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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 519 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 519

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 406

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LUEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508226

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 10 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que l'insertion professionnelle du requérant, bien que réelle, ne présentait pas un caractère exceptionnel justifiant une admission au séjour, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LUCIANO

25 novembre 2025• 5e Section - 1re Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505841

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... A..., ressortissant congolais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le requérant, ayant présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile, se voyait opposer le refus prévu à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté les moyens tirés d'une erreur d'appréciation de sa vulnérabilité et de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant d'avoir apporté des éléments suffisants pour étayer ses allégations de précarité.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LUCAS

25 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506455

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par le syndicat des copropriétaires de l’immeuble « A... » d’une demande visant à compléter une précédente ordonnance de suspension (du 13 août 2024) par une injonction sous astreinte, afin de faire cesser la délivrance par le maire de Beaulieu-sur-Mer d’arrêtés ponctuels autorisant l’ouverture tardive d’un établissement de nuit. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, le syndicat étant dépourvu d’intérêt à agir faute de démontrer que les troubles allégués affectent de manière indivisible les parties communes de la copropriété. La solution retenue s’appuie sur les principes régissant l’intérêt à agir des syndicats de copropriétaires, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la compétence du maire au regard de l’arrêté préfectoral de 2015.

Avocat : SCP ZURFLUH-LEBATTEUX-SIZAIRE ET ASSOCIÉS

25 novembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513690

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la préfète de l'Ain visant à expulser un couple et leur enfant d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, en raison de l'absence de proposition d'hébergement alternative et de la situation de vulnérabilité de la famille, notamment la naissance récente de leur enfant et le suivi médical du père, protégée par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête préfectorale.

Avocat : LULÉ

25 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2520417

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a pris acte du désistement partiel de M. A... de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction sous astreinte, après que celui-ci a constaté l’inexécution d’une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa demande de titre de séjour. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a condamné l’État à verser 1 000 euros à son avocat, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle et de la renonciation de l’avocat à percevoir la part contributive de l’État, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : LUJIEN

24 novembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404141

Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la demande d'annulation du refus de visa de long séjour opposé à Mme C..., au titre de la réunification familiale avec son père, M. A..., réfugié. La commission de recours avait rejeté la demande au motif que l'intéressée, née le 4 avril 2003, était âgée de plus de 19 ans à la date de sa demande de visa. Le tribunal a annulé cette décision, jugeant que l'âge de l'enfant doit être apprécié à la date d'introduction de la demande de réunification familiale, et non à celle de la demande de visa, conformément à l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : VELU TAMIL VENTAN

24 novembre 2025• 9ème chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206119

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SCI Hôtel du pont, qui contestait la réintégration de dépenses de travaux dans ses revenus fonciers. La société avait réalisé des travaux de transformation complète d’un immeuble vétuste en un restaurant et des appartements, incluant la modification du gros œuvre. Le tribunal a jugé que ces travaux, par leur importance, équivalaient à une reconstruction ou à une construction, et ne constituaient donc pas des charges déductibles au sens des articles 28 et 31 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : SELARLU RYCKMAN

24 novembre 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2303668

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... B... qui contestait le refus de l'administration fiscale de déduire des charges de travaux de sa SCI. Le tribunal a jugé que les travaux litigieux, ayant transformé un immeuble vétuste en un restaurant et des appartements après démolition des cloisons, constituaient des travaux de reconstruction ou d'agrandissement, non déductibles des revenus fonciers en application des articles 28 et 31 du code général des impôts. En conséquence, la demande de réintégration des sommes dans les charges déductibles et de rétablissement des déficits fonciers a été rejetée.

Avocat : SELARLU RYCKMAN

24 novembre 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2303670

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... C... demandant la réintégration de charges déductibles de ses revenus fonciers pour les années 2016 à 2018. Le litige portait sur la déductibilité de travaux réalisés par la SCI Hôtel du pont, que l'administration fiscale avait requalifiés en travaux de construction, reconstruction ou agrandissement. Le tribunal a jugé que ces travaux, ayant transformé la configuration des lieux (création d'un restaurant et d'appartements), ne pouvaient être considérés comme des dépenses d'entretien, de réparation ou d'amélioration déductibles au sens des articles 28 et 31 du code général des impôts. La solution retenue confirme le bien-fondé des rectifications opérées par l'administration.

Avocat : SELARLU RYCKMAN

24 novembre 2025• 7ème Chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301745

Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par M. D... et M. F... d’une demande indemnitaire et d’injonction visant à réparer les préjudices subis sur leur propriété en raison du déversement d’eaux pluviales provenant d’un ouvrage public. La juridiction a examiné la responsabilité de la commune de Miserey-Salines et de la communauté urbaine Grand Besançon Métropole, cette dernière ayant la compétence en matière d’eaux pluviales. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitement mentionnée dans l’extrait, mais les débats portent sur l’engagement de la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage public, conformément aux principes généraux de la responsabilité du fait des ouvrages publics. Les textes potentiellement appliqués incluent l’article 640 du code civil et l’article L. 152-1 du code rural et de la pêche maritime, relatifs aux servitudes d’écoulement des eaux.

