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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

332 770

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404934

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour réunification familiale à Mme B... A..., concubine alléguée d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Les requérants invoquaient la méconnaissance des articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une erreur d'appréciation du lien familial et une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le ministre de l'intérieur pouvait légalement fonder le refus sur l'absence de certitude quant à l'identité de la concubine en raison de discordances entre les déclarations et les documents d'identité. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la réunification familiale.

Avocat : POLLONO

11 décembre 2025• 9ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306637

Le Tribunal Administratif de Montpellier a condamné la SARL Tropic Auto à verser 85 442,53 euros à la SA Aéroport Montpellier méditerranée pour l'occupation sans droit ni titre du domaine public aéroportuaire. La société défenderesse, n'ayant pas produit de mémoire malgré une mise en demeure, est réputée avoir acquiescé aux faits. La solution retenue se fonde sur l'article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques, qui prohibe l'occupation irrégulière du domaine public et oblige l'occupant à réparer le préjudice causé. Le tribunal a ainsi accordé l'indemnité réclamée, couvrant les redevances impayées et l'indemnité d'occupation pour la période postérieure à la convention.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS & ASSOCIES

11 décembre 2025• 4ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508406

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 18 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de dix ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3 et L. 613-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, en se fondant sur les dispositions du CESEDA et la convention européenne.

Avocat : ABDOULOUSSEN

11 décembre 2025• PROCEDURES 96 H H / 48 H
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302702

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de Mme C..., M. A... et des époux F... tendant à l'annulation de la délibération du 15 décembre 2022 par laquelle Rennes Métropole a approuvé la modification n°1 de son plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants soulevaient plusieurs vices de procédure, notamment l'insuffisance de l'ordre du jour et des convocations, le défaut de transmission aux personnes publiques associées, et l'absence de seconde enquête publique. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance des objectifs de la concertation était inopérant et que les autres moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires, sans application des textes spécifiques mentionnés.

Avocat : MIALOT

11 décembre 2025• 3ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302851

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation de la délibération du 15 décembre 2022 par laquelle Rennes métropole a approuvé la modification n° 1 de son plan local d'urbanisme, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le requérant contestait le classement de sa propriété en espace d'intérêt paysager et écologique sur le fondement des articles L. 151-19 et L. 151-23 du code de l'urbanisme, et l'institution d'un emplacement réservé n° 127. Le tribunal a jugé que ces classements n'étaient ni disproportionnés ni entachés d'erreur manifeste d'appréciation, et a également écarté les fins de non-recevoir soulevées par la métropole. La demande de M. A... a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : MIALOT

11 décembre 2025• 3ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506422

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D..., ressortissant arménien, contestant l'arrêté préfectoral du 18 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le directeur adjoint des étrangers bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement était légale, le droit au maintien du requérant ayant pris fin suite au rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA, en application des articles L. 611-1, L. 542-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, l'interdiction de retour d'un an a été validée, le tribunal estimant que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard des critères des articles L. 612-8 et L. 612-10 du même code.

Avocat : BERTHET-LE FLOCH

11 décembre 2025• 3ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301832

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la société civile immobilière Bella Vista d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du maire de Roquebrune-Cap-Martin constatant la caducité de son permis de construire, ainsi que contre le rejet de son recours gracieux. La société requérante a finalement présenté un désistement pur et simple de ses conclusions, ce dont le tribunal lui a donné acte. En conséquence, la société Bella Vista a été condamnée à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LOISEAU SOPHIE

11 décembre 2025• 2ème Chambre
TA06Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502529

Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 14 mars 2024, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n’avait pas réexaminé la situation de Mme A... B... ni saisi la commission du titre de séjour, comme cela lui avait été enjoint. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 150 euros par jour de retard à l’encontre du préfet s’il ne justifie pas de l’exécution complète du jugement dans un délai de quinze jours. L’État a également été condamné à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

11 décembre 2025• 2ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504218

Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 6 février 2025, constate que le préfet des Alpes-Maritimes a délivré à M. B... un titre de séjour portant la mention « salarié » au lieu de la mention « vie privée et familiale » prescrite. Estimant que le jugement n’est pas complètement exécuté, le tribunal prononce une astreinte de 150 euros par jour de retard à l’encontre du préfet s’il ne justifie pas de l’exécution complète dans un délai de quinze jours. Cette décision est fondée sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

11 décembre 2025• 2ème Chambre
TA104Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2500158

Le Tribunal Administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par la société calédonienne de transports (SCT) d’une demande de condamnation du syndicat mixte des transports urbains (SMTU) du grand Nouméa à lui verser des sommes au titre de la revalorisation de sa rémunération pour les années 2022 et 2023, fondée sur une clause d’indexation des prix prévue au marché de transport scolaire n°19-M-48. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en raison de sa tardiveté, estimant que le marché avait été soldé le 22 février 2024 et que la SCT n’avait pas adressé de mémoire en réclamation dans le délai de trente jours prévu à l’article 34 du cahier des clauses administratives générales. La solution retenue s’appuie sur les stipulations contractuelles et les règles de procédure applicables aux marchés publics en Nouvelle-Calédonie.

Avocat : SELARL LOIC PIEUX

11 décembre 2025• 1ère CHAMBRE
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2500575

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme A... qui contestait son affectation au service droit et protection des femmes, décidée par le président de la province Nord le 17 février 2025. Le tribunal a jugé que cette mesure, prise par une autorité compétente, ne constituait pas une sanction disciplinaire déguisée mais un simple changement d'affectation pour les besoins du service, conformément à l'article 56 de l'arrêté n° 1065 du 22 août 1953. Il a également écarté les moyens tirés du défaut de motivation et du vice de procédure, estimant que la mutation n'était pas soumise à l'obligation de motivation ni à la consultation préalable de la commission administrative paritaire. Enfin, le tribunal a rejeté les autres moyens, dont celui fondé sur l'article 65 de l'arrêté de 1953, et a conclu que la décision n'était entachée d'aucun détournement de pouvoir.

