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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 787 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 787

Décisions totales

383 581

Ordonnances

308 706

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LYEffacer tout
TA31Décision

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2202042

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la communication des comptes et procès-verbaux de la commune de Saman pour les années 2014 à 2022. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus pour les budgets 2021 et 2022, faute de saisine préalable de la CADA, ainsi que celles visant à prononcer une peine d'inéligibilité contre le maire. Sur le fond, le tribunal a estimé que la commune avait proposé une consultation sur place, conforme aux articles L. 311-9 et R. 311-8 du code des relations entre le public et l'administration, et que Mme B ne justifiait pas d'une impossibilité de s'y rendre. La demande d'expertise comptable et les conclusions indemnitaires ont également été rejetées comme irrecevables ou non fondées.

Avocat : ATTAL-GALY

3 avril 2025• Juge unique chambre 4
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425805

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A contestant un arrêté du préfet de police de Paris du 24 juillet 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée tardive car introduite le 26 septembre 2024, soit après l'expiration du délai de recours de trente jours prévu à l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce délai ayant commencé à courir le 1er août 2024, date de notification de l'arrêté. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction complémentaire.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

2 avril 2025
CAA75Décision

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA00447

Avocat : SCP LYON-CAEN & THIRIEZ

1 avril 2025• 8ème chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300255

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse d’une contravention de grande voirie à l’encontre de la SARL Le Bounty et de son gérant, pour occupation sans autorisation du domaine public maritime (restaurant, terrasse et enrochement) sur la plage de Padulone à Aleria. Le tribunal a rejeté le moyen d’irrégularité du procès-verbal, l’agent verbalisateur ayant prêté serment conformément à l’article L. 2132-21 du code général de la propriété des personnes publiques. Il a constaté que les installations litigieuses étaient implantées sur le domaine public maritime, constituant une contravention prévue à l’article L. 2132-3 du même code. En conséquence, il a condamné solidairement la SARL Le Bounty et M. B au paiement d’une amende et ordonné la remise en état des lieux sous astreinte, sur le fondement du décret n° 2003-172 du 25 février 2003.

Avocat : GIANSILY

28 mars 2025• Magistrat statuant seul
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501333

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 4 février 2025 par laquelle le président du conseil départemental d'Eure-et-Loir a retiré l'agrément d'assistante maternelle de Mme C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la privation de revenus invoquée étant inhérente à la décision contestée et la situation financière de la requérante ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : UBILEX - SCP FOUGERAY LE ROY LEBAILLY NOUVELLON ET ASSOCIES

28 mars 2025
TA06Décision

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2300165

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. B contestant le refus du maire de Biot de lui délivrer un permis de construire modificatif pour régulariser une construction existante et réaliser une terrasse, une piscine et un stationnement. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de la compétence liée, rappelant que l'avis défavorable de l'architecte des Bâtiments de France ne lie pas l'autorité compétente. Il a également écarté le moyen fondé sur l'article UC 11 du PLU et l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, estimant que le projet ne portait pas atteinte au caractère des lieux avoisinants. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la substitution de motif demandée par la commune.

Avocat : SELAS FIDAL - BUREAU DE LYON

27 mars 2025• 2ème Chambre
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2207361

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme C, agissant pour elle-même et pour sa fille mineure, afin d'engager la responsabilité de la commune de Bazoches-lès-Bray pour un accident survenu le 21 mai 2019 dans le parc communal, où l'enfant a chuté sur un piquet métallique. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la commune était engagée pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public, en raison de la présence de piquets métalliques inutiles et dangereux, non signalés, dans une zone accessible aux enfants. La commune n'a pas démontré l'entretien normal de l'ouvrage ni une faute de la victime, et la demande d'expertise médicale a été accordée pour évaluer les préjudices. Les textes appliqués sont les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal des ouvrages publics, sans référence à un code spécifique.

Avocat : SARDIN ET THELLYERE (ST AVOCATS)

27 mars 2025• 2ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2308946

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de la société Volotea SA contestant une décision de l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA) du 6 décembre 2022 lui infligeant 19 amendes totalisant 290 000 euros pour non-respect de l’interdiction de décoller entre 0h et 6h à l’aérodrome de Nantes-Atlantique, ainsi que le titre de perception correspondant. Le tribunal a jugé que les manquements étaient constitués, que l’interprétation des « raisons indépendantes de la volonté du transporteur » par l’ACNUSA était fondée sur l’article L. 6361-12 du code des transports et l’arrêté du 28 septembre 2021, et que la procédure avait respecté le contradictoire. Il a également estimé que le montant des amendes n’était pas disproportionné, rejetant l’ensemble des moyens soulevés par la société.

Avocat : CABINET LYON-CAEN, THIRIEZ (SCP)

27 mars 2025• 4e Section - 1re Chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 495193

Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ

27 mars 2025ECLI:FR:CECHS:2025:495193.20250327• 2ème chambre jugeant seule
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319132

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de la société Volotea SA contestant une décision de l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA) du 5 avril 2023 lui infligeant 82 amendes totalisant 1 283 000 euros pour violation de l’arrêté du 28 septembre 2021 interdisant les décollages entre 0h et 6h à l’aérodrome de Nantes-Atlantique. Le tribunal a jugé que les manquements étaient constitués, que la procédure contradictoire avait été respectée, et que l’interprétation restrictive des « raisons indépendantes de la volonté du transporteur » était légale. Il a également rejeté le recours contre le titre de perception, estimant la créance certaine. Les textes appliqués incluent le code des transports (L. 6361-12) et l’arrêté du 28 septembre 2021.

