4 808 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 808
Décisions totales
383 581
Ordonnances
270 067
Avec résumé IA
Avocat : SAMMARTANO LUCAS
Avocat : LUCIANI
Avocat : SELARLU ARIE ALIMI AVOCAT
Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante marocaine, faute pour le préfet de police d’avoir communiqué les motifs de cette décision après une demande en ce sens. Cette annulation est fondée sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, combinés aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour. L’État est condamné à verser 800 euros à Mme B au titre des frais de justice.
Avocat : LUCIANO
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais d’instance.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la société Totalénergies marketing France, qui contestait les arrêtés de cessibilité pris par le préfet de la Haute-Garonne au profit de SNCF Réseau. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : la notification des décisions attaquées datait du 18 février 2025, et le recours gracieux, présenté le 22 avril 2025, n'a pas interrompu le délai de recours contentieux de deux mois, déjà expiré. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Avocat : ZURFLUH - LEBATTEUX - SIZAIRE ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Rennes a pris acte du désistement de Mme B, qui contestait son exclusion de cinq ans de la formation d'infirmière à l'Institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier de Fougères. La décision litigieuse ayant été retirée par l'administration le 7 juillet 2025, la requérante a conclu au non-lieu à statuer sur ses demandes d'annulation et d'injonction. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'Institut a été condamné à verser 1 200 euros à l'avocate de Mme B, sous réserve de l'admission définitive de celle-ci à l'aide juridictionnelle.
Avocat : LUSTEAU
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B, qui contestait un refus de permis de construire émis par le maire de Satolas et Bonce. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant, n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens, est réputé s’être désisté. La demande de la commune au titre des frais de justice (article L. 761-1) a été rejetée.
Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Nice, dans sa 5ème chambre, a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a jugé que la décision explicite de refus du 27 décembre 2024 s'était substituée à la décision implicite, rendant inopérant le moyen tiré du défaut de motivation de cette dernière. Il a également écarté comme inopérant le moyen relatif aux conditions de notification de l'arrêté, celles-ci étant sans incidence sur sa légalité. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LUCAUD-OHIN
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Marseille du 15 janvier 2021 retirant une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable pour des travaux d'extension et de modification d'ouvertures. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la procédure contradictoire prévue par les articles L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration avait été respectée, la commune ayant mis le pétitionnaire à même de présenter ses observations. Enfin, le tribunal a considéré que les travaux projetés, bien que constituant une extension mesurée, méconnaissaient les dispositions du plan local d'urbanisme intercommunal relatives aux constructions nouvelles, applicables en l'espèce.
Avocat : LUCCHINI
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a examiné les requêtes de Mme C..., ressortissante colombienne, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Savoie de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a joint les deux requêtes et a constaté que la décision explicite du 21 mai 2025 s'était substituée au refus implicite initial. La solution retenue par le tribunal est de rejeter l'ensemble des conclusions de Mme C..., en considérant que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et les conventions internationales précitées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a condamné l'État à réparer les préjudices subis par M. B, un ressortissant étranger, en raison de fautes commises par la préfecture du Rhône. La responsabilité de l'État a été engagée pour l'illégalité du refus de titre de séjour (annulé par un précédent jugement du 1er décembre 2022) et pour le retard fautif dans l'exécution de l'injonction de délivrance du titre. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'une instruction anormalement longue de la demande. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LUSSIANA
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. A..., fonctionnaire de La Poste, d’un recours en excès de pouvoir contre la sanction disciplinaire d’exclusion temporaire de trois mois (dont deux avec sursis) prononcée le 7 novembre 2024 pour des manquements répétés à l’accueil de la clientèle. Le tribunal a jugé que les faits reprochés, étayés par onze réclamations circonstanciées et concordantes, étaient matériellement établis et constituaient une faute. Il a estimé que la sanction retenue n’était pas disproportionnée, rejetant ainsi la requête de M. A... et ses conclusions accessoires. La décision s’appuie sur les principes généraux du droit disciplinaire de la fonction publique, sans référence à un texte spécifique autre que le code général de la fonction publique.
Avocat : CARLUIS
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A C, ressortissant brésilien, contre un arrêté préfectoral du 17 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour menace à l'ordre public. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet du Var avait commis une erreur d'appréciation en se fondant uniquement sur des signalements pour violences conjugales et menaces de mort, alors que ces plaintes avaient été classées sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exige une appréciation concrète du comportement personnel de l'étranger.
Avocat : MOTHERE LUCREZIA
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A d’une demande indemnitaire de 33 000 euros en raison de l’absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation la reconnaissant comme prioritaire. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État à exécuter cette décision dans le délai de six mois imparti engage sa responsabilité. Il a condamné l’État à verser à Mme A une somme de 2 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d’existence, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La requête a été rejetée pour le surplus.
Avocat : LUBAKI
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 23 juillet 2025 réintégrant M. A... dans son corps d'origine à la direction départementale des finances publiques de la Seine-Saint-Denis. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la réaffectation correspondait au grade de l'intéressé avec la rémunération afférente, sans perte de revenu établie, et que les inconvénients allégués (perte d'avantages, conditions de travail) ne caractérisaient pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : SELARLU FARGE
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Monsieur C A pour contester un arrêté du 4 septembre 2023 par lequel la maire de Paris s'était opposée à la transformation d'un local commercial en meublé touristique. En cours d'instance, la Ville de Paris a retiré cet arrêté par une décision du 18 novembre 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction. Par ordonnance du 22 septembre 2025, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné la Ville de Paris à verser 1 000 euros à Monsieur A au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant angolais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'auteur de l'acte disposait d'une délégation de compétence régulière. Il a estimé que le syndrome de stress post-traumatique invoqué par le requérant ne constituait pas un motif légitime justifiant le non-respect du délai de 90 jours pour présenter sa demande d'asile, et que la décision ne méconnaissait ni l'intérêt supérieur de ses enfants ni les dispositions de la directive 2013/33/UE. La solution retenue s'appuie sur les articles D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BISALU
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société Boulangerie du Lac de Maine contestant une amende administrative de 42 600 euros prononcée par le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités des Pays de la Loire pour des manquements au décompte de la durée du travail. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire, estimant que la société avait pu présenter ses observations. Il a également jugé que la prescription n'était pas acquise, la procédure ayant été interrompue par les actes de contrôle, et que les manquements étaient caractérisés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge, ainsi que de la demande subsidiaire de réduction de l'amende.
Avocat : SULTAN - LUCAS - DE LOGIVIERE - PINIER - POIRIER
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour pour demander l'asile en France. Le tribunal a jugé que le droit constitutionnel d'asile n'emporte pas de droit à un visa pour déposer une demande d'asile sur le territoire. Il a également estimé que le requérant n'établissait pas que sa demande de visa avait été mal examinée, faute de produire le formulaire de demande. La solution s'appuie sur le préambule de la Constitution de 1946 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LUDOT