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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 939 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 939

Décisions totales

383 581

Ordonnances

299 286

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : LUEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2213418

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de naturalisation qui lui a été opposé. La décision du ministre de l’intérieur du 10 août 2022 s’étant substituée à celle du préfet, les conclusions dirigées contre la décision préfectorale ont été jugées irrecevables. Sur le fond, le tribunal a estimé que le ministre avait légalement pu fonder son refus sur le lien particulier entretenu par le requérant avec l’État du Koweït, ce lien étant jugé incompatible avec l’allégeance française dans le cadre de l’appréciation d’opportunité prévue à l’article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : SELARLU HAGEGE

30 octobre 2025• 7ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509086

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 15 septembre 2025 par laquelle le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. A..., ressortissant soudanais, vers l'Italie, responsable de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a retenu que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'avait pas été mené dans des conditions garantissant la confidentialité, en raison de la présence d'un agent de sécurité lors de l'audience. Cette irrégularité a privé le requérant d'une garantie essentielle, justifiant l'annulation de la décision de transfert.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LUTRAN

30 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512957

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la préfète du Rhône visant à ordonner l'expulsion sans délai de Mme D... d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). Le juge a estimé que, malgré le rejet de sa demande d'asile et l'obligation de quitter le territoire, la situation personnelle et familiale de l'intéressée, notamment les troubles de santé de ses enfants et l'absence de solution d'hébergement alternative, faisait obstacle à une mesure d'expulsion immédiate. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que sur les articles L. 345-1 et suivants du code de l'action sociale et des familles garantissant un droit à l'hébergement d'urgence.

Avocat : LULÉ

30 octobre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517249

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi en référé-suspension par Mme B..., ressortissante tunisienne, contestant la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 26 juin 2025 de clôturer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Il a jugé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision de clôture a été ordonnée.

Avocat : LUJIEN

29 octobre 2025
TA20Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301001

Le Tribunal Administratif de Bastia a constaté, par ordonnance, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A... qui contestait les arrêtés la plaçant en congé de maladie ordinaire. La collectivité de Corse avait en effet pris un arrêté le 30 novembre 2023 régularisant sa situation en la plaçant en congé pour invalidité imputable au service pour la période concernée, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, le tribunal a condamné la collectivité de Corse à verser 1 500 euros à l'avocat de Mme A..., sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

28 octobre 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403931

Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. A... contestant le refus du préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest de lui délivrer l'agrément pour intégrer le corps des gardiens de la paix. Le requérant invoquait notamment une erreur de droit, arguant que le préfet ne pouvait légalement consulter son fichier TAJ en vertu de l'article 230-8 du code de procédure pénale, et une erreur d'appréciation sur des faits anciens et classés sans suite. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la consultation du fichier était autorisée par les articles L. 114-1 et R. 114-2 du code de la sécurité intérieure pour les enquêtes administratives de recrutement dans la police nationale. Il a jugé que le préfet avait pu légalement fonder sa décision sur des faits, même classés sans suite, dès lors qu'ils révélaient un comportement incompatible avec les fonctions de policier, sans commettre d'erreur d'appréciation. La requête a donc été rejetée.

Avocat : CARLUIS

28 octobre 2025• 1 ère Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518602

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 2 septembre 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement du titre de séjour de Mme B..., ressortissante libanaise. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée en cas de refus de renouvellement de titre de séjour et que les moyens soulevés, notamment l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de quinze jours et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler.

Avocat : LUJIEN

28 octobre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517804

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à M. A..., ressortissant algérien. Bien que la condition d'urgence soit présumée en cas de refus de renouvellement, le tribunal a estimé que cette présomption était renversée par la convocation du requérant en préfecture pour la délivrance d'un récépissé, démontrant ainsi l'absence d'atteinte grave et immédiate à sa situation. La solution retenue est donc le non-lieu à statuer sur la suspension, sans examen des moyens de légalité soulevés (insuffisance de motivation, méconnaissance de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la CEDH).

