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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 160 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 160

Décisions totales

383 581

Ordonnances

292 313

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : MAIEffacer tout
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2503080

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant ivoirien, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé valant autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, ou à défaut un rendez-vous en préfecture. Le juge a rappelé qu'il incombe à l'administration, après un dépôt de dossier complet, de recevoir l'étranger et de lui remettre un récépissé dans un délai raisonnable. Constatant que la demande de titre de séjour de M. B... avait été déposée le 21 juillet 2025 et que l'accusé de réception ne valait pas autorisation de séjour, le tribunal a fait droit à la demande subsidiaire. Il a enjoint au préfet de la Marne de convoquer M. B... à un rendez-vous dans un délai de quinze jours, sur le fondement des articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

10 octobre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505112

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les recours de Mme C..., ressortissante arménienne, contre le refus implicite puis explicite (9 avril 2025) de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a constaté que la décision explicite s'était substituée à la décision implicite, rendant sans objet les conclusions contre cette dernière. Sur le fond, il a jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, en application de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : HMAIDA

10 octobre 2025• 3ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505392

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de convoquer sans délai Mme A..., ressortissante ukrainienne, afin de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que la carence de l'administration, qui n'avait pas délivré ce document malgré une demande complète déposée en juin 2025, créait une situation d'urgence et d'utilité en exposant la requérante à une suspension de son contrat de travail et à une privation de ses droits sociaux. La solution retenue se fonde sur les dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui garantit à tout étranger sollicitant un titre de séjour la délivrance d'un récépissé valant autorisation provisoire de séjour.

Avocat : ALMAIRAC

9 octobre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507621

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la SAS Fenwick-Linde d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de l’inspectrice du travail d’autoriser le licenciement de Mme A..., ainsi que contre la décision de retrait de ce refus implicite et le rejet implicite de son recours hiérarchique. La société requérante s’est désistée de sa requête par un acte enregistré le 16 septembre 2025. Par une ordonnance du 9 octobre 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : GERMAIN-PHION JACQUEMET

9 octobre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209957

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 26 novembre 2022 par laquelle la directrice du groupe hospitalier Loos Haubourdin avait infligé à M. A..., agent titulaire, une exclusion temporaire de fonctions d’un an. La juridiction a jugé que l’avis du conseil de discipline était insuffisamment motivé, en méconnaissance de l’article 9 du décret n° 89-822 du 7 novembre 1989, car le procès-verbal ne permettait pas de connaître les motifs de fait ou de droit ayant conduit à ne proposer aucune sanction. Ce vice de procédure a privé M. A... d’une garantie et a entraîné l’annulation de la sanction.

Avocat : JAMAIS

9 octobre 2025• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510028

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension d'une décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge a constaté qu'aucune décision implicite n'était née, la préfète ayant fait droit à la demande de l'intéressé en lui délivrant un certificat de résidence algérien avant l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été jugée irrecevable.

Avocat : MAISONOBE - OLLIVIER

8 octobre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2410344

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant l'article 5 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992, ni méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B..., incluant l'annulation de l'arrêté et les conclusions accessoires.

Avocat : MAILLET

8 octobre 2025• 11ème Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2511471

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 septembre 2025 fixant l'Algérie comme pays de renvoi en exécution d'une peine d'interdiction définitive du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a également estimé que M. B... n'établissait pas de risques de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Algérie, ni d'erreur manifeste d'appréciation, ses allégations sur sa résidence familiale en Espagne étant contredites par ses propres déclarations. La décision se fonde notamment sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MAIO

8 octobre 2025• Reconduites à la frontière
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2503051

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Aube du 8 septembre 2025 l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal estime que la décision attaquée est légalement fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A... faisait bien l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise moins de trois ans auparavant. Il écarte le moyen tiré de l'absence de perspective raisonnable d'éloignement, jugeant que les démarches récentes auprès des autorités guinéennes ne suffisent pas à démontrer une telle absence à la date de la décision.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

8 octobre 2025• Juge unique - Eloignement
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2510685

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant l’arrêté du préfet du Val d’Oise du 10 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, estimant que l’arrêté était suffisamment motivé et que le requérant, célibataire et sans enfant, ne justifiait pas d’une vie privée et familiale stable en France. La solution retenue s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.

