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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

329 597

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600916

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la commune des Pavillons-sous-Bois, qui demandait une expertise sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La demande visait à obtenir une mission d’expertise pour constater des dommages affectant des existants, mais cette mission n’a pas été reprise à l’identique dans les dispositions modifiées par le décret n° 2023-468 du 16 juin 2023. La requête a été jugée irrecevable car fondée sur un texte abrogé, sans préjudice de la possibilité pour la commune de présenter une nouvelle requête mieux fondée.

Avocat : LOIRÉ - HENOCHSBERG

16 janvier 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515217

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Bouches-du-Rhône concernant la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant arménien. Le juge a retenu que l'urgence était présumée en raison du refus de renouvellement du titre de séjour étudiant et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-21 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : RUDLOFF

16 janvier 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405164

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B..., réfugiée guinéenne, contestant le refus de visa de long séjour pour son fils mineur au titre de la réunification familiale. La commission de recours avait motivé son refus par l'absence de preuve de l'exercice de l'autorité parentale et du droit de garde par la requérante. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les jugements guinéens postérieurs, confiant la garde et l'autorité parentale exclusive à Mme B..., ne pouvaient être pris en compte car ils ne se bornaient pas à constater une situation préexistante. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, 8 de la CESDH et 3-1 de la CIDE n'étaient pas fondés.

Avocat : POLLONO

16 janvier 2026• 8ème chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2305103

Le Tribunal Administratif de Rouen était saisi par la société Valoeure d’un recours en excès de pouvoir contre un titre de recette émis par le Syndicat mixte pour l’étude et le traitement des ordures ménagères (SETOM) de l’Eure, visant à recouvrer des pénalités pour non-respect des seuils de rejets atmosphériques. Le tribunal a jugé que les pénalités litigieuses devaient être calculées conformément à l’article 69 de la convention de concession de service public du 15 janvier 2019, lequel prévaut sur les dispositions contradictoires de l’annexe contractuelle. En conséquence, il a annulé le titre de recette n°364 émis le 30 octobre 2023 et a déchargé la société Valoeure de l’obligation de payer la somme de 739 500 euros. Cette décision s’appuie sur les principes généraux du droit des contrats administratifs et les stipulations contractuelles applicables.

Avocat : LOIRÉ - HENOCHSBERG

16 janvier 2026• 4 ème Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514257

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de l'Essonne du 23 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le sous-préfet bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le droit d'être entendu, l'intéressé ayant été interpellé en flagrant délit de stupéfiants. Enfin, la mesure a été considérée comme proportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la menace à l'ordre public.

Avocat : LOEHR

16 janvier 2026• Reconduites à la frontière
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00640

Avocat : OLOUMI & AVOCATS ASSOCIÉS

15 janvier 2026• 1ère chambre - formation à 3
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00691

Avocat : OLOUMI & AVOCATS ASSOCIÉS

15 janvier 2026• 3ème chambre - formation à 3
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403572

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a estimé que le préfet avait valablement substitué la base légale de sa décision en se fondant sur son pouvoir discrétionnaire de régularisation, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étant inapplicable aux Algériens, régis par l'accord franco-algérien de 1968. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été confirmé dans son intégralité.

Avocat : LE GLOAN

15 janvier 2026• 8ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2515258

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Essonne de lui remettre son titre de séjour en qualité de conjoint de français. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante se bornant à invoquer le stress et l'impossibilité de trouver un emploi, sans justifier de circonstances particulières. Il a également relevé que la demande de titre de séjour en qualité de conjoint de français devait être effectuée via le téléservice prévu par l'arrêté du 31 mars 2023 pris en application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LOUAFI RYNDINA

15 janvier 2026
TA80Décision

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2505497

Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Oise de délivrer à M. A... un récépissé de demande de titre de séjour, conformément à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée, s'agissant du renouvellement d'un titre de séjour, et que la mesure était utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. La décision s'appuie sur les articles L. 422-10 et L. 422-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la délivrance d'une carte de séjour pour création d'entreprise.

Avocat : WACQUIER LOUIS

15 janvier 2026
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302732

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A..., agent contractuel de la commune de Royan, qui demandait 30 000 euros en réparation de préjudices liés à la gestion de sa carrière. La requérante invoquait notamment l'illégalité d'un arrêté rétroactif de placement en congé sans traitement, un défaut de reclassement après son inaptitude, et une erreur dans le calcul de son indemnité de licenciement. Le tribunal a jugé que la commune n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité, en se fondant sur les dispositions du décret n°88-145 du 15 février 1988 et du code général de la fonction publique.

