3 918 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 918
Décisions totales
383 581
Ordonnances
242 210
Avec résumé IA
Avocat : SELARL MAINNEVRET - MALBLANC AVOCATS
Avocat : ALMAIRAC
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, celui-ci ayant été introduit en mars 2026 contre une décision notifiée en octobre 2024, bien après l'expiration du délai contentieux d'un mois prévu par les articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MAILLY
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête d'un ressortissant guinéen visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant la Guinée comme pays de renvoi suite à une interdiction judiciaire définitive du territoire. Le tribunal estime que le défaut d'information sur la condamnation n'affecte pas la légalité de la décision de renvoi et que le requérant n'apporte aucun élément probant démontrant un risque pour sa vie ou sa liberté en cas de retour, au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 721-3 et L. 721-4 du CESEDA.
La société Times 4 U Sarl demandait l'annulation d'un arrêté municipal retirant un permis de construire tacite. Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté sa requête, considérant notamment que le plan local d'urbanisme (PLU) applicable était régulièrement entré en vigueur. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier l'article L. 153-23 relatif à la publication et à l'entrée en vigueur des PLU.
Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, en raison de la perte d'emploi et de la précarité économique de la requérante, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative. En conséquence, il a ordonné la suspension des effets de la décision de rejet et enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante, en appliquant les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCEA La Ferme du Destel visant à annuler le refus de permis de construire. Le juge a estimé que le motif de refus fondé sur la non-conformité du projet avec l'article A10 du règlement du PLU (règle de hauteur) était légal et suffisant à justifier la décision municipale. Par conséquent, il n'était pas nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant, y compris celui relatif à la compétence de l'autorité signataire.
Avocat : GERMAIN-MOREL
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler la décision ministérielle du 26 mai 2023 qui avait ajourné sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, en vertu de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'elle ne comportait pas d'erreur manifeste d'appréciation. Il a considéré que le ministre de l'intérieur, disposant d'un large pouvoir d'appréciation fondé sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, pouvait légalement fonder son ajournement sur l'absence de ressources suffisantes et stables du requérant.
Avocat : MAILLARD
Avocat : SARL GURY & MAITRE
Sujet principal : Recours contre des arrêtés d'assignation à résidence et d'obligation de pointage hebdomadaire à la gendarmerie, pris dans le cadre d'une procédure de transfert vers la Bulgarie (règlement Dublin). Juridiction : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (juge unique). Solution retenue : Le tribunal a prononcé l'admission provisoire des requérants à l'aide juridictionnelle. Le jugement sur le fond de l'annulation des arrêtés n'est pas rapporté dans l'extrait fourni, qui s'arrête au milieu de l'examen des moyens. Textes appliqués (cités) : Loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique (art. 20), décret du 28 décembre 2020 (art. 61), et code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (art. L. 733-1 et L. 751-4).
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation de Mme B... contre la commune d'Uzès pour des dommages à son véhicule causés par un nid-de-poule. La juridiction a estimé que la requérante n'avait pas rapporté la preuve du lien de causalité entre l'état de la chaussée et son accident, comme l'exige la jurisprudence en matière de responsabilité des ouvrages publics. En conséquence, sans avoir à statuer sur les exceptions de procédure soulevées par la commune, le tribunal a débouté la demanderesse et a également rejeté la demande de la commune de condamner Mme B... aux frais.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision implicite de rejet de son recours contre le refus d'un visa de long séjour au titre du regroupement familial. Le tribunal a jugé que l'autorité consulaire pouvait légalement refuser le visa pour des motifs d'ordre public, même en présence d'une autorisation de regroupement familial préalable, et que la décision implicite de la commission de recours avait repris à son compte ces motifs légaux. La décision s'appuie sur les articles L. 311-2 et L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HMAIDA
**Sujet principal** : Demande d'expertise médicale judiciaire concernant la prise en charge obstétricale et anesthésique d'une patiente lors de son accouchement, suite à des complications post-péridurales. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés fait droit à la demande d'expertise médicale, estimant qu'elle entre dans le champ des mesures utiles d'instruction. **Textes appliqués** : L'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.
Avocat : SCP HAUTEMAINE AVOCATS
**Sujet principal** : Recours contre l'invalidation par le préfet des épreuves théorique et pratique du permis de conduire pour suspicion de fraude. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la décision préfectorale d'invalidation, estimant que la procédure contradictoire a été respectée et que les éléments du dossier justifient la suspicion de fraude. **Textes appliqués** : Code de la route (articles R. 221-1 et D. 221-3), arrêté du 20 avril 2012 (articles 2 et 5), et Code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2, L. 121-1 et L. 122-1) concernant la motivation des décisions et la procédure contradictoire.
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur deux requêtes en excès de pouvoir visant le refus implicite de délivrer un titre de séjour et de renouveler un récépissé à une ressortissante congolaise. Le tribunal a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour, estimant que l'administration n'avait pas suffisamment motivé son refus au regard des conditions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, concernant le refus de renouveler le récépissé, il a jugé que l'administration, ayant déjà implicitement refusé le titre de séjour principal, était en situation de compétence liée pour rejeter cette demande subsidiaire.
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur deux requêtes en excès de pouvoir concernant le refus implicite de délivrer et de renouveler un titre de séjour pour une ressortissante congolaise. Le tribunal a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour, considérant que l'administration n'avait pas répondu à la demande dans le délai légal, ce qui constitue une illégalité. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses dispositions sur les délais de décision et la compétence liée de l'administration.