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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 519 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 519

Décisions totales

383 581

Ordonnances

310 656

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LUEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429290

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite de rejet du préfet de police concernant la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant algérien. Le tribunal retient que l'administration n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite, malgré la demande de l'intéressé, ce qui constitue une illégalité au regard des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.

Avocat : LUCIANO

1 décembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501711

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne ordonnant son expulsion. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation. Il a estimé que la mesure d'expulsion ne méconnaissait ni l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la menace grave pour l'ordre public que constituait le comportement du requérant.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SAMMARTANO LUCAS

1 décembre 2025• 1ère Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502441

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. D..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 28 mars 2025 ordonnant son expulsion et refusant le renouvellement de son titre de séjour, ainsi que la décision d'assignation à résidence du 31 mars 2025. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision d'expulsion était suffisamment motivée et que le comportement de l'intéressé constituait une menace actuelle et grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la mesure d'assignation à résidence était légale et proportionnée. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. D....

Avocat : SELARL LUDOVIC RIVIERE

1 décembre 2025• 1ère Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506067

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé les arrêtés du 8 novembre 2025 par lesquels le préfet d'Eure-et-Loir avait obligé M. C..., ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination, prononcé une interdiction de retour de deux ans et l'avait assigné à résidence. La solution retenue se fonde sur un moyen relevé d'office tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi, en lien avec l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 1er août 2025 (C-636/23 et C-637/23) et la directive 2008/115/CE. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de ce réexamen.

Avocat : LUCAS

28 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511092

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A..., ressortissante guinéenne bénéficiaire de la protection subsidiaire, d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Elle demandait qu’il soit enjoint au préfet du Nord d’enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler, en raison de l’urgence liée à sa précarité financière et à la perte imminente de son logement. En cours d’instance, la requérante s’est désistée de ses conclusions principales après avoir obtenu gain de cause lors d’un rendez-vous en préfecture le 25 novembre 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 800 euros à son avocate au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : LUTRAN

28 novembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2303385

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. et Mme C... contestant l'arrêté du 12 mai 2023 par lequel le maire de Saint-Ondras leur a délivré un certificat d'urbanisme opérationnel négatif. Les requérants contestaient notamment le classement de leur parcelle en zone agricole par le PLUi, arguant d'une incohérence avec le PADD et d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le classement en zone A n'était pas entaché d'illégalité et que le motif tiré de l'absence de desserte électrique suffisait à justifier le refus. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 410-1, L. 151-5, L. 151-9 et R. 151-22 du code de l'urbanisme.

Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT

27 novembre 2025• 4ème Chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502060

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme H..., ressortissante colombienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Côte-d'Or le 30 avril 2025. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé inopérants les moyens tirés de l'article L. 721-4 du CESEDA et de l'article 3 de la CEDH, ces dispositions ne s'appliquant pas aux décisions attaquées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.

Avocat : LUKEC ANNE-LISE

27 novembre 2025• 1ère chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400658

Le Tribunal Administratif de la Martinique était saisi par Mme B..., médecin oncologue, d'un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du centre hospitalier universitaire de la Martinique de lui verser une indemnité de fin de contrat. La requérante soutenait que son droit à cette indemnité, prévue à l'article L. 1243-8 du code du travail et rendu applicable par l'article R. 6152-712 du code de la santé publique, devait être apprécié au regard de son premier contrat, conclu avant l'entrée en vigueur du décret n° 2022-135 du 5 février 2022. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le moyen n'était pas fondé, sans préciser la solution retenue dans l'extrait fourni.

Avocat : PIGEANNE & LAPALUS-DIGNAC

27 novembre 2025• 1ère Chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502059

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A... G..., ressortissant colombien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Côte-d'Or le 30 avril 2025. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a également considéré comme inopérants les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ces dispositions ne s'appliquant pas à la décision de refus de séjour. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LUKEC ANNE-LISE

27 novembre 2025• 1ère chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2408005

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné deux requêtes (n° 2408005 et n° 2408030) de la société A... Enterprises Inc et Mme B... A... visant à annuler, respectivement, l'arrêté préfectoral du 5 novembre 2024 autorisant une boucle multimodale et le permis d'aménager délivré le 6 novembre 2024 par le maire de Vézac pour ce même projet. Les requérantes invoquaient notamment un défaut d'impartialité de la commission d'enquête, l'absence de raison impérative d'intérêt public majeur (RIIPM) au sens de l'article L. 411-2 du code de l'environnement, et une méconnaissance de l'autorité de la chose jugée par un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 10 décembre 2019. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la commission d'enquête n'avait pas manqué d'impartialité, que le projet répondait à une RIIPM, et que l'autorité de la chose jugée n'était pas méconnue. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation des deux arrêtés et les conclusions accessoires des requérantes

