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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

793 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

793

Décisions totales

383 581

Ordonnances

266 267

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LUEffacer tout
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2300389

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par la société EDF d’un recours en plein contentieux visant à contester un titre exécutoire émis par l’ASA du canal de Ventavon Saint Tropez pour un montant de 191 497,81 euros. En cours d’instance, la société EDF s’est désistée purement et simplement de sa requête, désistement enregistré le 28 octobre 2024. Par ordonnance du 25 juin 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a rejeté les conclusions de l’ASA au titre de l’article L. 761-1 du même code. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.

Avocat : SELARL BLUM-ENGELHARD-DE CAZALET

25 juin 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409682

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A contestant la décision du ministre de l'intérieur du 12 juin 2024 constatant un solde de points nul et l'invalidation de son permis de conduire. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives aux infractions des 26 avril 2013 et 22 juillet 2021, les points correspondants ayant été restitués avant l'introduction de la requête. Pour les autres infractions, le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points a été écarté comme inopérant, la notification n'affectant pas la légalité des retraits. La requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LUDOT

24 juin 2025• 4ème chambre, JU
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2416514

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant angolais, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Sarthe de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a constaté que la demande de M. C était dépourvue d'utilité dès son introduction, car le préfet avait déjà rejeté sa demande d'admission au séjour le 28 mai 2025, décision faisant l'objet d'un recours distinct. En conséquence, toutes les conclusions de la requête ont été rejetées.

Avocat : BISALU

23 juin 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2300735

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation pour un préjudice subi lors d’une prise en charge au centre hospitalier universitaire de Rouen, à la suite d’une erreur médicale (injection de Noradrénaline au lieu de Déxaméthasone). Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’hôpital pour faute médicale, mais a rejeté le moyen tiré du défaut d’information, estimant que l’obligation d’information ne portait pas sur un tel incident iatrogène. La solution retenue est fondée sur les articles L. 1111-2 du code de la santé publique et les principes de la responsabilité administrative.

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

19 juin 2025• 3 ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2300766

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B contestant un titre de perception de 81 652 euros émis pour le remboursement d'un indu de pension de retraite. Le tribunal a jugé que le titre de perception était suffisamment motivé, car il se référait au certificat de suspension de la pension et en précisait le motif et les montants. Il a également estimé que la prescription quadriennale prévue à l'article L. 93 du code des pensions civiles et militaires de retraite ne s'appliquait pas en raison de l'omission du requérant de déclarer ses revenus d'activité. En conséquence, le tribunal a confirmé la légalité de la créance et rejeté l'ensemble des demandes de M. B, y compris celle relative aux frais de justice.

Avocat : LUCCHINI JENNIFER

18 juin 2025• MSS 5ème chambre M. TERRAS
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2311494

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contestant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 1 978,57 euros réclamé par la CAF des Hauts-de-Seine. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le courrier du 4 mai 2021, qui n'était pas une décision faisant grief. Sur le fond, le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et du vice de procédure. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives à l'APL et du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : CHARLUET-MARAIS FLORENCE

18 juin 2025• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2407503

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné l'opposition de Mme B à une contrainte émise par la CAF des Hauts-de-Seine pour un indu d'aide personnalisée au logement et de primes (fin d'année et Covid) de 2019 à 2021, d'un montant total de 11 683,43 euros. La requérante contestait le bien-fondé de l'indu en soutenant que son époux avait quitté le domicile conjugal en 2015 et résidait à l'étranger, ce qui excluait la prise en compte de ses revenus. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la CAF avait correctement appliqué les dispositions du code de la construction et de l'habitation (notamment l'article L. 823-1) et les décrets relatifs aux primes, qui imposent de prendre en compte les ressources du conjoint vivant habituellement au foyer, sans que Mme B n'apporte la preuve d'une rupture de la communauté de vie.

