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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

7 639 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

7 639

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 341

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : MAEffacer tout
TA80Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2403591

Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant par ordonnance, a rejeté les requêtes de Mme B... comme portées devant un ordre de juridiction incompétent. Les litiges concernaient des avis de sommes à payer émis par le département de l’Aisne pour le recouvrement d’obligations alimentaires. Le tribunal a jugé que, conformément à l’article L. 134-3 du code de l’action sociale et des familles, ces litiges relèvent de la compétence du juge judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les requêtes ont été rejetées pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.

Avocat : MATHIEU-DEJAS-LOIZEAUX-LETISSIER

15 décembre 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2307448

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de M. C... visant à engager la responsabilité de l'État pour l'illégalité de l'arrêté préfectoral du 28 février 2022 suspendant son permis de conduire pour cinq mois, annulé par un jugement du 4 avril 2023. Le tribunal a reconnu que cette suspension illégale constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Cependant, il a limité l'indemnisation aux seuls frais justifiés de la visite médicale d'aptitude, soit 36 euros, rejetant les autres demandes pour défaut de lien de causalité direct ou de préjudice certain. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 224-2 du code de la route et les principes de la responsabilité administrative pour faute.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SOMMAGGIO

15 décembre 2025• JU 3ème chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304482

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A..., demandant la condamnation de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) pour versement incomplet de l'allocation pour demandeur d'asile entre novembre 2022 et mai 2023, ainsi que des dommages et intérêts pour préjudice moral. Le tribunal a constaté que l'OFII avait versé la somme totale de 4 932 euros due sur la période, incluant un rappel de 1 306,80 euros, rendant sans objet les conclusions pécuniaires. S'agissant de la demande indemnitaire pour préjudice moral, le tribunal l'a rejetée, faute pour la requérante d'établir l'existence d'un préjudice distinct résultant d'une faute de l'OFII. La décision s'appuie sur les articles D. 553-10 et l'annexe 8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET

15 décembre 2025• 5ème Chambre
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511856

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue dans le cadre d’un recours de plein contentieux, concerne la demande de M. A... visant à obtenir son hébergement d’urgence. Le juge, statuant sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, constate que la commission de médiation de l’Isère a reconnu le requérant comme prioritaire le 4 septembre 2025. La solution retenue ordonne à la préfète de l’Isère d’accueillir M. A... dans une structure adaptée, sous astreinte, après avoir admis l’intéressé au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : MATHIS

15 décembre 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506078

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante sénégalaise demandant qu'il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de l'enregistrer pour une demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, la requérante avait été convoquée et avait pu déposer son dossier, rendant les conclusions à fin d'injonction sans objet. Il a également rejeté la demande d'aide juridictionnelle provisoire, faute d'urgence. En conséquence, l'ordonnance prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejette le surplus des demandes.

Avocat : ALMAIRAC

15 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2211070

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté l'opposition formée par Mme B... contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement familiale, de prime exceptionnelle de fin d'année et d'aide COVID-19. Le tribunal a d'abord mis hors de cause le département des Bouches-du-Rhône, le litige relevant de la compétence de la CAF agissant pour le compte de l'État. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de l'absence de mise en demeure préalable, en constatant que la requérante avait accusé réception des mises en demeure des 2 juin et 11 août 2022. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base des articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : FIMA

15 décembre 2025• 9è ch Magistrat statuant seul
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501476

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a été saisi par Mme B... pour obtenir une provision de 1 241,30 euros en réparation des dommages causés à son véhicule par un panneau de signalisation projeté par le vent, appartenant au SYVADEC. Le juge a constaté que le SYVADEC avait payé la somme en principal après l’introduction de la requête, rendant cette demande sans objet. Il a toutefois condamné le SYVADEC à verser les intérêts au taux légal sur cette somme pour la période du 11 juin 2025 (lendemain de la mise en demeure) au 14 octobre 2025 (date du paiement), en application de l’article 1344-1 du code civil. Les conclusions au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative) ont été rejetées.

Avocat : CABINET D'AVOCATS ROMANI-CLADA -MAROSELLI- ARMANI

15 décembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2220345

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la société Les trois créateurs, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période du 1er janvier 2016 au 31 juillet 2019. Le tribunal a partiellement donné raison à la société en constatant qu'un dégrèvement de 138 628 euros avait déjà été accordé par l'administration, rendant cette partie du litige sans objet. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen d'irrégularité de la procédure, estimant que les propositions de rectification avaient été valablement notifiées au liquidateur judiciaire, conformément aux articles L. 57 du livre des procédures fiscales et L. 641-9 du code de commerce. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin de décharge pour le surplus, confirmant ainsi la validité des rappels de TVA restants.

Avocat : CABINET AYACHESALAMA (SCP)

15 décembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2305670

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A... contestant son arrêté de suspension conservatoire de quatre mois. La décision, prise par la rectrice de l'académie de Versailles sur le fondement de l'article R. 914-104 du code de l'éducation, a été jugée légale. Le tribunal a estimé que les faits reprochés, liés à des propos tenus dans la presse mettant en cause sa hiérarchie et ses collègues, présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité pour justifier une mesure conservatoire dans l'intérêt du service. La requérante n'a pas démontré que la suspension constituait une sanction disciplinaire déguisée.

Avocat : GERMAIN

12 décembre 2025• 6ème chambre
TA14Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500956

Le Tribunal administratif de Caen a donné acte du désistement pur et simple de l’instance et de l’action du Grand accélérateur national d’ions lourds (GANIL), qui demandait la condamnation solidaire des sociétés Leblois Environnement et Elitel Réseaux pour des désordres sur un chemin de ronde. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le désistement ne soulevait plus de questions autres que les frais. Les conclusions de la société Leblois Environnement au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.

