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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

328 205

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513625

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... contestant sa radiation du dispositif « Accompagner et Reloger les Publics Prioritaires » (ARPP) par la Ville de Paris. La requérante soutenait une erreur manifeste d’appréciation, mais le tribunal a jugé que la décision de radiation, fondée sur le refus d’une proposition de logement social, était conforme aux dispositions des articles L. 441-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation ainsi qu’à la convention d’attribution parisienne du 1er septembre 2021. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de Mme B..., incluant ses demandes d’annulation, d’injonction et de frais de justice.

Avocat : LE BEL ESQUIVILLON

30 janvier 2026• 6e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316393

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. F... E... et sa famille d'une demande d'indemnisation pour les préjudices résultant du refus illégal de délivrance de visas de long séjour (réunification familiale) et du délai anormalement long d'examen de leurs demandes. Le tribunal a reconnu que l'illégalité des refus de visa constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La solution retenue est une condamnation de l'État à réparer les préjudices subis, en application des principes de la responsabilité pour faute et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : POLLONO

30 janvier 2026• 12eme chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301054

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de M. A... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017-2018. Le litige portait sur la déductibilité de charges réintégrées par l'administration fiscale dans le cadre d'un contrôle de la société Active Construction, dont M. A... était gérant et associé. Le tribunal a jugé que la charge de la preuve incombait au requérant, qui n'avait pas répondu à la proposition de rectification, et qu'il n'apportait pas la preuve de la réalité et du caractère déductible des dépenses litigieuses. La solution retenue s'appuie sur les articles 39 du code général des impôts et R. 194-1 du livre des procédures fiscales.

Avocat : GUILLOT

30 janvier 2026• 3ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600031

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B..., ressortissant équato-guinéen, contestant l'arrêté du préfet du Nord l'assignent à résidence dans l'arrondissement de Lille. Le juge a relevé que les obligations de pointage et de présence imposées par l'arrêté étaient incompatibles avec le suivi de sa formation universitaire à Valenciennes. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté d'assignation à résidence, considérant qu'il portait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et à la continuité de son parcours académique. Cette décision est fondée sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BENKHELOUF

30 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600032

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B..., de nationalité équato-guinéenne, contestant l'arrêté préfectoral du 1er janvier 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen de sa situation et une erreur manifeste d'appréciation au regard de son parcours académique. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 613-1 et suivants.

Avocat : BENKHELOUF

30 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2300634

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par Mme C... de deux recours en excès de pouvoir contre des arrêtés des 19 avril 2022 et 8 juin 2023 par lesquels le maire d'Aubière ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de Mme A... pour la création d'une terrasse et d'une ouverture en façade. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la commune, estimant que le dépôt d'une nouvelle demande ne retire pas automatiquement l'autorisation précédente. Il a ensuite examiné la recevabilité des requêtes et, après avoir vérifié l'intérêt à agir de la requérante, a statué sur le fond en appliquant les dispositions du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais les débats ont porté sur la complétude du dossier, le respect des règles d'implantation des ouvertures et d'architecture, ainsi que sur une éventuelle fraude.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

30 janvier 2026• Chambre 2
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600078

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. et Mme D... contre un permis de construire et un permis modificatif délivrés par le maire de Villefranque pour une maison individuelle. Les requérants, voisins du projet, invoquaient notamment une méconnaissance du plan local d'urbanisme et un défaut de délégation de signature, mais le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des arrêtés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence ou la recevabilité de la requête au fond.

Avocat : PECASSOU LOGEAIS AVOCATS

30 janvier 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601346

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de la SAS Rinku Design qui demandait la suspension de la décision du préfet des Bouches-du-Rhône accordant le concours de la force publique pour son expulsion. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'une copie de la requête au fond, en violation des dispositions de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a donc fait application de l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans instruction ni audience.

Avocat : SELARL MARCHESSAUX-CONCA-CARILLO

30 janvier 2026
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2200809

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête des consorts G... qui demandaient la condamnation de l'État à les indemniser des préjudices résultant de la maladie et du décès de M. A... G..., ancien militaire exposé aux essais nucléaires en Polynésie française. La juridiction a jugé que la créance était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le délai de prescription ayant commencé à courir à compter du décès en 1994, sans que la reconnaissance ultérieure par le CIVEN en 2018 ne constitue une cause interruptive. À titre subsidiaire, le tribunal a estimé que les requérants ne pouvaient se prévaloir de la présomption d'imputabilité prévue par la loi du 5 janvier 2010 dans le cadre d'une action en responsabilité de droit commun, et que le lien de causalité direct entre l'exposition et la pathologie n'était pas établi.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

30 janvier 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600134

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Doubs ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de sa demande d'asile, ainsi que son assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions de transfert et d'assignation à résidence.

