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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

7 639 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

7 639

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 706

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : MAEffacer tout
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2405826

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. et Mme A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions exceptionnelles sur les hauts revenus pour les années 2018 à 2020. L'administration avait réintégré dans leurs revenus imposables, en tant que traitements et salaires, les sommes versées par des sociétés françaises à une société luxembourgeoise (SARL J2MI) en rémunération de prestations de dirigeance, sur le fondement de l'article 155 A du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'administration apportait la preuve que M. A... était le prestataire réel des services et contrôlait la société luxembourgeoise, sans que les requérants ne démontrent une contrepartie réelle à l'intervention de cette dernière. Par conséquent, l'application de l'article 155 A du CGI a été validée, la convention fiscale franco-luxembourgeoise n'a pas été jugée applicable pour écarter cette imposition, et la majoration de 40 % pour manquement délibéré a été maintenue.

Avocat : MAUREL

5 décembre 2025• 2ème chambre
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507117

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B... de suspendre la décision "48 SI" du 15 mars 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, compte tenu de la dangerosité de la conduite du requérant (huit infractions en quatorze mois, dont une pour usage du téléphone) et du délai écoulé depuis qu'il a eu connaissance de l'invalidation, ce qui relativise l'urgence invoquée liée à une promesse d'embauche. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, conformément à l'article L. 522-3 du même code.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP A.B.C.G. (ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE ROMAND)

5 décembre 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2201546

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de l’EARL Domaine des Quayrades, qui demandait la condamnation de FranceAgriMer à l’indemniser pour une erreur d’identification végétale de porte-greffes. Le tribunal a jugé que la prescription quadriennale n’était pas acquise, le préjudice n’ayant été connu qu’à partir du contrôle de 2016. Cependant, la responsabilité de FranceAgriMer n’a pas été retenue, l’erreur d’enregistrement n’étant pas constitutive d’une faute de nature à engager sa responsabilité. La demande a donc été rejetée, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL CAPORALE - MAILLOT - BLATT

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521529

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 20 octobre 2025. Cet arrêté refusait le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant ne justifiait pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de l'absence de mesure d'éloignement en cours. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MAFEUGUEMDJO BLANDINE

4 décembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2403781

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société de droit hongkongais Mer & Golf HK Limited, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés (2017-2018) et des rappels de TVA. La juridiction a écarté les moyens d’irrégularité de la procédure, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 57, L. 74 et L. 189 du livre des procédures fiscales. Elle a jugé que la société disposait d’un établissement stable en France et que son siège de direction effective s’y trouvait, la rendant passible de l’impôt français, sans pouvoir se prévaloir des conventions fiscales avec Hong Kong ou le Luxembourg. En conséquence, le tribunal a confirmé le bien-fondé des impositions et des pénalités, et a rejeté les conclusions accessoires.

Avocat : ACKERMANN YANNICK

4 décembre 2025• 10ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2208788

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par M. et Mme H... et leur assureur, Allianz Iard, afin d’engager la responsabilité de la commune des Molières pour les inondations de leurs propriétés survenues les 10 juin 2018 et 11 mai 2019. Les requérants invoquaient une faute de la commune dans l’entretien et la conception d’une buse d’écoulement du ruisseau Le Fonceau, un défaut d’usage de ses pouvoirs de police, ainsi qu’un défaut d’entretien normal de cet ouvrage public engageant sa responsabilité sans faute. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes indemnitaires, estimant que la commune n’avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité et que l’ouvrage public, bien que de capacité insuffisante, bénéficiait d’un entretien normal. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.

Avocat : SELARL BREMARD BARADEZ & ASSOCIES

4 décembre 2025• 6ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507764

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a étendu une mesure d'expertise initialement ordonnée le 13 juin 2025 à la demande du centre hospitalier de Saint-Pons-de-Thomières. Cette extension vise à mettre en cause les assureurs de la société Cabrol (MMA Iard, Axa France Iard) ainsi que la société Veritas, afin de préserver les droits de l'hôpital. La décision se fonde sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'étendre une expertise à des personnes non initialement parties. Les assureurs mis en cause ont formulé des protestations et réserves, mais la demande a été jugée utile et a donc été accueillie.

Avocat : SCP CASCIO - ORTAL - DOMMÉE - MARC

4 décembre 2025
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502160

Cette décision du Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise présentée par la SCI K et M. C.... Les requérants, propriétaire et occupant d'un immeuble à Appoigny, allèguent que des travaux publics de voirie et d'assainissement réalisés par la commune ont obstrué le réseau d'écoulement des eaux pluviales, provoquant l'inondation et la fissuration de leur bien lors d'un épisode de fortes précipitations en juin 2023. Le juge estime que les éléments produits (constats, intervention des pompiers) justifient l'utilité de la mesure d'expertise pour déterminer les causes des désordres, et ordonne la mise en cause des entreprises ayant réalisé les travaux (SARL Berest Bourgogne et SAS Colas France). La demande de la commune tendant à ce que les requérants soient condamnés aux frais de justice est rejetée.

Avocat : MANHOULI

4 décembre 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303122

Le Tribunal Administratif de Nîmes a condamné le CHU de Nîmes à réparer l'intégralité des préjudices subis par Mme B... suite à une intervention de lipoaspiration le 18 avril 2016. La faute médicale retenue est l'utilisation de sérum physiologique hypertonique à 30 % au lieu de 0,9 %, due à une erreur de préparation et d'absence de vérification, engageant la responsabilité de l'établissement sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. La solution retenue est la condamnation du CHU à indemniser la requérante pour l'ensemble des préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux listés, incluant frais de santé, perte de gains, souffrances endurées et préjudices esthétiques.

