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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 075

Décisions totales

383 581

Ordonnances

298 557

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : LYEffacer tout
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502300

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2021, fixé à 1 400 euros par l'Agence de l'eau Seine-Normandie. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa manière de servir, estimant avoir droit à un taux de 151% selon la note de gestion du RIFSEEP. Le tribunal a rappelé que l'administration dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour moduler le CIA et que l'agent n'a aucun droit à un taux ou montant déterminé, même en cas d'évaluation professionnelle excellente. La solution retenue est fondée sur les dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création du RIFSEEP.

Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ

9 décembre 2025• 1 ère Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501621

Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. B..., ressortissant tchadien, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 12 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, qui avait délivré un titre provisoire en cours d'instance, et a examiné la légalité de l'arrêté au regard des articles L. 432-1 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur la régularité de la procédure et le respect des droits de l'intéressé.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LYROS AVOCATS

9 décembre 2025• 1ère Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2303899

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de la décision du 5 avril 2023 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé son licenciement pour motif économique. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la décision avait été signée par une autorité compétente et qu'elle était suffisamment motivée. Il a également estimé que l'administration n'avait pas à examiner les éventuelles fautes de gestion de l'employeur pour apprécier le motif économique, et que l'illégalité de la décision d'homologation du plan de sauvegarde de l'emploi n'était pas établie. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 2421-3 et R. 2421-12 du code du travail.

Avocat : SVMH AVOCATS LYON

9 décembre 2025• 5ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500305

Le Tribunal administratif de Caen était saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Calvados d’enregistrer une demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfecture a finalement procédé à l’enregistrement de la demande, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions, ainsi que sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire devenue sans objet. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocate de la requérante au titre des frais d’instance, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : GALY MARIE-SOPHIE

8 décembre 2025• 1ère chambre
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508354

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... dirigée contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. La requérante n'ayant pas reçu de récépissé de sa demande déposée le 8 juillet 2023, le silence de l'administration n'a pu faire naître une décision implicite de rejet au sens des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les conclusions en annulation visaient une décision inexistante, entraînant une irrecevabilité non régularisable. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : VANDERLYNDEN

5 décembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504689

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Loire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, estimant que les décisions étaient légalement fondées. Il a jugé que le préfet avait pu légalement refuser le renouvellement du titre de séjour sur le fondement des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace à l'ordre public que constituait la présence de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BENKHALYL

5 décembre 2025• 8ème chambre
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508333

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... dirigée contre une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'aucune décision implicite n'était née, faute pour le requérant d'avoir été mis en possession d'un récépissé de demande, condition préalable à l'application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions, dirigées contre une décision inexistante, ont été rejetées sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : VANDERLYNDEN

5 décembre 2025
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511276

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par plusieurs associations afin d'enjoindre à la communauté urbaine de Dunkerque, au préfet du Nord, au centre hospitalier de Dunkerque et au département du Nord de prendre des mesures pour remédier aux conditions de vie dégradées des personnes présentes dans les campements. Le juge des référés a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les atteintes graves et manifestement illégales aux libertés fondamentales n'étaient pas caractérisées en l'état de l'instruction. Il a notamment considéré que les autorités compétentes n'avaient pas commis de carence caractérisée dans la mise en œuvre de leurs obligations, au regard des actions déjà engagées. La solution retenue s'appuie sur les conditions strictes de mise en œuvre de la procédure d'urgence prévue à l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

Avocat : SCP LYON-CAEN & THIRIEZ

4 décembre 2025
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502099

Le Tribunal administratif de Toulon a pris acte, par ordonnance du 4 décembre 2025, du désistement pur et simple de l’association AEC Don Bosco de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester les décisions implicite et explicite de la ministre chargée du travail rejetant sa demande d’autorisation de licenciement de M. A... B.... Le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et en a donné acte, mettant ainsi fin à l’instance.

Avocat : CABINET HOLYS

4 décembre 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504835

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la sanction d’exclusion de fonctions de 24 mois (dont 2 avec sursis) prononcée le 16 septembre 2025 par le Centre hospitalier intercommunal de Brignoles Le Luc à l’encontre de M. B.... Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés du caractère disproportionné de la sanction au regard des faits de harcèlement sexuel et de manquements professionnels, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition de doute sérieux n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’urgence.