Avocat : ANGELUS AVOCATS

27 novembre 2025• 4ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2322158

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A..., ancien agent contractuel du ministère des armées, d’une demande d’indemnisation pour le préjudice résultant de l’illégalité de l’arrêté du 26 août 2013 prononçant sa radiation des cadres, annulé par un arrêt de la Cour administrative d’appel de Versailles du 2 juillet 2020. Le tribunal a jugé que cette illégalité constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l’État, ouvrant droit à réparation intégrale du préjudice subi. Pour la période d’éviction du 21 novembre 2013 au 31 août 2016, le tribunal a évalué la perte de rémunération et a accordé à M. A... une indemnité, après déduction des revenus perçus durant cette période, ainsi qu’une somme au titre du préjudice moral et des troubles dans les conditions d’existence. La décision s’appuie sur les principes généraux de la responsabilité de la puissance publique et les dispositions de l’article 6 bis de la loi du 11 janvier 1984.

Avocat : CARLUIS

27 novembre 2025• 5e Section - 2e Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521007

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... épouse C... qui demandait l’exécution d’une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. La juge des référés estime que le préfet a exécuté cette ordonnance en délivrant à l’intéressée une attestation de prolongation d’instruction le jour même de la notification, et que l’absence de délai de réexamen ou de durée de validité précis dans l’ordonnance initiale ne permet pas de caractériser une inexécution. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requérante, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LUJIEN

26 novembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516706

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association "Ensemble pour Dammartin-en-Goële" visant à suspendre le refus du maire de lui mettre à disposition une salle communale pour une réunion. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association n'ayant pas justifié de diligences suffisantes pour trouver une alternative ni démontré un préjudice immédiat. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : BLUTEAU

26 novembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2408552

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête des consorts M... demandant la condamnation du centre hospitalier de Saint-Denis pour le décès de l’enfant F... M... suite à un retard d’administration d’antibiotiques. Le tribunal a reconnu une faute dans l’organisation du service due à un retard d’acheminement du prélèvement, engageant la responsabilité de l’hôpital. Appliquant un taux de perte de chance de 20 % retenu par l’expertise, il a limité l’indemnisation à 12 300 euros au total, répartis entre les membres de la famille pour leurs préjudices d’affection et les souffrances de l’enfant. La décision s’appuie sur les principes de responsabilité pour faute du service public hospitalier et les dispositions du code de la santé publique.

Avocat : LUBRANO-LAVADERA

26 novembre 2025• 8ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302805

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A... d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant d’une infection nosocomiale contractée lors d’une intervention chirurgicale au centre hospitalier de Cahors le 11 octobre 2019. La commission de conciliation et d’indemnisation (CCI) avait reconnu le caractère nosocomial de l’infection et imputé la réparation à l’établissement. Le tribunal a fixé l’indemnisation définitive de Mme A... à 54 193,65 euros, montant correspondant à la provision déjà allouée par ordonnance de référé, et a rejeté le surplus de ses demandes. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la responsabilité des établissements de santé en cas d’infection nosocomiale.

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

26 novembre 2025• 2ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506859

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. A... contre le refus du CNAPS de renouveler sa carte professionnelle d’agent de sécurité privée. Le juge a estimé que le moyen tiré d’une erreur d’appréciation du comportement de l’intéressé, fondé sur des mises en cause pour usage de faux et trafic de stupéfiants, n’était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, qui permettent de refuser la carte en cas de comportement contraire à la probité.

Avocat : LUCHEZ

26 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2413384

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 28 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la demande d'asile de l'intéressée avait été définitivement rejetée par l'OFPRA et la CNDA, ce qui permettait au préfet de prendre une obligation de quitter le territoire sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la décision préfectorale a été confirmée.

Avocat : LUJIEN

26 novembre 2025• 11ème Chambre
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00173

Avocat : SELARLU MOLINA-AVOCATS

25 novembre 2025• Juge des référés
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506013

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en excès de pouvoir par M. A..., ressortissant algérien, a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté préfectoral du 23 avril 2025 ordonnant son expulsion. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que les condamnations pénales répétées de l'intéressé, notamment pour trafic de stupéfiants, vols et violences, établissaient une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision n'a pas été jugée disproportionnée au regard de sa vie privée et familiale, ni constitutive d'une erreur d'appréciation.

Avocat : LULÉ

25 novembre 2025• 6ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513668

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par Mme C..., qui contestait les décisions des 22 et 26 mai 2025 par lesquelles la préfète du Rhône avait clôturé ses demandes de titre de séjour. La requérante s'est désistée de ses conclusions dirigées contre la décision du 22 mai 2025. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité concernant la demande de suspension de la décision du 26 mai 2025, en l'absence de recours en annulation distinct contre cette décision, condition nécessaire pour saisir le juge des référés. En conséquence, le tribunal a donné acte du désistement partiel et a rejeté le surplus des conclusions comme irrecevable.

Avocat : BALLU

25 novembre 2025