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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 519 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 519

Décisions totales

383 581

Ordonnances

268 717

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LUEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529742

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet des Yvelines du 25 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a d’abord refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle, faute pour le requérant d’avoir présenté sa demande dans le délai requis. Sur le fond, la décision a été examinée au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions à fin d’annulation.

Avocat : VELUT-PERIES

19 décembre 2025• Section 8 - Chambre 1
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405559

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... épouse C... contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour au titre du regroupement familial. La commission s'était fondée sur le motif que les documents d'état civil présentés n'étaient pas authentiques. Le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation, car les éléments du dossier établissaient que l'acte d'état civil produit était dépourvu de force probante, sans que la requérante n'apporte la preuve contraire. La décision s'appuie sur les articles L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 47 du code civil.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : NZASHI LUHUSU

19 décembre 2025• 9ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514848

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi de deux requêtes en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) visant à suspendre des arrêtés du maire de Draveil autorisant l’euthanasie des chiens « Sébastien » et « Simba ». Les requérantes contestaient la légalité de ces décisions, invoquant notamment une insuffisance de motivation, une erreur de droit et une erreur manifeste d’appréciation, au regard des articles L. 211-11, L. 211-12 et L. 211-14-2 du code rural et de la pêche maritime. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans le texte fourni, mais les requêtes visaient à faire reconnaître l’urgence et l’existence de moyens sérieux, en soutenant que les chiens ne relevaient pas de la catégorie des chiens dangereux et que l’évaluation comportementale était contestable.

Avocat : BLUTEAU

19 décembre 2025
CAA59Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-25DA00378

Avocat : SELAS FASQUEL ET DUGLUE

18 décembre 2025• 4e chambre - formation à 3
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA02229

Avocat : MASILU LOKUBIKE

18 décembre 2025• 7ème chambre
CAA13Décision

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA02478

Avocat : SCP D'AVOCATS CGCB & ASSOCIES MARSEILLE;SELARL BLUM - ENGELHARD - DE CAZALET;SELARL LANDOT & ASSOCIES

18 décembre 2025• 1ère chambre - formation à 3
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2312647

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 28 septembre 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a classé sans suite la demande de titre de séjour de M. A..., un ressortissant algérien. Le tribunal juge que le motif de refus fondé sur l’absence d’exécution d’une précédente mesure d’éloignement constitue une erreur de droit, car aucune disposition du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ne subordonne l’examen d’une demande à cette condition. Il estime également que la demande n’était pas abusive ou dilatoire, compte tenu des éléments nouveaux présentés par le requérant, notamment la scolarité de son enfant et son insertion professionnelle. La décision est annulée sur le fondement des articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : LUCIANO

18 décembre 2025• 11ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303131

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... contestant son arrêté de radiation du corps des assistants ingénieurs et de réintégration dans son corps d'origine. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de vice de procédure et de défaut d'examen particulier de la situation. Il a jugé que le refus de titularisation pour insuffisance professionnelle, fondé sur l'article L. 327-4 du code général de la fonction publique, était légal. La décision a donc confirmé la mesure prise par le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Avocat : CARLUIS

18 décembre 2025• 5e Section - 1re Chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503448

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné le recours en excès de pouvoir de M. B..., ressortissant afghan, contre un arrêté de la préfète du Rhône ordonnant son transfert aux autorités suédoises, responsables de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment l'absence d'habilitation de l'agent ayant mené l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, la présence de deux agents lors de cet entretien, et des défaillances systémiques en Suède. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision de transfert était légale. La solution retenue confirme l'application du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CHERAMY LUCRÈCE

18 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504512

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant burkinabé, contestant l'arrêté du préfet du Cher du 14 avril 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. S'agissant de l'obligation de quitter le territoire, le juge a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), compte tenu de sa courte présence en France (moins de deux ans) et de l'absence de lien familial stable et pérenne établi sur le territoire. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TALUREAU

18 décembre 2025• 1ère chambre
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2301332

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme B..., directrice des soins, qui contestait son changement d'affectation et demandait réparation pour harcèlement moral. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions en annulation de la décision de refus de réaffectation, la décision implicite de rejet ayant seulement lié le contentieux indemnitaire. Sur le fond, les éléments présentés n'ont pas permis d'établir l'existence d'agissements répétés constitutifs de harcèlement moral au sens des articles L. 133-1 et L. 133-2 du code général de la fonction publique, le changement d'affectation étant justifié par l'intérêt du service. La demande indemnitaire a donc été rejetée.

Avocat : PLUMASSEAU

18 décembre 2025• 2ème Chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400356

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. A..., sapeur-pompier professionnel, d’une demande d’annulation du refus implicite du service d’incendie et de secours de la Martinique de lui accorder la protection fonctionnelle. Le requérant invoquait des faits de harcèlement moral, fondés sur l’article L. 133-2 du code général de la fonction publique, et soutenait que sa hiérarchie avait porté atteinte à ses droits et à sa dignité. Le tribunal a rejeté l’exception de prescription quadriennale soulevée par le défendeur, la jugeant inopérante pour un recours en excès de pouvoir non indemnitaire. Il a ensuite rappelé que la protection fonctionnelle n’est pas due pour les différends entre un agent et son supérieur hiérarchique, sauf si les actes de ce dernier constituent des agissements de harcèlement moral.

