612 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
612
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 821
Avec résumé IA
Avocat : SARL GURY & MAITRE
Avocat : SCP GURY & MAITRE
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires Espace Nikaia, qui demandait l’annulation de l’arrêté préfectoral du 22 septembre 2022 déclarant cessibles des propriétés pour la réalisation de la ZAC « Nice Méridia ». Le tribunal a relevé d’office que le syndicat, en contestant la totalité de l’arrêté et non seulement la cessibilité de sa propre parcelle, ne justifiait pas d’un intérêt pour agir. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable. Les demandes accessoires des parties ont également été rejetées.
Avocat : SELARL MAITRE BARBARO ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 29 janvier 2025 par laquelle le maire de Menton a rejeté la candidature de la société Primeurs B... pour l'occupation des cabines 11 à 14 du marché central intérieur. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, la société ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation économique, malgré l'exploitation de son fonds de commerce et le remboursement d'un emprunt. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions subsidiaires et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par Mme A... d'une demande d'exécution de plusieurs jugements de 2023, assortie d'une astreinte. La Communauté d'agglomération de la Riviera française a soutenu qu'il n'y avait plus lieu de statuer en raison de l'exécution des jugements. Mme A... s'est ensuite désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 17 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. et Mme C... contestant le refus du maire de Nice de leur accorder une autorisation de changement d'usage de leur logement en meublé touristique. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur manifeste d'appréciation et l'illégalité de la délibération métropolitaine n°7.1 du 31 mai 2021. Le tribunal a jugé que la délibération litigieuse, prise sur le fondement des articles L. 631-7 et L. 631-7-1 du code de la construction et de l'habitation, pouvait légalement fixer des conditions de délivrance des autorisations sans se limiter aux seuls critères de durée des contrats ou de caractéristiques physiques du local. Aucun des moyens soulevés n'étant fondé, la décision de refus a été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. et Mme C... et B... qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 25 juillet 2022 du maire de Nice leur refusant l'autorisation de changer l'usage de leur local d'habitation en meublé touristique. Le tribunal a jugé que la délibération métropolitaine fixant les conditions de délivrance de ces autorisations, fondée sur l'article L. 631-7 du code de la construction et de l'habitation, n'était pas illégale et que le maire était compétent pour prendre cette décision. Il a également estimé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société WebGroup Czech Republic AS d’un recours en excès de pouvoir contre la décision n° 2025-562 du 1er août 2025 de l’ARCOM, qui lui imposait de bloquer l’accès des mineurs à du contenu pornographique sur le site XVideos. La requérante invoquait plusieurs moyens, notamment l’incompétence de l’autorité française au regard du règlement européen sur les services numériques (Règlement UE 2022/2065), qui confierait à la Commission européenne et à l’État membre d’établissement du fournisseur (la République tchèque) la compétence exclusive pour réguler les très grandes plateformes en ligne. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que la décision de l’ARCOM, fondée sur les articles 10 et 10-1 de la loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique et l’arrêté du 26 février 2025, était légale et proportionnée. Il a ainsi confirmé la mise en demeure, estimant que les mesures de contrôle d’âge exigées étaient nécessaires à la protection des mineurs et ne méconnaissaient pas le droit de l’Union européenne.
Avocat : CABINET GURY & MAITRE