Avocat : SELARL LOIC PIEUX

11 décembre 2025• 1ère CHAMBRE
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2208703

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande indemnitaire de M. A..., reconnu prioritaire pour un logement d'urgence, qui estimait que l'État avait failli à son obligation de relogement. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que la carence de l'État n'était pas établie, car les propositions de logement avaient été faites et que le requérant avait finalement été relogé le 31 mars 2023. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, relatifs au droit au logement opposable.

Avocat : GUILLOT-PATRIQUE

11 décembre 2025• Ch 9B Magistrat statuant seul
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502806

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par Mme et M. B... d’une demande d’exécution d’une ordonnance du 22 avril 2025, qui enjoignait au préfet des Alpes-Maritimes de leur délivrer un récépissé de demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le préfet a produit deux autorisations provisoires de séjour délivrées le 9 juillet 2025, suivies d’arrêtés de refus de titre et d’obligation de quitter le territoire. Le juge des référés a constaté que l’ordonnance initiale avait été exécutée, rendant sans objet la demande d’exécution sous astreinte. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer et rejeté les conclusions accessoires.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

11 décembre 2025
TA06Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504642

Le Tribunal administratif de Nice était saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 27 mars 2025, qui avait annulé le refus du préfet des Alpes-Maritimes d’enregistrer la demande de titre de séjour de M. A... et lui avait enjoint de procéder à cet enregistrement. Le requérant s’est toutefois désisté de l’ensemble de ses conclusions par un mémoire du 27 octobre 2025. Ce désistement étant pur et simple, le tribunal en a donné acte par un jugement du 11 décembre 2025, sans se prononcer sur le fond de l’exécution.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

11 décembre 2025• 2ème Chambre
TA104Décision

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2500220

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie rejette la requête de M. B..., attaché, qui contestait le refus implicite du président du gouvernement de reporter ses congés annuels non pris en raison d’un arrêt maladie imputable au service. Le tribunal écarte le moyen tiré du défaut de motivation, faute de demande de communication des motifs. Il juge que l’article 5 de l’arrêté n° 1066 du 22 août 1953 ne permet le report de congés que dans le cadre spécifique d’un congé de 90 ou 60 jours ouvrables, ce que M. B... n’a pas sollicité. Enfin, il écarte l’invocation de la directive européenne 2003/88/CE, inapplicable en Nouvelle-Calédonie, et rejette les autres moyens.

Avocat : SELARL LOIC PIEUX

11 décembre 2025• 1ère CHAMBRE
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209710

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la société Allianz Iard et la Caisse d’épargne CEPAC d’une demande d’indemnisation pour les dégradations et vols subis par une agence bancaire lors de la manifestation des « gilets jaunes » du 8 décembre 2018 à Marseille. Les requérantes invoquaient la responsabilité sans faute de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, relatif aux dommages causés par des attroupements. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les dommages ne résultaient pas de manière directe et certaine des crimes ou délits commis par les attroupements ou rassemblements identifiés, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l’État sur ce fondement.

Avocat : SCP SOULIE COSTE-FLORET & AUTRES

11 décembre 2025• 8ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405171

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... A... et Mme C... A... contestant le refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale. La commission de recours était régulièrement composée et sa décision suffisamment motivée. Le tribunal a jugé que la demande de visa ne pouvait être examinée au regard du droit d'asile, la procédure de réunification familiale étant distincte. La décision a été prise en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LE FLOCH

11 décembre 2025• 9ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519673

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa (CRRV) confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale à Mme F... et ses enfants mineurs. Le juge a estimé que la condition d'urgence, invoquée par les requérants en raison de la séparation familiale et de la situation de précarité dans un camp de réfugiés, n'était pas suffisamment établie pour justifier une suspension. En conséquence, la requête a été rejetée, incluant les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GANGLOFF

11 décembre 2025
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501395

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne était saisi par M. B... d’une requête en plein contentieux visant à contester une décision de la CAF de la Haute-Marne du 1er avril 2025, qui maintenait un trop-perçu de 1 149,58 euros et prévoyait des retenues mensuelles. Le tribunal a relevé d’office l’irrecevabilité de la requête, faute pour le requérant d’avoir exercé un recours administratif préalable obligatoire avant de saisir le juge, conformément aux dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens soulevés par M. B..., notamment ceux relatifs à la prescription ou à la motivation des décisions.

Avocat : SELARL BOCQUILLON-BOESCH-GROMEK

11 décembre 2025• Juge unique - 1ère chambre
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301096

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a annulé la décision de la commune de Saint-Flour, révélée par un courriel du 22 mai 2023, de modifier l’emplacement de la foire annuelle du 2 juin. Le tribunal a jugé que cette décision, bien que non formalisée par un arrêté, constituait un acte faisant grief et que le syndicat requérant avait intérêt à agir. La solution retenue se fonde sur la méconnaissance de l’article L. 2224-18 du code général des collectivités territoriales, qui impose une consultation préalable des organisations professionnelles intéressées avant tout transfert de marché. L’absence de cette consultation a privé le syndicat d’une garantie et a entaché la décision d’un vice de procédure, entraînant son annulation.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

11 décembre 2025• Chambre 2