3 787 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 787
Décisions totales
383 581
Ordonnances
310 556
Avec résumé IA
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE NEUILLY
Avocat : GALY
Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de M. B, agent contractuel du ministère de l'Europe et des affaires étrangères, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 25 609,68 euros en réparation de préjudices subis suite au refus de son habilitation secret-défense. Le tribunal a estimé que le ministère n'avait commis aucune faute en l'informant préalablement de la nécessité de cette habilitation, mentionnée dans la fiche de poste, et que les mesures prises après le refus (retrait des accès, absence de reclassement) n'étaient pas vexatoires. Il a également jugé que la promesse de prolongation de contrat était assortie de réserves et que l'administration n'avait pas à renouveler le contrat de M. B compte tenu du risque sécuritaire identifié. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 114-1 du code de la sécurité intérieure et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET LYON-CAEN, THIRIEZ (SCP)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon, prise par le président de la 3ème chambre, concerne une requête de M. A B contestant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal constate que les documents enregistrés sous le n° 2502014 constituent un double d'une requête précédemment enregistrée sous le n° 2501672. En conséquence, il ordonne la radiation de ces documents du registre du greffe et leur jonction à la requête initiale n° 2501672. La décision est fondée sur les règles de procédure du code de justice administrative.
Avocat : BENKHALYL
Avocat : PUECH;SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant les arrêtés du 5 août 2024 du préfet de police de Paris l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, et prononçant une interdiction de retour de douze mois avec signalement au système d'information Schengen. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), de l'erreur manifeste d'appréciation et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : D'ALLIVY KELLY
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de Mme A contestant le refus du maire de Narbonne de lui délivrer un permis de construire pour régulariser la transformation d'un garage en pièce à vivre. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que la seconde demande de permis n'était pas purement confirmative de la première en raison d'évolutions du projet. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté de refus du 2 août 2022, estimant que la commune avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, le projet ne portant pas atteinte au caractère des lieux avoisinants. Il a enjoint à la commune de délivrer le permis de construire dans un délai de deux mois et a condamné la commune à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL LYSIS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus du préfet de l’Aude de lui délivrer une carte de résident permanent. La juridiction a estimé que le préfet avait légalement pu fonder son refus sur la menace pour l’ordre public et le défaut d’intégration républicaine, compte tenu des dix-sept condamnations pénales de l’intéressé entre 2004 et 2020. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 426-4 et L. 413-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné deux requêtes des sociétés Orange et Totem France concernant un projet d’antenne-relais de téléphonie mobile à Fréjairolles. La première requête visait l’annulation de l’opposition du maire du 19 avril 2023, tandis que la seconde contestait une prescription dans l’autorisation provisoire du 6 décembre 2023. Le tribunal a annulé la décision d’opposition du 19 avril 2023, jugeant que le projet ne portait pas atteinte aux paysages environnants au sens de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme, et a rejeté les moyens de substitution soulevés par la commune. Il a également annulé la prescription litigieuse dans la décision du 6 décembre 2023, estimant qu’elle méconnaissait le principe d’indépendance des législations en imposant une autorisation de voirie non requise par le code de l’urbanisme.
Avocat : MOLY
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme B, agent communal, d’une demande d’indemnisation de 15 000 euros pour discrimination syndicale subie entre 2016 et 2021 de la part de la commune de Charny-Orée-de-Puisaye. Elle invoquait des difficultés dans la gestion de ses décharges syndicales, un traitement différencié, une baisse de son régime indemnitaire, le non-remboursement de frais de déplacement et le refus d’une prime Covid. La commune a soulevé l’incompétence territoriale du tribunal et la prescription de l’action. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les faits étaient prescrits en application de l’article L. 131-3 du code général de la fonction publique et que le tribunal n’était pas territorialement compétent.
Avocat : KOMLY-NALLIER
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du 10 octobre 2024 de la préfète de l'Essonne refusant le renouvellement de sa carte de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, inapplicable en l'espèce. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu des sept condamnations pénales de l'intéressé entre 2016 et 2020 pour des infractions liées aux stupéfiants et à l'ordre public, établissant une menace pour l'ordre public.
Avocat : VANDERLYNDEN
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de l’association ADDE et d’autres requérants visant à annuler un courrier du 2 juin 2024 de la coordinatrice du bureau régional d’aide juridictionnelle, qui imposait des conditions de signature pour les demandes d’aide juridictionnelle. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, estimant que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt suffisamment direct et certain pour contester un acte à portée locale. En conséquence, la demande de condamnation de l’État aux frais de justice a également été rejetée.
Avocat : LYON-CAEN & THIRIEZ ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 13 août 2024 par lequel le préfet de Vaucluse refusait de renouveler le certificat de résidence " entrepreneur / profession libérale " de Mme A, ressortissante algérienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait pas opposer à Mme A, sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, une condition de moyens d'existence suffisants qui n'est pas prévue pour ce type de titre. La décision a été annulée et il a été enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois.
Avocat : CHELLY
Avocat : SCP B C J - BROSSIER - CARRE - JOLY
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 19 décembre 2024 par lequel le maire de Saint-Jean-le-Blanc a délivré un permis de démolir à la société d'HLM Valloire Habitat. La requérante, la SCI Saint-Charles, invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'acte, notamment en raison de l'incompétence de l'auteur et de l'absence d'attestation dans le dossier de demande. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu des nuisances générées par les bâtiments à démolir et de l'intérêt public lié à la construction de logements sociaux. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3 du code de l'urbanisme.
Avocat : SELARL KROVNIKOFF GALLY
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la société Engie Energie Services, qui réclamait à l'assureur Groupama le remboursement de travaux de réparation suite à un dégât des eaux survenu en 2017 au centre aquatique Olympiade. La juridiction a estimé que la société requérante ne pouvait se prévaloir d'aucune subrogation légale ou conventionnelle dans les droits de la communauté de communes, ni d'une action directe contre l'assureur dommages aux biens. Il a été jugé que le sinistre résultait d'un défaut d'entretien de l'électrovanne, dont la société Engie était contractuellement responsable, ce qui excluait la garantie de l'assureur. La décision s'appuie sur les articles 1346 et 1346-1 du code civil, ainsi que sur les clauses du contrat d'assurance et du marché public.
Avocat : CORNET VINCENT SEGUREL LYON
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions aux fins d'injonction visant à obtenir une attestation provisoire de séjour. La requérante, qui avait été munie d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 4 juin 2025, a ainsi renoncé à sa demande principale. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de Mme B à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocate au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)