Avocat : CHARLUET-MARAIS FLORENCE

18 juin 2025• Pole Social (JU)
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2302773

**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Strasbourg statue sur la demande d'indemnisation de Mme A, victime d'une infection nosocomiale contractée lors d'une intervention chirurgicale en 2019. L'ONIAM conteste l'opposabilité de l'expertise réalisée par la commission de conciliation et d'indemnisation, invoquant son caractère non contradictoire, et sollicite une nouvelle expertise avant dire droit. Le tribunal, appliquant les articles L. 1142-1-1 et suivants du code de la santé publique, ordonne une expertise complémentaire pour évaluer l'état de santé non consolidé de la requérante et déterminer le taux d'incapacité permanente, condition préalable à l'indemnisation par la solidarité nationale. La solution retenue est un sursis à statuer dans l'attente des résultats de cette expertise.

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

17 juin 2025• 5e chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301409

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande d'indemnisation de M. A, qui sollicitait 30 000 euros du CHU de Besançon pour un retard de diagnostic d'un accident vasculaire cérébral survenu en septembre 2017. La juridiction a considéré, sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, qu'aucune faute n'était établie, car la symptomatologie initiale ne permettait pas un diagnostic immédiat par un médecin non spécialiste. Le tribunal a relevé que le diagnostic avait été posé dès l'aggravation des symptômes, sans délai fautif. La requête a donc été rejetée, incluant les conclusions accessoires.

Avocat : LUTZ LOUIS-MARIE

17 juin 2025• 1ère chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301312

Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par Mme A d’une opposition à une contrainte émise par la CAF des Hauts-de-Seine pour le recouvrement d’indus d’allocation de logement familiale (ALF) et d’allocation de rentrée scolaire (ARS). Le tribunal a d’abord relevé d’office son incompétence pour connaître de la contestation relative à l’indu d’ARS, renvoyant ce litige au juge judiciaire en application des articles L. 142-8 et L. 511-1 du code de la sécurité sociale. S’agissant du surplus des conclusions portant sur les indus d’ALF, le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour Mme A d’avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès de la commission de recours amiable, conformément à l’article R. 825-1 du code de la construction et de l’habitation. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : CHARLUET-MARAIS

17 juin 2025• Juge unique 2ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313344

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. C D, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles il a été assujetti en tant qu'ayant droit de son père, au titre des années 2008 à 2013, pour des revenus non déclarés détenus dans un trust aux Bahamas. Le tribunal écarte comme inopérants les moyens tirés des articles 768 et 792-0 bis du code général des impôts, relatifs aux droits de succession, dans le cadre d'un litige portant sur l'impôt sur le revenu. Il rejette également le moyen fondé sur le principe de divisibilité des dettes successorales, l'administration ayant réclamé le paiement à hauteur de la seule quote-part du requérant dans la succession. En conséquence, les conclusions à fin de décharge et les demandes accessoires sont rejetées.

Avocat : CABINET CLAUDE DUMONT BEGHI (SELUR)

17 juin 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200713

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS Sixbap, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021. La société avait acquis un hôtel-restaurant à Ajaccio dans le but de le revendre après travaux de restructuration en lots commerciaux et d'habitation. Le tribunal a jugé que l'inexploitation de l'immeuble n'était pas indépendante de la volonté de la société, car elle résultait de son projet de revente, et a donc refusé l'application de l'exonération prévue au I de l'article 1389 du code général des impôts.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

12 juin 2025• Magistrat statuant seul
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2104080

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. et Mme C, agissant pour leur fils B, afin d'obtenir réparation des préjudices résultant d'une infection nosocomiale à Bacillus cereus contractée lors de son séjour en réanimation néonatale au CHRU de Tours. Le tribunal a jugé que l'infection était constitutive d'un accident médical non fautif ouvrant droit à indemnisation au titre de la solidarité nationale, sur le fondement du II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, dès lors que le taux d'incapacité permanente de l'enfant excéderait 25 %. En conséquence, il a condamné l'ONIAM à verser aux requérants une provision de 20 000 euros pour le préjudice d'impréparation et a rejeté les conclusions dirigées contre le CHRU de Tours, faute de faute établie.

