4 808 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 808
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 580
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 12 novembre 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet de l'Ain de prendre une nouvelle décision sur sa demande de titre de séjour, ce que l'administration n'a pas fait. Le juge a constaté que cette inexécution constitue un élément nouveau justifiant la modification des mesures ordonnées. Il a donc enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, sous astreinte, en application des articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative, ainsi que du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LULÉ
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision du 4 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Marne a refusé le renouvellement de la carte de résident de M. B..., ressortissant turc. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur d'appréciation en considérant que la présence de l'intéressé constituait une menace grave pour l'ordre public, au sens de l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les condamnations pénales invoquées, datant de plus de cinq ans, et l'absence de faits récents ne justifient pas un tel refus, d'autant que M. B... réside en France depuis 45 ans et y a toute sa vie familiale. La décision méconnaît également l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme protégeant le droit au respect de la vie privée et familiale.
Avocat : LUDOT
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction) après que le préfet a conclu au non-lieu à statuer. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 500 euros à M. A... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).
Avocat : LUCIANO
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme G..., agissant pour eux-mêmes et leurs enfants mineurs, d’une demande d’indemnisation de 17 000 euros pour le préjudice subi en raison de l’absence de relogement suite à leur reconnaissance comme prioritaires par la commission de médiation le 14 septembre 2022. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence, mais uniquement à l’égard de M. G..., demandeur initial. Les conclusions présentées par son épouse et leurs enfants ont été rejetées. La solution s’appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.
Avocat : LUBAKI
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une injonction au préfet du Bas-Rhin de lui délivrer un certificat de résidence algérien. La demande d’injonction a été jugée manifestement irrecevable car elle n’entrait dans aucune des hypothèses prévues par les articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative, le juge administratif ne pouvant adresser d’injonctions à l’administration en dehors de ces cas. En conséquence, les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du même code ont également été rejetées. La décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELURL E3A-AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté du préfet des Yvelines du 14 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que le signataire disposait d'une délégation de compétence régulière, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, sur le fondement des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations conventionnelles précitées.
Avocat : BISALU
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 13 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a rappelé que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit de manière exclusive la situation des ressortissants algériens, mais que le préfet dispose d'un pouvoir discrétionnaire de régularisation. En l'espèce, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, compte tenu de l'absence de preuve de la continuité et de l'ancienneté du séjour, ainsi que de l'absence de liens personnels et familiaux particuliers ou de qualifications professionnelles significatives.
Avocat : SELARL LUDOVIC RIVIERE
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... C..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le requérant n'établissait pas le caractère réel et sérieux de ses études, condition posée par l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation a été écarté, et l'obligation de quitter le territoire, fondée sur ce refus légal, a été validée. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
Avocat : BARHOUMI DECLUSEAU
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme G... qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 21 000 euros pour absence de relogement. La décision de la commission de médiation du 20 avril 2022, reconnaissant son ex-mari comme prioritaire, n'engage pas la responsabilité de l'État à son égard, car elle n'a pas elle-même été reconnue prioritaire. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de la construction et de l'habitation, estimant que la carence fautive de l'État ne peut être invoquée que par le demandeur initial ou son conjoint reprenant la demande, ce qui n'était pas le cas ici. En conséquence, la requête a été intégralement rejetée.
Avocat : LUBAKI
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C... visant à suspendre la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas que le refus de renouvellement préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de ses droits sociaux. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 423-14 et R. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Avocat : LUJIEN
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée compte tenu de la demande de renouvellement, mais qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. En particulier, il a retenu que la requérante ne justifiait pas de la contribution effective du père à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, condition requise par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la substitution de motifs invoquée par le préfet n'était pas fondée. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Avocat : LULÉ
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de la société Free Mobile contestant l'arrêté du maire de Coignières du 20 mars 2023 s'opposant à l'installation d'antennes relais. Le tribunal a d'abord jugé recevable l'intervention volontaire de la SAS Baby Cocooning, exploitant une crèche à proximité, en raison de son intérêt suffisant. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté municipal, estimant que le maire avait commis une erreur de droit en appliquant les articles U 2.4.1 et U 11.1.1 du PLU à des installations nécessaires à un service public d'intérêt collectif, et une erreur d'appréciation au regard de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, le projet s'intégrant dans l'environnement bâti existant.
