1 283 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 283
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 020
Avec résumé IA
Avocat : MARCHAND
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... contestant son affectation au centre de détention d'Uzerche. Le juge a qualifié cette décision de changement d'affectation de mesure d'ordre intérieur, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne portait pas atteinte aux libertés et droits fondamentaux du détenu. Les arguments du requérant (éloignement familial et craintes pour sa sécurité) ont été jugés non établis. La solution retenue s'appuie sur la jurisprudence relative aux mesures d'ordre intérieur en milieu pénitentiaire.
Avocat : MARCEL
Avocat : CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 12 juin 2025 par lequel le maire du Blanc-Mesnil a ordonné la fermeture administrative du restaurant "Chicken Gril" et prescrit des travaux. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés financières invoquées par la société requérante étant antérieures à la décision contestée. Il a également considéré qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité de l'arrêté, le maire ayant pu légalement recourir à son pouvoir de police générale (articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales) pour faire cesser des manquements graves à l'hygiène et à la sécurité, sans procédure contradictoire préalable en raison de l'urgence. La requête a été rejetée, y compris les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SARL CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise pour chiffrer l'aggravation des désordres affectant l'immeuble de M. D, situé à Antugnac. La demande a été jugée utile pour permettre aux parties de faire valoir leurs droits, sans préjuger de leur existence. L'expert devra notamment constater l'état de l'immeuble, identifier les causes de l'aggravation et chiffrer le coût des travaux. Les conclusions des parties au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : SCP CASCIO - ORTAL - DOMMÉE - MARC
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société TDF. Celle-ci demandait la suspension de l’arrêté du maire de Chamboulive s’opposant à l’installation d’une station de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la société requérante ne justifiant pas d’un intérêt public suffisant ni d’une situation personnelle d’urgence, et qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Avocat : MARCHE CAETANO
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les requêtes de M. C..., ressortissant ivoirien, contestant un refus de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français (arrêté du 22 novembre 2024) et une assignation à résidence (arrêté du 8 juillet 2025). Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et du défaut de base légale de l’assignation à résidence. Il a ainsi validé les décisions préfectorales, estimant qu’elles étaient suffisamment motivées et proportionnées. Les textes appliqués incluent le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l’homme.
Avocat : MARCHETTI
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables et de la situation irrégulière prolongée du requérant. L'interdiction de retour a été confirmée en raison de la menace à l'ordre public et de l'absence de garanties de représentation. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1, et la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a examiné la requête de M. B A contestant l'arrêté préfectoral du 26 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), et l'absence de justification du risque de fuite. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, considérant que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la régularité de l'entrée sur le territoire et à la situation personnelle et familiale, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société Eni Gas et Power France. Celle-ci sollicitait le versement d'une provision de 637 560,55 euros par le CHU de Nice au titre d'un contrat de fourniture de gaz naturel. Le juge a estimé que la créance n'était pas suffisamment certaine, le CHU ayant démontré avoir mandaté une partie des sommes dues, et que la demande de frais de recouvrement n'était pas étayée. La requête a donc été intégralement rejetée.
Avocat : FRISCIA MARCO
Le Tribunal administratif de la Guyane, saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que le préfet avait, postérieurement à l’introduction de la requête, délivré à M. A une carte de résident longue durée valable jusqu’en 2033. Les conclusions aux fins de suspension et d’injonction sont donc devenues sans objet, conduisant à un non-lieu à statuer. L’État a été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Avocat : MARCIGUEY
Cette décision du Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par M. B, ancien gendarme, afin d'évaluer l'ensemble de ses préjudices corporels et moraux consécutifs à un accident de trajet reconnu imputable au service survenu le 19 janvier 2023. Sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge a désigné un expert pour déterminer et chiffrer les préjudices extrapatrimoniaux (souffrances, déficit fonctionnel, préjudice esthétique, moral, sexuel et d'agrément) en lien avec cet accident. En revanche, la demande de condamnation de l'État aux dépens a été rejetée, le juge des référés n'ayant pas compétence pour se prononcer sur ce point à ce stade de la procédure.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 24 juin 2025 par lequel le maire de Rumilly a refusé à la société Franklin Roosevelt un permis de construire un immeuble de 69 logements. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'établissant pas de difficultés économiques suffisamment graves et immédiates, et l'intérêt public à la construction de logements étant relativisé par le volume modeste du projet au regard des autorisations déjà délivrées. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction ont également été rejetées. Les demandes de frais de justice ont été rejetées, chaque partie conservant ses frais.
Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision du 27 mars 2025 par laquelle la commission de médiation de l'Isère avait rejeté la demande d'hébergement de Mme D, mère de trois enfants mineurs menacée d'expulsion. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la commission de médiation de réexaminer la demande de Mme D dans un délai de deux mois, sans astreinte. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 8 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que la signataire disposait d'une délégation de signature régulière. Il a également estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que les décisions d'éloignement et de fixation du pays de destination étaient légales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire devenue sans objet.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, qui demandait l'annulation du refus implicite du maire des Landes-Genusson de lui verser rétroactivement le supplément familial de traitement (SFT) de son ancien compagnon, agent public. Le tribunal a jugé que les dispositions du décret du 24 octobre 1985, notamment son article 11, ne permettent pas à un concubin séparé, qui n'est pas lui-même agent public, de devenir attributaire du SFT, même s'il a la charge effective des enfants. La solution retenue est fondée sur une interprétation stricte des textes applicables, à savoir la loi du 13 juillet 1983 et le décret du 24 octobre 1985, qui réservent ce droit aux seuls agents publics ou à leurs conjoints séparés ayant cette qualité.
Avocat : MARCIANO
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait la décision du directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 3 juillet 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen sérieux de la situation du requérant, en tenant compte de ses observations. Il a estimé que le retrait de l'aide était légalement fondé sur le non-respect par M. A des exigences des autorités chargées de l'asile, conformément à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.