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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 939 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 939

Décisions totales

383 581

Ordonnances

297 307

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : LUEffacer tout
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500146

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 21 décembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait obligé M. A..., ressortissant sénégalais, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. La juridiction retient que le préfet a entaché sa décision d'un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, en mentionnant à tort une entrée irrégulière et l'absence de démarches de régularisation, alors que M. A... était entré régulièrement avec un visa et avait sollicité un titre de séjour. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, et d'effacer son signalement au système d'information Schengen. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LUCIANO

10 décembre 2025• 11ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2329088

Le Tribunal administratif de Paris a examiné la requête de la société Raphaëlle contestant le refus de permis de construire pour transformer des locaux commerciaux en hébergement hôtelier à Paris. La société invoquait notamment l'incompétence de l'autorité, un défaut de motivation, et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était fondée sur les dispositions du plan local d'urbanisme (article UG.2.2.2) et la délibération municipale n° 2021 DLH 460, visant à préserver l'équilibre entre emploi, habitat, commerces et services. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires (injonction, astreinte, frais) ont été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ZURFLUH - LEBATTEUX - SIZAIRE ET ASSOCIES

9 décembre 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2402092

Le tribunal administratif de Mayotte, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 14 décembre 2023, constate que le centre hospitalier de Mayotte n’a pas procédé au réexamen de la situation de Mme B... comme il y était enjoint. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal ordonne à l’hôpital de réexaminer la demande d’aide au retour à l’emploi sous trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Concernant la somme de 1 000 euros déjà versée au titre des frais d’instance, le tribunal estime que l’exécution de cette partie du jugement est acquise et n’appelle pas de nouvelle mesure.

Avocat : LALUBIE

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426264

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. E..., ressortissant espagnol, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de refus du ministre de l’intérieur d’abroger un arrêté d’expulsion pris à son encontre en 1984. Le tribunal a jugé que le courrier du 13 février 2025, informant de l’examen prochain de la demande par la commission d’expulsion, ne constituait ni une abrogation ni un retrait de la décision implicite de refus. Il a ensuite appliqué les articles L. 200-2, L. 200-6 et L. 632-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour rappeler que l’abrogation d’une expulsion dépend de l’évolution de la menace à l’ordre public et des changements dans la situation personnelle de l’intéressé. La solution retenue est le rejet de la requête, les moyens soulevés n’étant pas fondés.

Avocat : PAULUS-BASURCO

9 décembre 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502824

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de Mme A..., ressortissante nigériane, contre un arrêté préfectoral du 20 novembre 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour. La requérante invoquait notamment l'indisponibilité de son traitement médical au Nigéria et la méconnaissance de son droit à une vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que la décision de refus de séjour était légale au regard des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens tirés de l'illégalité des décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, délai de départ, pays de destination et interdiction de retour) ont été écartés par voie de conséquence.

Avocat : LULÉ

9 décembre 2025• 5ème chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402875

Le Tribunal Administratif de Rouen était saisi par M. C..., surveillant pénitentiaire, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de reconnaître l’imputabilité au service de son syndrome anxio-dépressif. Le tribunal a examiné la décision de la directrice interrégionale des services pénitentiaires du Grand-Ouest, qui avait rejeté la demande au motif qu’elle avait été présentée au-delà du délai de deux ans prévu par l’article 47-3 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la base de ce décret et du code général de la fonction publique, en rejetant la requête de M. C....

Avocat : CARLUIS

9 décembre 2025• 1 ère Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518793

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer à Mme A..., ressortissante ivoirienne, une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de carte de séjour « passeport talent – salarié qualifié ». Le juge a retenu que l’absence de ce document, alors que son précédent titre avait expiré, l’empêchait de débuter un emploi, caractérisant ainsi une situation d’urgence et d’utilité. Cette solution s’appuie sur les articles R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui imposent à l’administration de délivrer une telle attestation lorsque l’instruction d’une demande se prolonge au-delà de la validité du titre précédent.