Avocat : SELUR PAMLAW - AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus de séjour était suffisamment motivé et que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration avait été respectée. S'agissant de l'état de santé, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que les soins nécessaires étaient disponibles au Maroc, et que l'obligation de quitter le territoire ne violait pas les articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée dans son intégralité.
Avocat : MATRAND LUCILE
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation du département du Rhône pour les dommages subis par son véhicule suite à la chute d’un arbre sur la route départementale 385 le 13 mars 2023. Bien que le lien de causalité entre l’ouvrage public et le préjudice soit établi, le tribunal a estimé que le département apportait la preuve de l’entretien normal de l’arbre, en raison de la surveillance régulière des abords de la voie et de l’absence de signes de fragilité (pourriture, attaque lignivore) constatés après la chute. La responsabilité du département n’a donc pas été engagée sur le fondement du défaut d’entretien normal de l’ouvrage public, en application des principes généraux de la responsabilité administrative.
Avocat : SELURL PHELIP & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... et de la société Axa France Iard, qui demandaient la condamnation solidaire du département du Rhône et de l'État pour un accident de moto survenu le 17 avril 2022 sur la RN 7. Les requérants invoquaient un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public dû à la présence de gravillons non signalés. Le tribunal a jugé que la preuve du lien de causalité entre l'état de la chaussée et l'accident n'était pas rapportée, les photographies produites n'étant pas datées et ne permettant pas d'établir l'état de la route au moment des faits. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir soulevées par les défendeurs.
Avocat : SELURL PHELIP & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant nigérian, contestant l'arrêté préfectoral du 15 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Le tribunal a également jugé que les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. En conséquence, les conclusions dirigées contre les décisions fixant le délai de départ, le pays de destination et l'interdiction de retour, qui dépendaient de la légalité de l'obligation de quitter le territoire, ont également été rejetées.
Avocat : LULÉ
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du SIVU du Mont Tournier refusant l'inscription à la cantine de l'enfant A... B... pour défaut de vaccinations obligatoires. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ayant été informés dès juin 2024 de cette obligation et disposant d'un délai suffisant pour organiser une solution de garde alternative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code de la santé publique relatives à l'obligation vaccinale.
Avocat : LE GULLUDEC
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A..., agent de la police nationale, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui communiquer des tableaux d'avancement. Le tribunal a jugé que la décision implicite de refus était née le 24 septembre 2023, à l'issue du délai de deux mois suivant la saisine de la CADA, et que le délai de recours de deux mois expirait le 25 novembre 2023. La requête, enregistrée le 5 avril 2024, était donc tardive. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en application des articles R. 343-4 et R. 343-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant l'invalidation de ses résultats au permis de conduire par le préfet de la Haute-Saône. Le requérant s'est borné à relater les faits sans invoquer aucun moyen de droit, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité n'ayant pas été régularisée dans le délai de recours contentieux, l'affaire a été tranchée par ordonnance sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : LUTZ LOUIS-MARIE
Le Tribunal administratif de Melun a constaté, par ordonnance du 20 janvier 2026, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A... tendant à l'annulation du refus implicite de titre de séjour opposé par le préfet de Seine-et-Marne. Cette solution a été retenue car le préfet a délivré à l'intéressé un certificat de résidence algérien valable jusqu'en juillet 2026, rendant sans objet les conclusions principales. Le tribunal a toutefois fait droit à la demande de frais de justice, condamnant l'État à verser 1 000 euros à M. A... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LUCIANO