Avocat : SELARL VINCKEL-ARMANDET-LE TARGAT – BARAT BAIER

4 décembre 2025• 4ème Chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303097

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Montfavet Avignon pour le décès de son époux par suicide lors de son hospitalisation. La requérante invoquait un défaut de surveillance sur le fondement de l’article L. 1142-1 I du code de la santé publique. Le tribunal a jugé qu’aucune faute de nature à engager la responsabilité de l’établissement n’était établie, le suicide ne pouvant à lui seul démontrer un défaut de surveillance. Il a également estimé que le lien de causalité entre le décès et les préjudices moraux allégués n’était pas démontré.

Avocat : MARC

4 décembre 2025• 4ème Chambre
TA103Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500564

Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait à la direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM) de prendre des mesures urgentes pour le renflouement et l’enlèvement de son navire épave dans le lagon d’Arue. Le juge a estimé que la demande était mal fondée, car le requérant n’a pas précisé le fondement juridique des obligations qu’il entendait faire peser sur la Polynésie française pour la sauvegarde de son navire. En conséquence, l’ordonnance a rejeté l’ensemble des conclusions de M. A... sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence.

Avocat : EBISSAYI MARIUS

4 décembre 2025
TA35Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505239

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de la société Entreprise Hubert Rougeot Meursault. Celle-ci demandait l’annulation d’un titre exécutoire du 4 juin 2025 émis par la commune de Rennes pour un montant de 1 374 620,38 euros, correspondant à des pénalités de retard sur un marché public. Le tribunal a relevé que ce titre avait été retiré par la commune le 29 septembre 2025 et remplacé par un autre titre, fondé sur un jugement du 15 mai 2025 constituant un titre exécutoire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les conclusions de la requête sont devenues sans objet. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MARTIN AVOCATS

4 décembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519635

Référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) – Tribunal administratif de Nantes. Des demandeurs sollicitaient du juge des référés qu’il enjoigne au ministre de l’intérieur de délivrer des visas de long séjour pour réunification familiale. En cours d’instance, le ministre a justifié avoir donné instruction à l’autorité consulaire de délivrer les visas. Le juge constate que les conclusions sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Il admet provisoirement la requérante à l’aide juridictionnelle et condamne l’État à verser 550 euros à son avocat sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : MALABRE

4 décembre 2025
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302377

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... contestant la décision « 48 SI » du 16 février 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a constaté que le ministre de l’intérieur avait retiré cette décision après que le requérant eut récupéré quatre points suite à un stage de sensibilisation à la sécurité routière effectué avant l’enregistrement de sa requête. En conséquence, les conclusions en annulation étaient dépourvues d’objet et irrecevables, et les conclusions en injonction ont été rejetées. La demande de frais de justice a également été rejetée, l’État n’étant pas la partie perdante.

Avocat : MACONE

4 décembre 2025• 3ème chambre - Juge Unique
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 451466

Avocat : SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX

3 décembre 2025ECLI:FR:CECHR:2025:451466.20251203• 3ème et 8ème chambres réunies
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519147

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Ecolab. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un marché public de fourniture d'automates et systèmes de dosage pour le centre hospitalier du Mans, en invoquant un défaut de transparence sur les sous-critères de sélection et une dénaturation de son offre. Le juge a écarté l'ensemble des moyens, estimant notamment que l'appréciation de la valeur technique de l'offre par le pouvoir adjudicateur ne relevait pas de son contrôle en la matière. La demande de la société Ecolab a donc été rejetée.

Avocat : SELARL MAGENTA

3 décembre 2025
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503547

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. En cours d'instance, le préfet de Meurthe-et-Moselle a délivré le récépissé sollicité le 10 novembre 2025. Par conséquent, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Les conclusions accessoires présentées au titre des frais d'instance ont été rejetées.

Avocat : COCHE-MAINENTE

3 décembre 2025
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531330

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi par la société Citeo d’une demande en décharge d’impositions et en restitution de 3 708 812 euros, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a constaté que l’avis de mise en recouvrement litigieux émanait du comptable de la direction des grandes entreprises, dont le siège est à Pantin (Seine-Saint-Denis). En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal compétent est celui de Montreuil. Par ordonnance, le tribunal a donc transmis le dossier au tribunal administratif de Montreuil.

Avocat : CABINET KOEHLER-MAGNE SERRES (SAS)

2 décembre 2025
TA63Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500965

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. C... et Mme B... d’un recours en annulation contre un permis de construire délivré par le maire de Lempdes-sur-Allagnon pour une résidence séniors. La commune a opposé un non-lieu à statuer, démontrant que le permis litigieux avait été retiré par un arrêté du 9 janvier 2025, antérieur à l’introduction de la requête. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation sont ainsi dépourvues d’objet et donc irrecevables. En application des articles R. 222-1 4° et 5° du code de justice administrative, il rejette l’intégralité de la requête, y compris les demandes de frais de justice.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

2 décembre 2025
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505330

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme B... d’une demande de condamnation de la caisse d’allocations familiales du Rhône à lui verser 15 000 euros en réparation de préjudices. La requérante s’est désistée de son instance, tout en maintenant les conclusions de son avocat au titre des frais de justice. Par ordonnance du 2 décembre 2025, la magistrate désignée a donné acte du désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Elle a rejeté les conclusions relatives aux frais de justice, estimant que l’avocat restait rétribué au titre de l’aide juridictionnelle, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : MARTINEZ

2 décembre 2025