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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 787 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 787

Décisions totales

383 581

Ordonnances

323 305

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LYEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303087

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager muni d'un passeport manifestement contrefait. Le tribunal a jugé que le procès-verbal, bien qu'établi le lendemain, n'était pas irrégulier et que la société n'avait pas démontré avoir effectué une vérification suffisante des documents de voyage, comme l'exige l'article L. 821-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme le bien-fondé de l'amende, la société n'ayant pas prouvé l'absence d'irrégularité manifeste du passeport au moment de l'embarquement.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

4 février 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303089

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Air France d’un recours contre une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l’intérieur pour avoir débarqué un passager marocain muni d’un passeport italien contrefait. Le tribunal a jugé que l’anomalie relevée sur le document (une faute d’orthographe) n’était pas manifeste, car les pièces produites par l’administration ne permettaient pas de la détecter par un examen normalement attentif. En conséquence, il a annulé la décision attaquée, appliquant les articles L. 821-6 et L. 821-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et a mis à la charge de l’État la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

4 février 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305370

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager muni d'un passeport péruvien manifestement contrefait. Le tribunal a jugé que le procès-verbal, bien qu'établi trois jours après les faits, n'était pas irrégulier et que l'irrégularité du document était manifeste, décelable par un examen attentif. La solution retenue est fondée sur les articles L. 821-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 6421-2 du code des transports.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

4 février 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305372

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l’intérieur pour avoir débarqué un passager algérien muni d’un passeport manifestement altéré (couverture détachée). La société soutenait que l’altération était survenue après son contrôle à l’embarquement, mais n’a apporté aucune preuve. Le tribunal rappelle que le transporteur doit vérifier l’absence d’irrégularité manifeste des documents de voyage, sur le fondement des articles L. 821-6 et L. 821-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision est confirmée et la demande de décharge rejetée.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

4 février 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305384

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France, qui contestait une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager muni d’un passeport péruvien manifestement contrefait. Le tribunal a jugé que le procès-verbal, bien qu’établi trois jours après les faits, n’était pas irrégulier, aucune disposition légale n’imposant un délai précis pour sa rédaction. Il a également estimé que la falsification du document était manifeste et décelable par un examen normalement attentif, ce qui engageait la responsabilité du transporteur en vertu des articles L. 821-6 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La demande de décharge de l’amende et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

4 février 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2310117

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante tunisienne. La requérante, conjointe d'un titulaire d'une carte "passeport talent", avait droit à une carte de séjour pluriannuelle "passeport talent (famille)" en application de l'article L. 421-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal retient que l'administration n'a pas contesté que Mme B remplissait les conditions légales, entachant ainsi sa décision d'une erreur de droit. Il enjoint au préfet de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de trois mois et condamne l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : BOURJOLLY

4 février 2025• 6ème chambre
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2502663

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui demandait une injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. La juge des référés estime que la condition d'urgence particulière n'est pas remplie, la requérante ne démontrant pas de circonstances imposant une intervention à très bref délai, malgré la précarité de sa situation administrative et la perte de ses droits sociaux. La requête est rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

4 février 2025
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2502536

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B, ressortissant guinéen, de ses conclusions en injonction visant à obtenir un récépissé de demande de carte de séjour avec autorisation de travail, après que le préfet de police l'a convoqué à cet effet. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

4 février 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302324

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné trois requêtes dirigées contre l'arrêté préfectoral du 19 avril 2023 instaurant un périmètre de protection à Ganges lors de la visite du Président de la République. Les requérants contestaient notamment l'interdiction des "dispositifs sonores portatifs", y voyant un détournement de pouvoir visant à entraver des manifestations pacifiques ("concerts de casseroles") plutôt qu'à prévenir des actes terroristes comme le prévoit l'article L. 226-1 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les associations et le syndicat ne justifiaient pas d'un intérêt à agir et que les moyens soulevés par le requérant individuel n'étaient pas fondés. Il a estimé que l'arrêté, motivé par le risque terroriste inhérent à un déplacement présidentiel, était nécessaire, adapté et proportionné, et ne portait pas une atteinte excessive aux libertés d'aller et venir, d'expression et de réunion.