Avocat : ECS AVOCATS - ECOUTE CONSEILS & SOLUTIONS

12 juin 2025• 4ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2300425

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. H, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer pour des préjudices subis suite à une intervention chirurgicale de prothèse de hanche en juin 2018. Le tribunal a reconnu un manquement de l'hôpital à son obligation d'information, en application de l'article L. 1111-2 du code de la santé publique, mais a limité l'indemnisation aux seuls préjudices directement liés à ce défaut d'information, soit une majoration de deux jours d'hospitalisation et des souffrances endurées. En conséquence, le tribunal a condamné l'hôpital à verser à M. H une somme de 28 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire, rejetant le surplus de ses demandes, y compris la demande d'expertise complémentaire.

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

11 juin 2025• 6ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2301783

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de l'association WORLD FITNESS contestant son assujettissement à l'impôt sur les sociétés, à la TVA et à la cotisation foncière des entreprises. L'association soutenait être exonérée de ces impôts commerciaux en raison de sa gestion désintéressée et de son activité de rééducation fonctionnelle pour personnes handicapées, distincte d'un club sportif lucratif. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de décharge, considérant que l'association exerçait une activité lucrative dans des conditions similaires à celles d'entreprises commerciales, la rendant passible des impôts contestés sur le fondement des articles 206, 1447 et 256 du code général des impôts. Il a également jugé que les moyens relatifs à la prescription et à la régularité de la procédure de recouvrement étaient infondés.

Avocat : CABINET LUZELLANCE

10 juin 2025• 7ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2301374

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B et Mme D d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles ils avaient été assujettis au titre de l’année 2017. Par un mémoire enregistré le 23 mai 2025, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur instance. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait, en a donné acte par un jugement du 10 juin 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à prendre acte de la volonté des parties de mettre fin au litige.

Avocat : SELARLU SCPS

10 juin 2025• 7ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2301348

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné la requête des consorts A visant à engager la responsabilité du CHU de Bordeaux pour le décès de Mme J A survenu le 8 février 2019. Les requérants soutenaient que le CHU avait commis une faute en ne prenant pas en charge la patiente le 6 février 2019, entraînant un retard de soins et une perte de chance de survie de 10%. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute du CHU de Bordeaux, en application de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, et a condamné l'établissement à indemniser les préjudices subis par Mme A et ses ayants-droits, incluant le déficit fonctionnel temporaire, les souffrances endurées et les préjudices d'affection, avec un abattement correspondant au taux de perte de chance retenu.

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

10 juin 2025• 5ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501306

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer la prise en charge de Mme D par le CHU de Montpellier avant son suicide, survenu le 14 avril 2024. La demande de M. D, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile pour déterminer si les soins prodigués ont pu contribuer au décès. L’expert devra notamment examiner la conformité des diagnostics et traitements aux données de la science, le risque d’autolyse, et l’information donnée au patient. En revanche, la demande de communication du dossier médical par injonction a été rejetée, cette communication étant destinée à l’expert et non ordonnée par le juge.

Avocat : LUGAGNE DELPON

10 juin 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502895

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de la société Courchevel Sundance Lodge qui sollicitait la désignation d’un expert pour évaluer les préjudices liés à la construction d’un centre de vacances par la commune. Le juge a estimé que cette expertise était prématurée, les travaux n’étant pas assez avancés pour permettre une évaluation probante des préjudices allégués (notamment la perte de vue et d’ensoleillement). La décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d’ordonner toute mesure utile d’expertise, mais dont l’utilité n’était pas établie en l’état.

Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT

6 juin 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2205122

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande indemnitaire des époux A, propriétaires riverains d’un arrêt de bus scolaire, qui invoquaient des troubles de jouissance et une perte de valeur vénale de leur bien. La juridiction a jugé que les nuisances alléguées, liées à la fréquentation de l’arrêt par un faible nombre d’élèves, n’excèdent pas les inconvénients normaux supportés par les riverains d’un ouvrage public en milieu rural. S’agissant de la demande d’injonction visant à faire cesser l’empiètement irrégulier de l’ouvrage sur leur propriété, le tribunal a constaté l’emprise irrégulière et son caractère non régularisable. Il a toutefois estimé que la démolition entraînerait une atteinte excessive à l’intérêt général, en raison de l’utilité de l’ouvrage pour la desserte scolaire, et a donc rejeté cette demande. La décision s’appuie notamment sur les principes de la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage public et sur le code de l’expropriation.

Avocat : MATRAND LUCILE

5 juin 2025• 3 ème Chambre