Avocat : BERNARD-CHATELOT

15 janvier 2026• 3ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600293

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... pour suspendre la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, la requérante s’est désistée de ses conclusions principales après que le préfet a produit une attestation de prolongation d’instruction. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, sans tenir d’audience, et a condamné l’État à verser 600 euros à Mme A... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Avocat : LONCLE

15 janvier 2026
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600913

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la commune des Pavillons-sous-Bois, qui demandait une expertise sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La demande visait à obtenir une mission d’expertise pour constater d’éventuels dommages affectant des existants pendant des travaux, mais cette mission n’a pas été reprise dans les dispositions modifiées par le décret n° 2023-468 du 16 juin 2023. En l’absence de fondement juridique applicable, la requête a été jugée irrecevable.

Avocat : LOIRÉ - HENOCHSBERG

15 janvier 2026
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2202591

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A... B... veuve D... d'une demande de condamnation du CIVEN à l'indemniser, sur le fondement de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, des préjudices subis par son époux décédé d'un cancer du cerveau après avoir travaillé en Polynésie française. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le CIVEN avait renversé la présomption légale de causalité en démontrant, par des mesures de surveillance anthroporadiamétriques et radiotoxicologiques suffisantes, que l'exposition de M. D... aux rayonnements ionisants n'avait pas pu atteindre le seuil de 1 mSv par an. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de la loi du 5 janvier 2010 et du code de la santé publique.

Avocat : SELARL TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU

15 janvier 2026• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2201005

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B... veuve A... d'une demande de condamnation du CIVEN à l'indemniser des préjudices subis par son époux décédé d'un cancer du poumon, qu'elle attribue à son exposition aux rayonnements ionisants lors de son service militaire en Polynésie française. Le tribunal a examiné l'application de la présomption de causalité prévue par la loi du 5 janvier 2010. Il a jugé que le CIVEN n'avait pas démontré que les conditions concrètes d'exposition de M. A... étaient de nature à renverser cette présomption, notamment en raison de l'absence de surveillance radiobiologique individuelle suffisante sur l'atoll de Hao. Par conséquent, le tribunal a reconnu le droit à indemnisation et, avant de statuer sur le montant, a ordonné une expertise médicale pour évaluer l'ensemble des préjudices subis, conformément aux dispositions de la loi du 5 janvier 2010 et du code de justice administrative.

Avocat : SELARL TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU

15 janvier 2026• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304729

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la demande de M. A..., ancien militaire affecté en Polynésie française, qui sollicitait l'indemnisation de sa myélodysplasie sur le fondement de la présomption de causalité instituée par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative aux victimes des essais nucléaires. Le tribunal a jugé que, bien que la présomption soit applicable, le CIVEN a démontré, au vu des conditions concrètes d'exposition et des données scientifiques, que la dose annuelle reçue par M. A. était inférieure à 1 mSv, renversant ainsi cette présomption. En conséquence, la requête a été rejetée, le lien de causalité entre l'exposition et la pathologie n'étant pas établi. Les textes appliqués incluent la loi du 5 janvier 2010 et ses modifications ultérieures, ainsi que le code de la santé publique.

Avocat : SELARL TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU

15 janvier 2026• 1ère chambre
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2500208

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. C..., agent territorial, qui demandait la condamnation de la communauté de communes Aure-Louron pour des préjudices résultant de l’illégalité de deux arrêtés : l’un refusant de reconnaître l’imputabilité au service de son accident du 16 novembre 2020, l’autre le plaçant en disponibilité d’office. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la collectivité, estimant que le caractère définitif de l’arrêté du 15 juin 2021 ne faisait pas obstacle à l’engagement de la responsabilité pour faute. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a statué sur le fond en application des principes de la responsabilité administrative et du code de justice administrative.

Avocat : CABINET MOUNIELOU

15 janvier 2026• CHAMBRE 2
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401517

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné le recours de Mme B... contre le refus du département de l'Orne de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». La requérante contestait la décision du 5 avril 2024 rejetant son recours préalable, au motif qu'elle estimait remplir les conditions médicales requises. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le handicap de Mme B... n'entraînait pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, ni ne lui imposait d'être accompagnée ou de recourir systématiquement à des aides techniques, conformément à l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et à l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

Avocat : STEPHANIE LELONG

15 janvier 2026• 3ème chambre JU
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500088

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté préfectoral du 9 décembre 2024 ordonnant son expulsion. Le juge a estimé que, malgré la volonté d’amendement du requérant, ses condamnations pénales répétées (notamment pour violences aggravées) caractérisaient une menace grave pour l’ordre public justifiant l’expulsion. La décision s’appuie sur les articles L. 631-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et n’a pas méconnu l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : LOUARD FLORIAN

15 janvier 2026• 1ère chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600047

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande du préfet du Gard visant à ordonner l'expulsion sans délai de Mme A... du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) qu'elle occupait sans titre. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, compte tenu du délai de 14 mois écoulé entre la mise en demeure infructueuse et l'introduction du recours, et de la situation de grande vulnérabilité de l'intéressée, atteinte d'un cancer métastasé. La solution retenue écarte l'application des articles L. 552-2 et L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au profit de la protection de l'état de santé de l'occupante.

Avocat : LONGERON

15 janvier 2026