Avocat : MAIO

8 octobre 2025• Reconduites à la frontière
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503867

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension présentée par Mme B... après que l’Université de Toulon a retiré sa décision de refus d’inscription en licence LLCER espagnol. La requérante ayant obtenu satisfaction sur l’objet principal de son recours pour excès de pouvoir, le juge a rejeté sa demande de frais d’instance au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : MAILLOT

7 octobre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2207367

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de Mme B... contestant le recouvrement d'un indu de bourses de l'enseignement supérieur (2 967,60 euros) par des saisies administratives à tiers détenteur. La requérante invoquait la prescription de la créance, estimant que le délai quinquennal de droit commun (article 2224 du code civil) était expiré. Le tribunal a jugé que l'action en recouvrement des créances non fiscales de l'État relève de ce délai de prescription de cinq ans et non du délai quadriennal du livre des procédures fiscales. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur le fondement des articles 2224 du code civil et L. 274 du livre des procédures fiscales.

Avocat : LEMAISTRE-BONNEMAY

7 octobre 2025• 4ème chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500461

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par le préfet d’un recours pour excès de pouvoir contre une délibération du syndicat de valorisation des déchets attribuant une concession. Le tribunal constate que le contrat de concession a été signé le jour même de l’introduction du recours. En application du principe selon lequel le recours du représentant de l’Etat perd son objet après la conclusion du contrat, le tribunal déclare qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la requête. Les conclusions du syndicat au titre des frais de justice sont rejetées.

Avocat : DARROIS VILLEY MAILLOT BROCHIER

7 octobre 2025• 1ère Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427695

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation de Paris du 11 juillet 2024, refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social (article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation). Par un mémoire du 14 septembre 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 octobre 2025.

Avocat : DJEUMAIN-BAGNI

6 octobre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403401

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B... épouse A... contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de délivrer un visa de long séjour à M. E... B... au titre du regroupement familial. La commission s'est appropriée le motif du refus consulaire, tiré du caractère non authentique du document d'état civil présenté. Le tribunal a jugé que ce motif était suffisamment motivé et a rejeté l'ensemble des moyens de la requête, notamment ceux tirés de l'erreur de droit, de l'erreur de fait et de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation de la décision implicite de la commission a été rejetée.

Avocat : ALMAIRAC

6 octobre 2025• 9ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506994

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête d’un ressortissant marocain contestant un arrêté préfectoral de refus de séjour, d’obligation de quitter le territoire français et de fixation du pays de renvoi. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant la requête recevable faute de preuve d’une notification régulière de l’arrêté. Sur le fond, le tribunal a écarté les moyens tirés du défaut de motivation et d’examen, considérant que la décision était suffisamment motivée et individualisée. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait, mais l’affaire a été examinée au regard des articles L.423-23 et L.435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987, et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : MAINIER-SCHALL

3 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2210576

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par l'ADAPEI de la Sarthe d’un recours en excès de pouvoir contre un refus d’autorisation de licenciement pour motif disciplinaire d’une salariée protégée. L’association requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 21 août 2025. Par ordonnance du 3 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la salariée présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : SCP HAUTEMAINE AVOCATS

3 octobre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2206403

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par l’association de l'Institution Saint-Jean d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de la rectrice de l’académie de Lille de créer une nouvelle division de classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) en première année, filière « économie et commerce ». Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’association ne justifiait pas d’un intérêt lui donnant qualité pour agir et que les décisions attaquées constituaient des courriers informatifs insusceptibles de recours. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’éducation et du code de justice administrative.

Avocat : JAMAIS

3 octobre 2025• 8ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2204671

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. Poirrier, qui contestait le refus du président du conseil départemental du Pas-de-Calais de modifier son agrément d'accueillant familial de couple en agrément individuel. Le tribunal a jugé que la demande de modification, présentée le 25 février 2022, n'avait pas fait naître d'agrément tacite, car les visites antérieures des services départementaux constituaient un simple suivi et non l'instruction d'une demande. La décision a été prise en application des articles R. 441-4 et R. 441-6-1 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : JAMAIS

3 octobre 2025• 8ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2105765

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., professeur, qui contestait son arrêté de radiation des cadres pris par le ministre de l'Éducation nationale. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les dispositions de l'article L. 911-5 du code de l'éducation, issues de la loi du 26 juillet 2019, étaient applicables à sa situation. Il a estimé que l'administration n'était pas en situation de compétence liée et que les faits d'atteinte sexuelle sur mineure, pour lesquels M. B... avait été condamné pénalement, étaient contraires à la probité et aux mœurs, justifiant ainsi la radiation. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : JAMAIS

3 octobre 2025• 8ème chambre