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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 787 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 787

Décisions totales

383 581

Ordonnances

322 905

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LYEffacer tout
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503256

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de police de délivrer à Mme B, ressortissante ivoirienne reconnue réfugiée, une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. La requérante justifiait d'une situation d'urgence, étant menacée de perdre son emploi faute de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a jugé que le refus du préfet, devenu territorialement compétent après le transfert de résidence de l'intéressée à Paris, portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au travail et à sa vie privée. La décision s'appuie sur les articles L. 424-1, R. 431-3 et R. 431-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

7 février 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316464

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de long séjour pour études. Le tribunal a jugé que la décision de la commission s'étant substituée à celle du consulat, les moyens tirés de l'incompétence du signataire consulaire et du défaut de demande de complément d'information étaient inopérants. Il a également estimé que la décision implicite était suffisamment motivée par référence aux motifs de la décision consulaire, conformément à l'article D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CHELLY

7 février 2025• 8ème chambre
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404311

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Marcel-sur-Aude pour le changement de destination d’une remise agricole en habitation. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête en cours d’instance. Par ordonnance du 7 février 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les demandes des défendeurs tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu de condamner le requérant aux frais de justice.

Avocat : SELARL LYSIS AVOCATS

7 février 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500380

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales en France. La décision fixant le pays de destination a été considérée comme suffisamment motivée. La requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : CHELLY

7 février 2025• Reconduites à la frontière
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2500078

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par Mme B épouse C, assistante familiale, contestant la décision du 14 novembre 2024 du président du conseil départemental des Landes suspendant son agrément pour quatre mois. La requérante invoquait l'urgence financière et des moyens sérieux, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation. Le département des Landes a opposé l'absence d'urgence, soulignant le délai de saisine et la perception d'indemnités, ainsi que l'absence de doute sérieux sur la légalité de la suspension, justifiée par des faits graves touchant à la sécurité des enfants. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait, mais l'affaire porte sur l'application des articles L. 421-6 et L. 423-8 du code de l'action sociale et des familles relatifs à la suspension d'agrément et aux indemnités compensatrices.

Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ

6 février 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426606

Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du 2 octobre 2024 par lequel le préfet de police avait obligé M. A, ressortissant guinéen, à quitter le territoire français. La juridiction a retenu que le requérant, qui soutenait être mineur et produisait des actes d'état civil guinéens non contestés, ne pouvait faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire en application de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les décisions refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet d'effacer le signalement de l'intéressé du système d'information Schengen.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

6 février 2025• 5e Section - 2e Chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 473343

Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ

6 février 2025ECLI:FR:CECHR:2025:473343.20250206• 4ème et 1ère chambres réunies
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500238

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 30 décembre 2024 par laquelle le directeur du centre hospitalier Alès-Cévennes a exclu Mme B de ses fonctions pour une durée de deux ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante d'apporter des éléments suffisamment précis sur sa situation financière et personnelle, et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 311-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 532-4 du code général de la fonction publique, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction. La demande d'injonction et les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : GELY

5 février 2025
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-23PA04730

Avocat : CABINET CHARLES RUSSELL SPEECHLYS FRANCE

5 février 2025• 2ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2500229

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A, ressortissante mauritanienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, la méconnaissance des obligations d'information prévues par les règlements européens (UE n°604/2013 et n°603/2013), et une erreur manifeste d'appréciation liée à son état de santé (diabète). Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la procédure avait été régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste en ne faisant pas application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement Dublin. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : LYROS AVOCATS

5 février 2025• Reconduites à la frontière
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306102

Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a examiné la demande de Mme A, aide-soignante puis infirmière, qui sollicitait la condamnation du centre hospitalier de Narbonne pour divers préjudices liés à une maladie professionnelle (lombosciatique gauche) et à des décisions administratives contestées (placement en congé de maladie, disponibilité d'office, licenciement pour inaptitude). Le tribunal a rejeté l'essentiel des demandes indemnitaires fondées sur la faute, mais a retenu la responsabilité sans faute de l'hôpital pour la maladie professionnelle. Il a ainsi accordé à Mme A une indemnisation limitée aux préjudices extra-patrimoniaux directs, évaluée à 9 908,75 euros, sur le fondement des principes généraux de la responsabilité administrative et des textes applicables (code général de la fonction publique, lois n°84-16 et n°86-633).