Avocat : KOMLY-NALLIER

4 décembre 2025
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2502475

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de Mme A... pour déterminer les causes des désordres affectant sa maison d'habitation. La requérante impute ces désordres, notamment des traces d'humidité et une rétention d'eau, à des travaux d'assainissement réalisés par la commune de Monthermé en janvier 2024. La commune a formulé des protestations et réserves, demandant un complément de mission. Le tribunal a désigné un expert avec pour mission de constater les désordres, d'en déterminer les causes (incluant une éventuelle imputabilité aux travaux de voirie ou à l'isolation de la requérante), de chiffrer les préjudices, et de vérifier un éventuel empiètement sur le domaine public.

Avocat : SCP AUBERSON DESINGLY

4 décembre 2025
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401754

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D..., agent territorial, afin d'évaluer l'intégralité des préjudices résultant de ses maladies professionnelles reconnues (tableaux n°42, 57A et 79). La solution retenue est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge estimant la mesure utile dans la perspective d'un futur litige indemnitaire contre la commune employeur. Le tribunal a écarté l'argument de la commune tendant à une médiation, celle-ci ayant déjà échoué. L'expertise devra permettre une réparation intégrale des préjudices, au-delà des seules indemnités forfaitaires déjà versées.

Avocat : SCP AUBERSON DESINGLY

4 décembre 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502623

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les recours en excès de pouvoir de M. A... et Mme E..., de nationalité marocaine, contre les arrêtés du préfet du Gard du 3 février 2025 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants contestaient notamment la compétence du signataire, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté leurs demandes, jugeant que les moyens soulevés étaient infondés, en s'appuyant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CHELLY

4 décembre 2025• 4ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532682

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... visant à suspendre la décision de classement sans suite de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant s'étant lui-même placé dans la situation de précarité invoquée en ne se présentant pas aux rendez-vous fixés par la préfecture et en débutant une alternance malgré l'expiration de son récépissé. La décision contestée, fondée sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, a été jugée légale en l'absence d'urgence caractérisée.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

3 décembre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520329

Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’une requête de Mme B... contestant le refus de la CentraleSupélec de lui verser un arriéré de traitement et des primes, a constaté que l’agent était affecté sur le campus de Pomacle, situé dans la Marne. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Par une ordonnance du 3 décembre 2025, il a donc transmis le dossier à cette juridiction.

Avocat : CABINET AUBERSON DESINGLY

3 décembre 2025
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501609

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant les arrêtés du 11 août 2025 du préfet de la Haute-Vienne. Ces arrêtés lui imposaient une obligation de quitter le territoire français sans délai, une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu, l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH), et l'illégalité de l'assignation à résidence, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : D'ALLIVY KELLY

2 décembre 2025• 2ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508569

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant algérien. Cette annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de la décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois, sans préjuger de la délivrance d'un titre.

Avocat : LY TONG PAO NAKITA

2 décembre 2025• 1ère chambre
TA30Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504981

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du maire de Cabrières d'Avignon restreignant les horaires d'ouverture des épiceries de nuit. Les requérants, qui n'exploitaient pas encore leur commerce, n'ont pas démontré que l'interdiction d'ouvrir entre 20h et 8h compromettait la viabilité économique de leur activité, ni justifié d'une perte de chiffre d'affaires imminente. Faute d'établir l'urgence, condition nécessaire à la suspension, la requête est rejetée sans examen de la légalité de l'arrêté.

Avocat : SCP PENARD OOSTERLYNCK BEVERAGGI

2 décembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521055

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de son titre de séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. Le requérant, de nationalité marocaine, avait invoqué l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L.423-1, L.423-7 et L.433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de contestation sur le désistement, le tribunal en a donné acte et a condamné l'État à verser 1 500 euros à M. A... au titre des frais de justice.

Avocat : POULY

2 décembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2511885

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. C..., ressortissant marocain, contestant son expulsion du territoire français, le retrait de sa carte de résident et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'expulsion, fondée sur la menace grave à l'ordre public que représente l'intéressé, n'était pas entachée d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que les mesures ne portaient pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les arrêtés préfectoraux des 15 et 24 avril 2025 ont été validés.

Avocat : LYROS AVOCATS

2 décembre 2025• 3ème Chambre