Avocat : LUTZ LOUIS-MARIE

30 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600135

Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 15 janvier 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le juge a estimé que le requérant n'établissait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de justifier de liens suffisamment stables et anciens en France. En conséquence, les décisions subséquentes (refus de délai, fixation du pays, interdiction de retour) n'ont pas été jugées illégales par voie de conséquence. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LUTZ LOUIS-MARIE

30 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600261

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi en référé suspension d'une décision de la société Orange France déclarant une agente inapte à toutes fonctions et la mettant à la retraite d'office pour invalidité non imputable au service. La requérante invoquait l'urgence, caractérisée par une perte immédiate de revenus et une situation familiale et financière précaire, et soulevait plusieurs moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le juge des référés a fait droit à la demande, suspendant l'exécution de la décision attaquée. Il a retenu que l'administration n'avait pas justifié avoir procédé à un examen individuel de la situation de l'agent avant de prononcer la mise à la retraite d'office, s'estimant en situation de compétence liée, ce qui constitue une erreur de droit de nature à créer un doute sérieux.

Avocat : PAWLOTSKY

30 janvier 2026
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506504

Le Tribunal administratif de Rennes a annulé l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 4 mars 2025 refusant un titre de séjour à Mme B..., ressortissante géorgienne, et les mesures d'éloignement associées. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas l'ancienneté du séjour de l'intéressée (plus de sept ans) et son excellente intégration scolaire, justifiant la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 423-23 du CESEDA. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, avec injonction au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai d'un mois.

Avocat : BERTHET-LE FLOCH

30 janvier 2026• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600293

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C... contestant l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine ordonnant son transfert en Allemagne. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur l'application du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BERTHET-LE FLOCH

30 janvier 2026• Eloignement urgent
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2201192

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SARL Zourite et de ses gérants, qui demandaient l'annulation du refus de la région Réunion de leur verser les aides des volets 1 et 2 du fonds de solidarité régionale (FSR) tourisme. Le tribunal a estimé que les requérants ne justifiaient pas avoir déposé une demande préalable auprès de la région, rendant le refus non contestable. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées. La décision s’appuie sur le code général des collectivités territoriales et le code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : LOMARI LAURA-EVA

30 janvier 2026• 3ème chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502187

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension présentées par Mme A... contre la décision implicite du ministre de la justice refusant de rétablir son traitement. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante n’apportant pas la preuve de difficultés financières graves malgré la privation de traitement depuis novembre 2023. Par ailleurs, aucun doute sérieux n’a été retenu quant à la légalité de la décision, le placement en disponibilité d’office étant justifié par l’épuisement des droits à congé de maladie et l’absence de présentation à une expertise médicale. Les textes invoqués (décrets n° 86-442 du 14 mars 1986 et n° 2022-353 du 11 mars 2022) n’ont pas été jugés méconnus.

Avocat : LOUZE-DONZENAC

30 janvier 2026
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2201004

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. D..., M. B... et de la SARL « Zourite » contestant la résiliation de leur convention d'occupation temporaire par la SPL Tamarun. La juridiction a constaté que les conclusions principales, tendant à la reprise des relations contractuelles, étaient devenues sans objet car la convention était arrivée à son terme. Par ailleurs, les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables en l'absence de demande préalable auprès de l'administration, conformément au principe de liaison du contentieux. Enfin, la requête a été rejetée comme irrecevable pour défaut de ministère d'avocat, en application de l'article R. 431-2 du code de justice administrative.

Avocat : LOMARI LAURA-EVA

30 janvier 2026• 3ème chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400415

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation de la commune de Petit-Canal pour avoir mis fin à sa procédure de recrutement par détachement. Le tribunal a jugé qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'oblige une collectivité territoriale à prononcer le recrutement d'un agent par la voie du détachement, même après que l'administration d'origine a établi l'arrêté de détachement. En conséquence, la décision du maire de ne pas nommer la requérante n'a pas constitué une faute de nature à engager la responsabilité de la commune. La requête a donc été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : COTELLON

30 janvier 2026• 1ère Chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400386

Le Tribunal Administratif de Pau annule la décision du 28 août 2023 par laquelle le préfet des Pyrénées-Atlantiques a rejeté la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. B., ressortissant algérien. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait légalement fonder son refus sur l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, inapplicable aux Algériens, mais qu’il aurait pu exercer son pouvoir discrétionnaire de régularisation. En l’espèce, le préfet n’a pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en estimant que M. B. ne justifiait ni de considérations humanitaires ni de motifs exceptionnels, et la décision ne méconnaît pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La requête est rejetée.

Avocat : DIALLO

30 janvier 2026• CHAMBRE 2
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2600695

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. C..., un jeune majeur isolé, d’une demande de suspension de la décision du président du département de Seine-et-Marne refusant sa prise en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance. Le requérant invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison de sa situation de vulnérabilité et de sa scolarisation en cours. Le département n’a pas produit de mémoire en défense. Par une ordonnance, le juge des référés a donné acte du désistement pur et simple de M. C... pour l’une des requêtes et, pour l’autre, a constaté que la condition d’urgence n’était pas établie, rejetant ainsi la demande de suspension. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles.

Avocat : COQUILLON

30 janvier 2026