Avocat : SELARL LYSIS AVOCATS

5 février 2025• 2ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431579

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant malien, qui demandait une injonction au préfet de police pour le convoquer en vue d'un changement de statut et la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge constate que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le préfet a déjà décidé, le 15 janvier 2025, de délivrer à M. B un titre de séjour "étudiant" valable jusqu'au 31 octobre 2025, en cours de fabrication, lui permettant de résider régulièrement et de poursuivre ses études. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, l'État n'étant pas la partie perdante. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

4 février 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2310117

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante tunisienne. La requérante, conjointe d'un titulaire d'une carte "passeport talent", avait droit à une carte de séjour pluriannuelle "passeport talent (famille)" en application de l'article L. 421-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal retient que l'administration n'a pas contesté que Mme B remplissait les conditions légales, entachant ainsi sa décision d'une erreur de droit. Il enjoint au préfet de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de trois mois et condamne l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : BOURJOLLY

4 février 2025• 6ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303907

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France. La compagnie contestait une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager muni d'un passeport congolais falsifié. Le tribunal a jugé que la falsification du document était manifeste et décelable par un examen normalement attentif, et que la procédure contradictoire avait été respectée. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 821-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

4 février 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303088

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager marocain muni d'un passeport néerlandais manifestement contrefait. Le tribunal a jugé que le procès-verbal, bien qu'établi le lendemain, n'était pas irrégulier et que la société n'avait pas démontré que les documents présentés ne comportaient pas d'élément d'irrégularité manifeste, comme l'exige l'article L. 821-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme le bien-fondé de l'amende, en application des articles L. 821-6 et suivants du même code.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

4 février 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305369

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de la société Transavia. Celle-ci contestait une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué une passagère marocaine munie d'un visa dont la durée de séjour était épuisée. Le tribunal a jugé que la compagnie aérienne avait manqué à son obligation de contrôle, car l'irrégularité était manifeste et décelable par un examen attentif du passeport. La décision est fondée sur les articles L. 821-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 6421-2 du code des transports.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

4 février 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302324

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné trois requêtes dirigées contre l'arrêté préfectoral du 19 avril 2023 instaurant un périmètre de protection à Ganges lors de la visite du Président de la République. Les requérants contestaient notamment l'interdiction des "dispositifs sonores portatifs", y voyant un détournement de pouvoir visant à entraver des manifestations pacifiques ("concerts de casseroles") plutôt qu'à prévenir des actes terroristes comme le prévoit l'article L. 226-1 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les associations et le syndicat ne justifiaient pas d'un intérêt à agir et que les moyens soulevés par le requérant individuel n'étaient pas fondés. Il a estimé que l'arrêté, motivé par le risque terroriste inhérent à un déplacement présidentiel, était nécessaire, adapté et proportionné, et ne portait pas une atteinte excessive aux libertés d'aller et venir, d'expression et de réunion.

Avocat : SCP LYON-CAEN ET THIRIEZ

4 février 2025• 5ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2300532

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France. Celle-ci contestait une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué une passagère cubaine munie d'un visa Schengen contrefait. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que le visa présentait des anomalies manifestes, décelables à l'œil nu, comme une mauvaise définition de l'image latente. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge de l'amende, sur le fondement des articles L. 821-6 et L. 821-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

4 février 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2502538

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions aux fins d'injonction, après qu'elle a obtenu une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour. La requérante, ressortissante ivoirienne, demandait initialement la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais irrépétibles, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

4 février 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303089

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Air France d’un recours contre une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l’intérieur pour avoir débarqué un passager marocain muni d’un passeport italien contrefait. Le tribunal a jugé que l’anomalie relevée sur le document (une faute d’orthographe) n’était pas manifeste, car les pièces produites par l’administration ne permettaient pas de la détecter par un examen normalement attentif. En conséquence, il a annulé la décision attaquée, appliquant les articles L. 821-6 et L. 821-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et a mis à la charge de l’État la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

4 février 2025• 3e Section - 1re Chambre