24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 187
Décisions totales
383 581
Ordonnances
364 472
Avec résumé IA
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS
Avocat : GUILLOT
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 30 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens tirés de la méconnaissance du principe du contradictoire et du droit d'être entendu étaient inopérants ou non fondés. Il a également estimé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DIALLO
Avocat : FLORENT VERDIER
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d'admettre son époux au bénéfice du regroupement familial. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant les articles L. 434-2, L. 434-7 et R. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'époux ne disposant pas d'un titre de séjour d'une durée d'au moins un an. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LOUAFI RYNDINA
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, cette disposition ne s'appliquant qu'aux institutions de l'Union. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance du niveau d'assimilation de la requérante, au regard de l'article 21-15 du code civil et de l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : ALEXOPOULOS
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du syndicat S.U.D. santé sociaux Maine et Loire-Mayenne, qui demandait l'annulation de la note d'information n° 2022-10 du 21 janvier 2022 du CHU d'Angers. Cette note fixait les modalités de majoration exceptionnelle des heures supplémentaires réalisées dans le cadre de la lutte contre la 5ème vague de l'épidémie de covid-19, en application des décrets n° 2021-1709 du 18 décembre 2021 et n° 2021-287 du 16 mars 2021. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de consultation des instances, l'insuffisance de motivation, et la violation du principe d'égalité, n'étaient pas fondés. En conséquence, la requête a été rejetée et les conclusions du syndicat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été écartées.
Avocat : FLOCH
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Aztec - Le Conseil Pour Les Projets, d'abord en référé précontractuel, puis en référé contractuel, pour contester son éviction d'un marché public d'assistance à maîtrise d'ouvrage passé par la commune de Saint-Joseph. Le juge a constaté que le contrat avait été signé le 10 avril 2025, avant l'introduction de la requête initiale en référé précontractuel, rendant cette première action irrecevable. Saisi ensuite sur le fondement des articles L. 551-13 et suivants du code de justice administrative, le tribunal a examiné les moyens soulevés par la société requérante, notamment l'irrégularité du rejet de son offre et un conflit d'intérêts. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la société Aztec, considérant que les moyens invoqués ne se rattachaient pas à un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence, seuls susceptibles d'être utilement soulevés dans le cadre du référé contractuel.
Avocat : LABEJOF-LORDINOT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SAS Biogen France d’une demande de restitution de 55 570 euros de TVA, qu’elle estimait avoir indûment acquittée sur des remises conventionnelles versées à l’URSSAF. La société soutenait que ces remises, constituant des réductions de prix, devaient être exclues de la base d’imposition à la TVA, conformément à l’article 267 du code général des impôts et à la directive 2006/112/CE. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’administration avait correctement calculé la TVA en incluant celle-ci dans le montant des remises, faute pour la société d’avoir émis des factures rectificatives ou des avoirs. La solution retenue confirme que le montant des remises versées, sans mention de TVA, est réputé inclure la taxe, et que la restitution ne peut excéder le montant effectivement acquitté.
Avocat : HOGAN LOVELLS LLP
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, estimant que la simple demande de rendez-vous en ligne ne constitue pas une demande de titre de séjour susceptible de faire naître une décision implicite. En l'absence de délai légal imposant à l'administration de fixer un rendez-vous, le silence gardé ne peut être contesté par un recours pour excès de pouvoir. La solution est fondée sur les articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 7 mai 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a annulé cette décision, estimant qu'elle était disproportionnée et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Il a relevé que le préfet n'avait pas suffisamment pris en compte la situation personnelle de M. B, notamment sa qualité de père d'un enfant français né en janvier 2025, au regard des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GUILLOT JOELLE
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par l'association Alerte Orange métairie Royan et des riverains pour contester un arrêté du maire de Royan autorisant la démolition partielle de bâtiments et la construction de logements et commerces. Les requérants invoquaient notamment l'irrégularité de l'avis du bureau d'études, l'incompatibilité du projet avec l'OAP, des risques de sécurité routière et une méconnaissance des règles de stationnement. Le tribunal a pris acte du désistement de deux requérants et a examiné la recevabilité des autres, notamment l'intérêt à agir de l'association et de Mme C. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a informé les parties de la possibilité de surseoir à statuer en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, ce qui suggère un vice régularisable.
Avocat : BERNARD-CHATELOT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 18 janvier 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour "salarié" de M. C, ressortissant bangladais, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal juge que le préfet a méconnu l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. C, involontairement privé d'emploi après un contrat à durée indéterminée, pouvait bénéficier d'une prolongation d'un an de son titre de séjour. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté contesté.
Avocat : GUILLOU
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A contestant le permis de démolir et de construire délivré par le maire de Royan à la SCCV Royan Perche pour un projet immobilier. Le tribunal a d'abord jugé que M. A justifiait d'un intérêt à agir en tant que voisin immédiat. Sur le fond, il a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'incomplétude du dossier, de la méconnaissance des articles AU-4, AU-6, AU-7, A2 et B2 du règlement du PLU, de l'incompatibilité avec l'OAP, et de la violation des articles R. 111-2 et R. 111-5 du code de l'urbanisme. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C B comme manifestement irrecevable pour tardiveté. Le requérant contestait la décision "48 SI" du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté que cette décision, qui mentionnait les voies et délais de recours, avait été régulièrement notifiée à M. B le 10 avril 2019, et que sa requête, enregistrée le 27 septembre 2022, était hors du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP ABCG ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait un rapport d'expertise médicale et demandait la condamnation du centre hospitalier Le Corbusier de Firminy pour infection nosocomiale. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation du rapport d'expertise, celui-ci n'étant pas un acte administratif susceptible de recours. Sur le fond, il a estimé que l'existence d'une infection nosocomiale n'était pas établie et que les préjudices invoqués n'étaient pas imputables à un manquement de l'hôpital. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Avocat : SELARL GILLES PEYCELON
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision de la Fédération française d’équitation (FFE) du 16 août 2023 excluant sa sélection pour les championnats d’Europe de dressage. Par un mémoire enregistré le 7 mai 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 13 mai 2025. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.
Avocat : AARPI DARROIS VILLEY MAILLOT BROCHIER
Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 26 octobre 2023 par lequel le préfet de police a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant tunisien. Le tribunal juge que ce refus, fondé sur des condamnations pénales, porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il relève notamment la présence continue de M. A en France depuis plus de vingt ans, sa scolarité complète sur le territoire et ses attaches familiales stables. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle dans un délai de deux mois.
Avocat : SOHLOBJI
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SASU Faïence Carrelage Peinture du Bâtiment, qui contestait une décision de la direction départementale des finances publiques de l'Essonne statuant sur son opposition à poursuites. Le juge a estimé que cette décision n'était pas un acte détachable de la procédure de recouvrement fiscal et ne pouvait donc faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir, rendant les conclusions irrecevables. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
Avocat : BOUKOULOU