Avocat : LUJIEN

28 octobre 2025
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2504533

Le Tribunal administratif de Versailles a pris acte du désistement partiel de Mme A..., qui a abandonné ses conclusions en annulation et injonction concernant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour « étudiant ». La requérante a toutefois maintenu sa demande de frais de justice. Le tribunal a rejeté la demande d’aide juridictionnelle provisoire et a condamné l’État à verser 1 000 euros à son avocat sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : LUJIEN

27 octobre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2321533

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par Madame A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 28 août 2023 par lequel la maire de Paris s’est opposée à la transformation d’un local commercial en meublé touristique. En cours d’instance, la Ville de Paris a retiré cet arrêté par une décision du 29 juillet 2024, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Par ordonnance du 27 octobre 2025, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné la Ville de Paris à verser 1 000 euros à la requérante au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : ZURFLUH - LEBATTEUX - SIZAIRE ET ASSOCIES

27 octobre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518549

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Seine-et-Marne de surseoir au renouvellement du passeport de M. A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de l'intérêt public lié à une demande de sursis à exploitation de l'acte de naissance du requérant pour suspicion d'usurpation d'identité, et de l'absence d'éléments probants fournis par l'intéressé pour établir la réalité de son identité. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : BISALU

27 octobre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517770

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement de sa carte de résident. La requérante s'est désistée après avoir obtenu une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 7 janvier 2026. Le tribunal a condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme A... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Avocat : VELUT-PERIES CHARLOTTE

27 octobre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530832

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... C... qui demandait qu’il soit enjoint au ministre de l’Europe et des affaires étrangères de lui délivrer un passeport ou un laissez-passer pour regagner la France. La requérante invoquait une atteinte grave à sa liberté d’aller et venir et à sa vie privée, mais le juge a estimé que la condition d’urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure dans un délai de 48 heures, n’était pas caractérisée en l’état. En conséquence, la demande a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : BISALU

27 octobre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530833

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B... qui demandait la délivrance d'un passeport ou d'un laissez-passer pour regagner la France. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire à l'intervention du juge des référés dans un délai de 48 heures, n'était pas caractérisée en l'espèce. Les arguments du requérant relatifs à sa précarité administrative et matérielle aux Comores n'ont pas été jugés suffisants pour démontrer une urgence justifiant une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale. En conséquence, toutes les conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.

Avocat : BISALU

27 octobre 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504187

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet du Var refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A... et l’obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant ne justifiant pas d’une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de l’absence de précisions sur ses difficultés financières et de l’existence d’un recours au fond. Aucun des moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, erreur d’appréciation) n’a été examiné au fond, la décision étant fondée sur le seul constat de l’absence d’urgence.

Avocat : MOTHERE LUCREZIA

27 octobre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530835

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... qui demandait la délivrance d'un passeport ou d'un laissez-passer pour regagner la France. La requérante invoquait une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir et à sa vie privée et familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir des mesures dans un délai de 48 heures, n'était pas caractérisée en l'état. En conséquence, la demande a été rejetée sans examen au fond.

Avocat : BISALU

27 octobre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530836

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B... qui demandait la délivrance d’un passeport ou d’un laissez-passer pour regagner la France. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière, nécessaire à la mise en œuvre de cette procédure, n’était pas caractérisée, les éléments invoqués par le requérant (précarité, impossibilité de travailler ou de vivre auprès de sa famille) ne justifiant pas une intervention dans un délai de 48 heures. En conséquence, la demande a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner le bien-fondé des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ou les dispositions du code civil.

Avocat : BISALU

27 octobre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530834

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... qui demandait la délivrance d'un passeport ou d'un laissez-passer pour regagner la France. La requérante invoquait une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir et à sa vie privée et familiale en raison du refus de délivrance d'un passeport français par l'ambassade de France à Moroni. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour justifier une intervention dans un délai de 48 heures, n'était pas caractérisée en l'état de l'instruction. En conséquence, toutes les conclusions de la requête ont été rejetées.

Avocat : BISALU

27 octobre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404183

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 11 janvier 2024 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France avait rejeté le recours de Mme B... contre le refus de visa de long séjour pour études. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d’appréciation en estimant que le projet d’études de la requérante ne s’inscrivait pas dans un projet professionnel abouti et réaliste, et en déduisant un risque de détournement de l’objet du visa. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de la directive 2016/801/UE et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CABINET MBOMBO MULUMBA

24 octobre 2025• 8ème chambre
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411954

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions implicites de rejet du préfet du Nord sur sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». Par un mémoire, le requérant s’est désisté de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Le juge a également constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire, M. A... ayant obtenu une aide partielle. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 200 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.

Avocat : LUTRAN

24 octobre 2025