Avocat : VELUT-PERIES

8 décembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2509748

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant afghan reconnu réfugié, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge retient que le requérant n’établit pas avoir effectué les diligences nécessaires auprès de la préfecture de la Moselle, territorialement compétente pour son dossier, afin d’en obtenir le transfert vers la Seine-Saint-Denis. En conséquence, la mesure sollicitée est dépourvue d’utilité au sens de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : LUJIEN

8 décembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406248

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant malgache, qui contestait le refus du préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour « salarié », assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir du préfet, estimant que la notification de la décision n'était pas régulièrement établie. Sur le fond, il a jugé que le refus de titre de séjour était légal, en application de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination) étaient également légales. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes de M. A....

Avocat : PLUCHET

8 décembre 2025• 7ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310626

Le Tribunal administratif de Versailles a annulé la délibération 2023-11-13 n°54 du 13 novembre 2023 par laquelle le conseil municipal de Saintry-sur-Seine avait modifié le budget primitif de la commune. La juridiction a retenu le moyen tiré du défaut d’information des élus, en violation de l’article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales, faute pour la commune de démontrer l’envoi d’une note explicative de synthèse aux conseillères municipales requérantes. La solution a été prononcée après avoir écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, les requérantes justifiant d’un intérêt à agir en leur qualité d’élues.

Avocat : BLUTEAU

8 décembre 2025• 5ème chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 500410

Avocat : OPLUS

5 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:500410.20251205• 7ème chambre jugeant seule
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2417028

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation était manifestement infondé, faute pour le requérant d'avoir sollicité la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête a été rejetée en application de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, et la demande d'aide juridictionnelle provisoire a été refusée.

Avocat : LUBELO-YOKA

5 décembre 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523101

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B... qui demandait la suspension de son assignation à résidence. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure de sauvegarde dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas établie. Les arguments généraux du requérant sur les entraves à sa vie professionnelle et à sa liberté d'aller et venir n'ont pas suffi à démontrer une urgence extrême. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

Avocat : LUBELO-YOKA

5 décembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534325

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de police du 19 novembre 2025 mettant en demeure M. B... de quitter son logement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de M. B... avait été signalée aux services sociaux et qu'un hébergement d'urgence allait lui être proposé. La décision s'appuie sur l'article 38 de la loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable.

Avocat : PLUCHET

5 décembre 2025
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301119

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du maire d’Igny du 24 août 2022 s’opposant à une déclaration préalable de travaux. En cours d’instance, le décès du requérant a été constaté et ses héritiers ont indiqué ne pas souhaiter reprendre l’instance. Par ordonnance du 5 décembre 2025, le tribunal, statuant sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.

Avocat : SELURL GUILLON

5 décembre 2025
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506345

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 22 octobre 2025 par laquelle la préfecture du Loiret avait notifié à Mme A... B... la perte de validité de son permis de conduire. Le juge a estimé que le courriel litigieux ne constituait pas une décision administrative susceptible de faire l'objet d'un recours, rendant la requête manifestement irrecevable. En conséquence, la requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité.

Avocat : LUCAS

5 décembre 2025
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2503814

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aube du 12 novembre 2025 l'assignent à résidence pour 45 jours. Le juge a estimé que la mesure était légale car l'intéressée faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise moins de trois ans auparavant et que son éloignement demeurait une perspective raisonnable, conformément à l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés comme non fondés.

Avocat : BISALU

5 décembre 2025• Juge unique - Eloignement
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2522347

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant guinéen. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (état de santé) et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

Avocat : LUJIEN

4 décembre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518268

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par la commission de médiation DALO de la Seine-Saint-Denis le 29 janvier 2025, mais qui n'avait reçu aucune offre de logement dans les délais. Sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a constaté que la situation de la requérante n'avait pas évolué et a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer son logement. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er février 2026, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. Enfin, l'État a été condamné à verser 250 euros à Mme B... au titre des frais de justice.

Avocat : LUBAKI

4 décembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2506716

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant un titre de séjour à M. A..., en raison d’un défaut de motivation. Le requérant avait demandé la communication des motifs de cette décision implicite, mais le préfet n’y a pas répondu, violant ainsi les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : LUCIANO

4 décembre 2025• 12ème chambre