Avocat : SCP LYON-CAEN ET THIRIEZ

4 février 2025• 5ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431579

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant malien, qui demandait une injonction au préfet de police pour le convoquer en vue d'un changement de statut et la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge constate que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le préfet a déjà décidé, le 15 janvier 2025, de délivrer à M. B un titre de séjour "étudiant" valable jusqu'au 31 octobre 2025, en cours de fabrication, lui permettant de résider régulièrement et de poursuivre ses études. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, l'État n'étant pas la partie perdante. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

4 février 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426459

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à M. B, ressortissant ivoirien. Le tribunal juge que la simple "confirmation de dépôt" remise au requérant ne constitue pas le récépissé prévu par l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de preuve d'un dossier incomplet ou d'une demande abusive, ce refus est illégal. En revanche, les conclusions à fin d'injonction sont rejetées car une décision sur le fond du titre de séjour a depuis été prise. L'État est condamné à verser 1 000 euros à l'avocat de M. B au titre des frais d'instance.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

31 janvier 2025• 6e Section - 2e Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203616

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C contestant la mise en demeure de payer du 24 novembre 2021 relative à une participation au programme d'aménagement d'ensemble (PAE) de la commune de Crest. La juridiction a relevé que la contestation de cet acte de poursuite, qui ne remet pas en cause le bien-fondé de la créance mais porte sur son recouvrement, relève de la compétence du juge de l'exécution en application de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, le tribunal s'est déclaré incompétent pour en connaître.

Avocat : SELAS CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON

30 janvier 2025• 4ème Chambre
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY03019

Avocat : SCP J. AGUERA & ASSOCIES - LYON

30 janvier 2025• 7ème chambre - formation à 3
CAA13Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-23MA01440

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE NEUILLY

30 janvier 2025• 3ème chambre - formation à 3
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205042

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande indemnitaire de M. C, qui sollicitait la réparation des préjudices subis du fait de l’illégalité de la délibération du 30 mars 2007 approuvant un programme d’aménagement d’ensemble. Le tribunal estime que le titre exécutoire du 14 décembre 2016, devenu définitif faute de recours en annulation dans les délais, fait obstacle à toute demande indemnitaire visant à en contester le bien-fondé. Les frais d’avocat exposés ne constituent pas un préjudice indemnisable distinct, car ils peuvent être pris en charge au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue repose sur le principe de l’autorité de la chose jugée et l’irrecevabilité des conclusions indemnitaires tendant à remettre en cause une décision pécuniaire définitive.

Avocat : SELAS CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON

30 janvier 2025• 4ème Chambre
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY03949

Avocat : CABINET AEDILYS AVOCATS (SELARL)

30 janvier 2025• 4ème chambre - formation à 3
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411546

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la préfète du Rhône de classer sans suite sa demande de naturalisation pour incomplétude. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur le défaut de production d’un test de langue malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief et n’est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution retenue s’appuie sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet le classement sans suite en cas de non-respect d’une mise en demeure, et sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour irrecevabilité manifeste.

Avocat : LY TONG PAO NAKITA

30 janvier 2025
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY03966

Avocat : CABINET AEDILYS AVOCATS (SELARL)

30 janvier 2025• 4ème chambre - formation à 3
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2202313

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C, détenu, qui contestait la décision du 12 juillet 2022 du directeur du centre de détention de Toul prononçant son placement à l'isolement. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, la méconnaissance du principe du contradictoire et une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 213-8 et R. 213-21 du code pénitentiaire. Le tribunal a examiné ces moyens à la lumière des dispositions du code pénitentiaire et de la convention européenne des droits de l'homme, mais a estimé qu'aucun d'eux n'était fondé. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : DORDILLY CLEMENCEAU AVOCATS

30 janvier 2025• Chambre 3
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2502106

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A, ressortissant marocain, visant à suspendre l'exécution d'une obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de police le 14 novembre 2024. Le juge des référés estime que la procédure spéciale prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile offre des garanties équivalentes à celles du référé liberté, et que M. A, qui n'a pas contesté la mesure dans les délais, ne justifie pas de circonstances nouvelles suffisantes, notamment liées à son état de santé, pour caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

30 janvier 2025