Avocat : DOREL-LECOMTE-MARGUERIE

12 décembre 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300757

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., sous-officier de gendarmerie, contestant la décision de la commission de recours de l'invalidité du 19 avril 2023. Celle-ci lui avait accordé un taux d'invalidité temporaire de 30 % (dont 10 % imputable au service) pour une neuropathie dysimmunitaire, et un taux définitif de 10 % pour un état de stress post-traumatique. Le requérant demandait des taux plus élevés et une imputabilité totale au service, mais le tribunal a jugé que la décision attaquée n'était entachée d'aucune erreur d'appréciation au regard du guide-barème et des dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : CABINET D'AVOCATS KAUFFMANN

12 décembre 2025• 1ère chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502355

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande des consorts C... concernant la prise en charge de leur fille et sœur, décédée au centre hospitalier de Chalon-sur-Saône les 27 et 28 août 2024. La mesure, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à déterminer les conditions de cette prise en charge et les causes du décès. Le tribunal a mis hors de cause le docteur F..., qui n’était pas intervenu, mais a maintenu la présence du docteur J..., médecin traitant, dans le cadre de l’expertise.

Avocat : SELARL MATHIEU BOURG

12 décembre 2025
CEOrdonnance• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 502936

Avocat : SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX

11 décembre 2025• 5ème chambre
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2308163

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a pris acte du désistement de M. et Mme B..., qui contestaient leur imposition sur le revenu et la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour 2019. Les requérants n'ayant pas confirmé le maintien de leurs conclusions après y avoir été invités sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, ils sont réputés s'être désistés. L'ordonnance donne acte de ce désistement et rejette implicitement leurs demandes de décharge fiscale et de frais.

Avocat : SELARL DADI, RENOUX, DE MANNEVILLE, SAVIN

11 décembre 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515077

**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la communauté d’agglomération Privas Centre Ardèche. Cette dernière sollicitait une mesure d’expertise préventive afin de dresser un état descriptif des immeubles situés à proximité de son projet de construction d’un établissement d’accueil de jeunes enfants, en raison des risques de désordres liés aux travaux. Le juge a désigné un expert avec une mission détaillée de constat, tout en rejetant les conclusions relatives aux dépens, ceux-ci étant réservés à une liquidation ultérieure.

Avocat : SELARL GRIMALDI MOLINA ET ASSOCIES

11 décembre 2025
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403165

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C..., qui impute un retard de diagnostic au centre hospitalier François Maillot de Briey et des manipulations inappropriées à son ostéopathe, Mme F..., dans la prise en charge d’une hernie discale ayant conduit à un syndrome de la queue de cheval. La mesure a été jugée utile pour éclairer un éventuel litige en responsabilité, et les parties ne s’y sont pas opposées. L’expert, spécialiste en chirurgie orthopédique ou neurochirurgie, devra notamment déterminer si les soins ont été conformes aux données acquises de la science, évaluer les préjudices et leur lien de causalité avec les manquements allégués. Les frais d’expertise sont provisoirement laissés à la charge de la requérante, sous réserve de la décision sur la charge définitive.

Avocat : D. MONHEIT - S. MONHEIT - X. ANDRE - T. MAI

11 décembre 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2408108

Le Tribunal administratif de Toulouse rejette la demande d’expertise médicale présentée par M. B..., brigadier-chef de la police nationale, qui souhaitait évaluer les préjudices résultant d’un accident de service survenu le 23 novembre 2016. Le juge des référés estime que cette mesure n’est pas utile, car M. B... dispose déjà d’un rapport d’expertise du 14 novembre 2024 ayant évalué l’ensemble de ses préjudices, et a pu former une demande indemnitaire préalable sur cette base. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne l’expertise à son utilité pour un litige éventuel.

Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU

11 décembre 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306637

Le Tribunal Administratif de Montpellier a condamné la SARL Tropic Auto à verser 85 442,53 euros à la SA Aéroport Montpellier méditerranée pour l'occupation sans droit ni titre du domaine public aéroportuaire. La société défenderesse, n'ayant pas produit de mémoire malgré une mise en demeure, est réputée avoir acquiescé aux faits. La solution retenue se fonde sur l'article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques, qui prohibe l'occupation irrégulière du domaine public et oblige l'occupant à réparer le préjudice causé. Le tribunal a ainsi accordé l'indemnité réclamée, couvrant les redevances impayées et l'indemnité d'occupation pour la période postérieure à la convention.

Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS & ASSOCIES

11 décembre 2025• 4ème chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506987

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante capverdienne, qui contestait les arrêtés du préfet des Alpes-Maritimes ordonnant sa remise aux autorités portugaises, son assignation à résidence et une interdiction de circulation sur le territoire français d’un an. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, la violation du droit d’être entendu, la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi que l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des articles L. 621-1, L. 622-1 et L. 732-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER

11 décembre 2025• Magistrat Mme Soler
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507031

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 14 août 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes avait refusé le séjour à M. A..., ressortissant algérien, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a relevé d'office que la situation de M. A... relevait du retrait de sa carte de résident pour menace grave à l'ordre public, sur le fondement de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En application de l'article L. 432-12 du même code, une obligation de quitter le territoire français ne pouvait être prise dans ce cas, seule une mesure d'expulsion étant possible. Par conséquent, la décision attaquée a été jugée illégale pour méconnaissance du champ d'application de la loi.

Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER

11 décembre 2025• Magistrat Mme Soler