Avocat : CABINET LYON-CAEN, THIRIEZ (SCP)

27 mars 2025• 4e Section - 1re Chambre
TA14Ordonnance

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500779

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge des référés a constaté que le préfet du Calvados avait délivré le document sollicité en cours d'instance, rendant sans objet la demande d'injonction. Il a toutefois admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 600 euros à son avocate au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : GALY MARIE-SOPHIE

27 mars 2025
TA14Décision

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500371

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation et que la requérante n'apportait pas de précisions suffisantes pour démontrer une méconnaissance de l'article 14 de la loi du 26 janvier 2024. Concernant l'obligation de quitter le territoire, les juges ont écarté les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute de preuve d'une impossibilité de reconstituer la cellule familiale en RDC. En conséquence, les décisions subséquentes (fixation du pays d'éloignement et interdiction de retour) ont été jugées légales.

Avocat : GALY MARIE-SOPHIE

26 mars 2025• 2ème chambre
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410038

Le Tribunal Administratif de Paris a pris acte du désistement pur et simple des sociétés Gecina, Chubb European Group et Axa France IARD de leur requête. Ces sociétés demandaient initialement la condamnation de l'État à les indemniser pour des dommages subis lors d'une manifestation des "Gilets jaunes" le 16 mars 2019. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que le désistement ne rencontre aucun obstacle et en donne acte. Aucune somme n'est allouée au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

26 mars 2025
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2302790

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de la commune de Périgueux pour des infiltrations dans sa maison. Le tribunal a jugé que la commune n'était pas compétente, la communauté d'agglomération du Grand Périgueux exerçant les compétences en matière d'assainissement et de gestion des eaux pluviales. En outre, M. A n'a pas prouvé le lien de causalité entre les infiltrations et les réseaux publics, ni justifié ses préjudices. La décision est fondée sur le code général des collectivités territoriales.

Avocat : SELARL GALY ET ASSOCIES

26 mars 2025• 5ème Chambre
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2202516

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de la communauté d'agglomération Le Grand Périgueux pour des infiltrations affectant sa maison, causées selon lui par des défauts sur le trottoir et un regard d'eaux pluviales. Le tribunal a estimé que la responsabilité de la communauté d'agglomération ne pouvait être engagée, car la rue Camille Flammarion, où se situent les désordres, ne fait pas partie de la voirie d'intérêt communautaire dont elle a la gestion, en application de l'article L. 5216-5 du code général des collectivités territoriales. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son intégralité, incluant les demandes d'indemnisation et de réalisation de travaux.

Avocat : SELARL GALY ET ASSOCIES

26 mars 2025• 5ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303898

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager dominicain muni d'un titre de séjour espagnol manifestement contrefait. Le tribunal a jugé que la procédure de constatation de l'infraction était régulière, le procès-verbal ayant été établi par un agent compétent le lendemain de l'arrivée, et que l'absence de production de l'original du passeport falsifié ne méconnaissait pas les droits de la défense. Il a estimé que la falsification du document était manifeste et décelable par un examen normalement attentif, engageant ainsi la responsabilité de la compagnie aérienne sur le fondement des articles L. 821-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande de décharge de l'amende a donc été rejetée.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

25 mars 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2315069

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager dépourvu de passeport. La société soutenait que le passager possédait un document valide à l'embarquement, perdu ou détruit ensuite. Le tribunal a jugé que les éléments produits par Air France, notamment un extrait de sa base de données, établissaient que le passager avait présenté un passeport marocain lors de l'embarquement. En conséquence, la société remplissait les conditions de l'article L. 821-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui l'exonère de l'amende si les documents requis lui ont été présentés sans irrégularité manifeste. Le tribunal a donc annulé la décision du ministre et déchargé Air France du paiement de l'amende.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

25 mars 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318282

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Air France d’un recours contre une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l’intérieur pour avoir débarqué un passager dépourvu de passeport. Le tribunal a jugé que la société établissait, par la production d’extraits de sa base de données, que le passager avait présenté un passeport chinois valide et un visa malien lors de l’embarquement, et que ces documents ne comportaient pas d’élément d’irrégularité manifeste. En conséquence, il a annulé la décision du 2 juin 2023 et déchargé Air France du paiement de l’amende, en application des articles L. 821-6 et L. 821-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

25 mars 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2206412

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, adjoint technique territorial, qui contestait l'arrêté du 11 octobre 2022 du maire de Narbonne mettant fin à son logement de fonction attribué par nécessité absolue de service. Le tribunal a jugé que la délibération du 22 septembre 2022, qui modifiait la liste des emplois ouvrant droit à ce type de logement, était légale et que la commune pouvait fixer des conditions plus restrictives que celles applicables aux agents de l'État, conformément au principe de parité. Il a également écarté les moyens tirés de l'erreur de fait, de la discrimination et de l'impact financier. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 721-1 du code général de la fonction publique et l'article R. 2124-65 du code général de la propriété des personnes publiques.

Avocat : SELARL LYSIS AVOCATS

25 mars 2025• 5ème Chambre
TA64Décision

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2200562

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné le recours de M. C D, agent départemental, contestant le refus de reconnaissance de ses pathologies aux épaules comme maladies professionnelles. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 et du tableau n° 57 A des maladies professionnelles du code de la sécurité sociale. Il a jugé que les manipulations répétitives de livres effectuées par M. D entraient dans la liste limitative des travaux prévue par ce tableau. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision du président du conseil départemental des Landes du 6 octobre 2021 refusant cette reconnaissance.

Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ

25 mars 2025• CHAMBRE 2