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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

7 639 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

7 639

Décisions totales

383 581

Ordonnances

299 457

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : MAEffacer tout
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416934

Le Tribunal administratif de Paris a procédé à la liquidation définitive d'une astreinte prononcée le 20 septembre 2021 à l'encontre de l'État pour inexécution d'une injonction de relogement. Constatant que le préfet de Paris avait finalement assuré le relogement du requérant le 2 février 2023, le tribunal a liquidé l'astreinte à la somme de 2 800 euros pour la période du 1er décembre 2021 au 31 janvier 2023. Cette somme est versée au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Avocat : JEAN-MARIE CASSÉUS

12 janvier 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306601

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SAS Yilbat, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2018 à 2020. La société soutenait notamment l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification et la justification des frais de management et des avoirs. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, car elle précisait les motifs, le montant des rehaussements, leur fondement légal (notamment l'article 109 du code général des impôts) et la catégorie de revenus. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MAUREL

12 janvier 2026• 2ème chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202801

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le calcul de son indemnité de licenciement par la communauté de communes Dômes Sancy Artense. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute de liaison du contentieux, la requérante ne justifiant pas de la réception de sa réclamation préalable par l'administration. Les conclusions visant à obtenir une injonction de reconstituer l'assiette de son ancienneté ont également été déclarées irrecevables, car il n'appartient pas au juge administratif d'adresser de telles injonctions à titre principal. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 611-7 du code de justice administrative.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

9 janvier 2026• Chambre 1
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600096

Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête du syndicat de la Coordination Rurale contestant un arrêté préfectoral du 6 janvier 2026 réglementant la circulation en raison des conditions météorologiques. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale à plusieurs libertés fondamentales. Le juge a constaté que l'arrêté contesté avait été abrogé dès le 7 janvier 2026, avant même l'introduction de la requête, et avait donc épuisé tous ses effets. En conséquence, aucune mesure de suspension n'était susceptible d'être prononcée, rendant la demande sans objet.

Avocat : MARET

9 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521666

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par le préfet de la Loire-Atlantique d’une demande d’expulsion sans délai de Mme B... et M. A..., occupants d’un logement géré par l’association Solidarité estuaire à Saint-Nazaire, sur le fondement des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le préfet soutient que la famille, dont les demandes d’asile ont été définitivement rejetées par la CNDA en 2023, se maintient indûment dans les lieux, ce qui aggrave la saturation du dispositif d’accueil des demandeurs d’asile dans le département. Les défendeurs contestent la mesure, invoquant son caractère disproportionné, l’atteinte à l’intérêt supérieur de leurs enfants scolarisés et l’absence d’urgence démontrée. La solution retenue par le tribunal n’est pas précisée dans l’extrait fourni.

Avocat : ATSATITO KAMANOU

9 janvier 2026
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2501073

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société MANIKHEIR visant à obtenir le paiement provisionnel de factures impayées par le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par l'hôpital, estimant que la société n'avait pas respecté la procédure précontentieuse obligatoire prévue à l'article 46 du cahier des clauses administratives générales des marchés publics. En effet, après la naissance du différend résultant du silence gardé sur sa mise en demeure, la société n'a pas adressé à l'acheteur un mémoire en réclamation dans le délai de deux mois, rendant sa requête irrecevable.

Avocat : FIDAL SOCIETE D'AVOCATS LE MANS

9 janvier 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2207367

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme C..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence, qui demandait réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement par l'État. La juridiction a examiné la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation dans le délai imparti, engageant sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence. La solution retenue, fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, a consisté à évaluer le préjudice en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement maintenues. Le tribunal a ainsi condamné l'État à verser une indemnité à Mme C... pour la période de responsabilité retenue.

Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT

9 janvier 2026• Ch 9B Magistrat statuant seul
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2210715

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la commune de Cassis et son assureur, la SMACL, d’une demande d’indemnisation pour les dommages causés au palais des congrès communal par l’incendie de la déchetterie du port de Cassis, survenu le 17 décembre 2017. La requête visait à engager la responsabilité solidaire du département des Bouches-du-Rhône, de la société GTC Cassis (exploitant de la déchetterie) et de leurs assureurs. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions indemnitaires, considérant que les conditions d’engagement de la responsabilité sans faute des défendeurs n’étaient pas réunies, et a également rejeté les appels en garantie croisés entre les parties. La décision s’inscrit dans le cadre du plein contentieux et applique les principes de la responsabilité administrative.

Avocat : MANDIN - ANGRAND AVOCATS

9 janvier 2026• 5ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507725

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 19 décembre 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français, portant la durée totale à quatre ans. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, l'atteinte à la liberté d'entreprendre et au droit au travail, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence d'exécution de la mesure d'éloignement initiale et de l'absence d'attaches familiales stables en France.

Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER

9 janvier 2026• Magistrat Mme BOSSUET
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2311061

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. C... d'une demande de provision de 200 000 euros, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, afin d'obtenir réparation d'un accident médical non fautif survenu lors d'une opération du canal carpien au centre hospitalier de Valenciennes. Le requérant soutenait que les conditions de l'indemnisation au titre de la solidarité nationale, prévues à l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, étaient remplies. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'obligation de l'ONIAM n'était pas suffisamment certaine, dès lors que l'expertise n'avait pas établi le caractère anormal du dommage au regard de l'état de santé antérieur du patient et de l'évolution prévisible de sa pathologie.

