduction de sa requête le 29 juillet 2025. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative et les articles R. 421-1 et R. 421-5 du même code.

Avocat : SCP ABCG - ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

15 octobre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319496

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SASU Trustweb, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2018-2020. La société, active dans la billetterie en ligne, soutenait agir en tant qu'intermédiaire opaque (agissant en son nom propre mais pour le compte d'autrui) au sens de l'article 256 du code général des impôts, et invoquait une insuffisance de motivation de la proposition de rectification. Le tribunal a écarté le moyen de procédure, jugeant la proposition de rectification suffisamment motivée au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le rejet de la requête implique que le tribunal n'a pas fait droit aux arguments de la société concernant son statut d'intermédiaire ou l'application de la doctrine administrative.

Avocat : CABINET GUELOT & BARANEZ AVOCATS ASSOCIES (AARPI)

15 octobre 2025• 1re Section - 3e Chambre