Avocat : SELURL PHELIP

21 novembre 2025• 1ère chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401141

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. C..., agent de la commune de Brametot, d’une demande d’indemnisation fondée sur la responsabilité sans faute de la collectivité en raison d’une maladie professionnelle reconnue imputable au service. Le tribunal a rejeté l’argument de la commune selon lequel une faute de l’agent l’exonérerait de sa responsabilité, et a partiellement fait droit à la demande. Il a condamné la commune à verser à M. C... une somme totale de 10 000 euros, incluant l’indemnisation des préjudices liés au déficit fonctionnel temporaire, aux souffrances endurées, aux frais de déplacement et à l’assistance par tierce personne, sur le fondement des principes de la responsabilité sans faute de l’employeur public. La décision applique notamment les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux accidents de service et maladies professionnelles.

Avocat : CARLUIS

21 novembre 2025• 4 ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516382

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement partiel de M. A... de ses conclusions en suspension de la décision du 17 juin 2025 par laquelle le directeur du CNAPS avait refusé de lui délivrer un agrément dirigeant. Ce désistement est intervenu après que le CNAPS a finalement délivré l’agrément sollicité le 19 novembre 2025. Le juge a également condamné le CNAPS à verser 1 200 euros à M. A... au titre des frais de l’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LUCHEZ

21 novembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402183

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 12 janvier 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant haïtien, en tant que parent d'enfant français. La juridiction a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses liens familiaux stables en France (enfant français, concubinage avec une compatriote résidente) et de son insertion professionnelle. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A... une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" sous deux mois.

Avocat : LUCQUIN

20 novembre 2025• 11ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518934

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 3 septembre 2025 par lequel le maire des Lilas a retiré le permis de construire modificatif n° PC 093 045 20 B002 M03 de M. A.... Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’établissant pas que la décision contestée l’empêchait de mettre en location l’immeuble ou lui causait un préjudice économique suffisamment grave et immédiat. En l’absence d’urgence, la requête a été rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté.

Avocat : LUCIE PERNET AVOCAT

20 novembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2506700

Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant à M. A., ressortissant guinéen confié à l’aide sociale à l’enfance, un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal juge que le préfet a méconnu l’article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose la délivrance de ce titre sous réserve de conditions que le requérant remplissait. Il enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois.

Avocat : VELUT-PERIES

20 novembre 2025• 6ème chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2303700

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par le SIVU Saint-Michel Jéricho d'une demande d'expertise, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, concernant des désordres affectant le système de chauffage d'un centre social et d'une crèche, réceptionné sans réserve en 2014. Le juge des référés a fait droit à cette demande, considérant que la mesure d'expertise était utile pour déterminer les causes des malfaçons alléguées, qui rendraient l'ouvrage impropre à sa destination. L'expertise a été ordonnée et étendue à l'ensemble des constructeurs et intervenants, dont la société Eiffage énergie systèmes, le maître d'œuvre, le contrôleur technique Bureau Veritas et les assureurs, afin de rechercher les causes des désordres et d'évaluer les préjudices. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux référés en matière d'expertise.

Avocat : LUISIN

20 novembre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510090

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait un défaut de motivation et une erreur d'appréciation de sa situation personnelle. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée au regard de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a estimé qu'aucune erreur d'appréciation n'était établie. En conséquence, les conclusions en annulation ont été rejetées, de même que la demande de frais de justice, l'État n'étant pas la partie perdante.

Avocat : LUTRAN

20 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503078

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence du préfet du Puy-de-Dôme sur la demande de renouvellement de titre de séjour « étudiant » de M. B..., ressortissant burkinabé. Le juge a estimé que la condition d’urgence était présumée remplie s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de l’erreur de droit au regard de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai d’un mois et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler.

Avocat : CHERAMY LUCRÈCE

20 novembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503920

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Seine-Saint-Denis sur la demande de titre de séjour de Mme C..., au motif d'un défaut de motivation. La requérante avait sollicité la communication des motifs de cette décision implicite, conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, sans obtenir de réponse. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme C... dans un délai de quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. Les conclusions de la requérante relatives aux frais de justice sont rejetées.

Avocat : LUCIANO

20 novembre 2025• 11ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313620

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de la société Rochimmo, qui sollicitait le dégrèvement de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023, en application de l'article 1389 du code général des impôts. La société invoquait l'inexploitation d'un immeuble acquis par apport partiel d'actif, nécessitant une réhabilitation. Le tribunal a jugé que la condition d'exploitation personnelle par le contribuable n'était pas remplie, la société n'établissant pas son intention d'exploiter elle-même les locaux à des fins commerciales ou industrielles. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.

Avocat : DBCJ AVOCATS - CABINET DE MELUN

19 novembre 2025• 3ème chambre, JU