Avocat : SELARL LACLUSE & CESAR

18 décembre 2025• 1ère Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2305508

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande du GIE Oc’Via Construction, qui sollicitait la restitution d’un crédit de TVA de 600 280 euros au titre de la période de janvier 2023. Le litige portait sur la qualification juridique des sommes versées par le GIE à la société Guintoli en exécution d’une convention d’exploitation de carrière. Le tribunal a jugé que ces versements constituaient la contrepartie d’une livraison de biens (extraction de matériaux) et non d’une prestation de services, rendant ainsi la TVA exigible à la date de la facture d’acompte et non à celle de l’encaissement. En conséquence, la demande de remboursement, présentée après le délai de péremption prévu à l’article 208 de l’annexe II du code général des impôts, a été déclarée tardive et irrecevable.

Avocat : SELUS ATELEIA SOCIETE D'AVOCATS

18 décembre 2025• 7éme chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511304

Le Tribunal Administratif de Lille annule l'arrêté du 13 novembre 2025 par lequel le préfet du Nord ordonnait le transfert de Mme A... aux autorités belges. La requérante, ressortissante guinéenne accompagnée de son nourrisson gravement malade, invoquait la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal retient que le transfert aurait privé l'enfant de soins palliatifs spécialisés indispensables au regard de son pronostic vital engagé, constituant une violation de son intérêt supérieur. En conséquence, l'arrêté est annulé et il est enjoint au préfet d'enregistrer la demande d'asile de Mme A... en procédure normale.

Avocat : LUTRAN

18 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501449

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, puis a jugé que l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqué par le requérant, n'est pas applicable aux ressortissants algériens, dont la situation est régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, la solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C..., incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

Avocat : LUDOT

18 décembre 2025• 2ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2500580

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 14 décembre 2024 par lequel la préfète de l'Essonne avait obligé M. A... à quitter le territoire français. Le requérant, bien que né en Moldavie, justifie de sa nationalité roumaine, ce qui lui confère la qualité de citoyen de l'Union européenne. La décision attaquée, fondée à tort sur les dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables aux ressortissants de pays tiers, est entachée d'une erreur de fait et d'un défaut de base légale. En conséquence, le tribunal annule également la décision fixant le pays de destination et l'interdiction de retour sur le territoire français.

Avocat : MASILU-LOKUBIKE

17 décembre 2025• 7ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410446

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SCI DTN IMMO, qui contestait une saisie à tiers détenteur du 12 décembre 2023 pour le recouvrement de créances de TVA. La société soutenait que sa réclamation contentieuse, assortie d'une demande de sursis de paiement, avait été déposée dans les délais et que la saisie était donc irrégulière. Le tribunal a jugé que la réclamation était tardive, car présentée au-delà du délai prévu à l'article R. 196-3 du livre des procédures fiscales, et que la demande de sursis de paiement était donc irrecevable. En conséquence, la saisie à tiers détenteur a été validée et les conclusions de la société ont été rejetées.

Avocat : CABINET SEMON JONATHAN (SELARLU)

17 décembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517371

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B..., ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 5 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen tiré du défaut de motivation, l'arrêté étant suffisamment motivé en droit et en fait. Il juge que, bien que M. B. ait formé un recours devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), il ne dispose pas du droit de se maintenir sur le territoire français durant l'examen de ce recours, en application des articles L. 541-1 et L. 541-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Enfin, le tribunal rappelle que le requérant peut demander la suspension de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français selon la procédure prévue à l'article L. 752-5 du CESEDA.

Avocat : VELU TAMIL VENTAN

17 décembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2507733

Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de M. et Mme A..., ressortissants ivoiriens, contestant les arrêtés du 6 mai 2025 par lesquels le préfet de Seine-et-Marne leur a refusé un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire et a fixé le pays de destination. Les requérants soutenaient notamment que le préfet n'avait pas examiné leur demande sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (admission exceptionnelle au séjour), et que les décisions méconnaissaient l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a fait droit à leur demande en annulant les arrêtés, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en n'examinant pas leur demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA. Il a enjoint au préfet de réexaminer leurs situations dans un délai de deux mois et de leur délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.

Avocat : MBOMBO MULUMBA

17 décembre 2025• 7ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2507734

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. et Mme A..., ressortissants ivoiriens, contestant les arrêtés du préfet de Seine-et-Marne du 6 mai 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en n'examinant pas d'office leur demande sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA, les requérants n'ayant pas sollicité une admission exceptionnelle au séjour. Il a également estimé que les décisions ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : MBOMBO MULUMBA

17 décembre 2025• 7ème chambre