Avocat : SCP MASSON ET DUTAT

9 janvier 2026
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501470

Le Tribunal administratif de Montreuil a donné acte du désistement de M. A..., qui contestait le refus de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » mention « stationnement ». Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invité, il a été réputé s’être désisté en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. La requête est donc classée sans examen au fond.

Avocat : WAHRHEIT MARC-ALEXANDRE

8 janvier 2026
TA86Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401111

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a étendu les opérations d'expertise judiciaire initialement prescrites le 15 octobre 2024 concernant des désordres affectant le gymnase du lycée Léonce Vieljeux à La Rochelle. À la demande de l'expert désigné, la société Allianz IARD a été mise en cause en sa qualité d'assureur de la société Aquitaine Rénovation Peinture, déjà partie à l'expertise. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'étendre l'expertise à tout moment sur demande de l'expert.

Avocat : SELARL SANDRINE MARIE

8 janvier 2026
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600083

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par une demande d'hébergement d'urgence pour une personne paraplégique isolée, arrivée en France pour demander l'asile. En cours d'instance, le préfet de la Loire-Atlantique a proposé un hébergement à la requérante. Le juge a constaté que les conclusions aux fins d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a par ailleurs admis la requérante à l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 550 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : ATSATITO KAMANOU

8 janvier 2026
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600067

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la Coordination rurale Union nationale. Celle-ci demandait la suspension d'un arrêté préfectoral du 4 janvier 2026 réglementant la circulation dans le Loir-et-Cher. Le juge a constaté que les mesures contestées avaient cessé de s'appliquer le 7 janvier 2026 à minuit, rendant la requête dépourvue d'objet dès son introduction. Par conséquent, la demande a été jugée manifestement irrecevable et rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.

Avocat : MARET

8 janvier 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206031

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., soldat, contestant un titre exécutoire de 2 805,62 euros émis pour recouvrer une solde indûment perçue. Le requérant invoquait l'incompétence de l'auteur de la décision de rejet de sa réclamation préalable et une erreur de fait relative à son arrêt de travail. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence était inopérant, car les vices propres d'une décision de rejet d'une réclamation préalable obligatoire ne peuvent être utilement contestés. La solution retenue est fondée sur les articles 117 à 119 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.

Avocat : MANYA

8 janvier 2026• 3ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510168

Cette décision du Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande d'un surveillant pénitentiaire déclaré inapte, souhaitant une intégration directe dans une communauté urbaine. Le juge des référés a rejeté la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre au ministre de la justice de formaliser une décision implicite d'acceptation et de transmettre des documents. Le tribunal a estimé qu'une décision implicite d'acceptation était déjà née le 24 septembre 2025, en application de l'article L. 511-3 du code général de la fonction publique, et que le requérant n'établissait pas que l'administration d'accueil conditionnait son arrêté à une décision expresse de l'administration d'origine. Par conséquent, la mesure sollicitée n'était pas utile et la condition d'urgence n'était pas suffisamment justifiée.

Avocat : JAMAIS

8 janvier 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512758

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait la communication de plusieurs documents relatifs à une procédure de promotion interne à l'université de Lille. Le juge rappelle que le référé mesure utile ne peut faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative. En l'espèce, le silence gardé par l'université pendant plus de deux mois sur la demande de communication de M. A... a fait naître une décision implicite de rejet, ce qui fait obstacle à ce que le juge ordonne la communication des documents sollicités. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : MATUTANO

7 janvier 2026
TA25Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502721

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement des articles L. 551-1 et L. 551-2 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de la société Groupe Elabor. Celle-ci contestait son éviction des lots n°1 et n°2 d'un marché de relevés bâtimentaires numériques passé par la région Bourgogne-Franche-Comté, au motif que son offre était irrégulière pour ne pas avoir identifié distinctement le référent BIM manager pour chaque lot. Le juge a estimé que le règlement de consultation imposait cette identification comme une condition de régularité de l'offre, et que la société requérante n'avait pas satisfait à cette exigence, les informations fournies dans le dossier de candidature étant insuffisantes. En conséquence, la procédure de passation n'a pas été annulée et les conclusions indemnitaires de la société ont été rejetées.

Avocat : LAMBERT EMMANUEL

7 janvier 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303283

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contestant des rectifications fiscales (impôt sur le revenu, contributions sociales et TVA) pour les années 2017 à 2019. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article L. 48 du livre des procédures fiscales, estimant que la proposition de rectification n° 3924 ne mentionnait pas le montant des droits et pénalités liés aux bénéfices industriels et commerciaux. Le tribunal a jugé que cette proposition ne pouvait informer M. A... des effets sur son revenu global, ces conséquences étant détaillées dans une proposition distincte (n° 2120), et a donc écarté le moyen. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge fiscale.

Avocat : HAVAUX MATHILDE

7 janvier 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2201837

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation pour la résiliation anticipée de deux contrats de prêt à usage (commodat) conclus avec la commune de Cléguérec pour de l'éco-pâturage. Avant d'examiner le fond, le tribunal a soulevé d'office un moyen tiré de son incompétence, considérant que ces contrats portaient sur des parcelles du domaine privé communal, sans clause exorbitante du droit commun, et ne mettaient en cause que des rapports de droit privé. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître, renvoyant le litige à la juridiction judiciaire. Cette solution s'appuie sur les règles de répartition des compétences entre les ordres de juridiction administrative et judiciaire.

Avocat : MASCRIER

7 janvier 2026• 2ème Chambre