1 698 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 698
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 421
Avec résumé IA
Avocat : MARCHAND
Le Tribunal Administratif de Toulouse, dans sa 7ème chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant algérien, contre un arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 22 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral pris en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MARCHETTI
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par M. et Mme D... A... d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Dasle du 31 janvier 2025 s’opposant à leur déclaration préalable pour la construction d’un local technique de piscine. Les requérants se sont désistés de leur action après avoir trouvé un accord avec la commune. Par une ordonnance du 7 octobre 2025, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : MARCON-CHOPARD
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de Mme A... contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises pour recouvrer des cotisations de taxe foncière (2011-2021) dues par l'indivision successorale de sa mère. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions en annulation des décisions de rejet, celles-ci relevant de la procédure spécifique prévue aux articles L. 281 et suivants du livre des procédures fiscales. Sur le fond, il a estimé que Mme A..., ayant accepté la succession par un acte notarié de 2000, était tenue aux dettes successorales en application des articles 724 et 785 du code civil, et que sa renonciation ultérieure en 2022 était sans effet. La requête a été rejetée dans son intégralité, incluant les demandes de mainlevée, d'indemnité et de frais de justice.
Avocat : LAGOURGUE - MARCHAU
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la SCI Cel Pires et la société Morsang Contrôle d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Morsang-sur-Orge approuvant une division parcellaire et une cession de terrain. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité les requérantes à confirmer le maintien de leurs conclusions, faute de quoi elles seraient réputées s’être désistées. Les sociétés n’ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal leur a donné acte de leur désistement par ordonnance du 6 octobre 2025.
Avocat : SARL CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B... contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Montreuil, compétent car le requérant résidait à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée.
Avocat : BALDO MARCEL
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme D..., qui contestait la décision de la préfète de l'Isère invalidant son permis de conduire pour fraude. La requérante, qui invoquait l'urgence liée à son activité professionnelle d'auxiliaire de vie et l'absence de procédure contradictoire, s'est désistée de sa demande avant l'audience. Aucun moyen sérieux n'ayant été examiné au fond, l'ordonnance donne acte du désistement et clôt l'instance sans se prononcer sur la légalité de la décision préfectorale.
Avocat : GIROT-MARC
Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du 26 mai 2023 par lequel la Ville de Paris a refusé à la SAS Boucherie Dejean une autorisation d'étalage sur la voie publique. Le tribunal juge que ce refus, fondé sur une gêne à la circulation piétonne, est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article DG 5 du règlement des étalages et terrasses de Paris. Il relève que l'étalage projeté (3,19 m sur 1,08 m) laissait une largeur utile de trottoir de plus de 3 mètres, et que la Ville n'a pas démontré la réalité de la gêne alléguée. La décision est annulée et la Ville de Paris condamnée à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET CHEYSSON, MARCHADIER & ASSOCIES (SELARL)
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A..., qui demandait l'indemnisation des préjudices de son père décédé, prétendument causés par les essais nucléaires. Le tribunal a estimé que le comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) avait valablement renversé la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010. Il a été jugé que l'administration avait démontré, par des mesures de surveillance radiologique suffisantes, que la dose annuelle de rayonnements reçue par M. Edmond A... était inférieure à la limite réglementaire de 1 millisievert (mSv). Par conséquent, la demande d'expertise médicale et la requête indemnitaire ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un avis de sommes à payer émis par la commune de Méry-sur-Marne pour le recouvrement de frais d’avocats. Postérieurement à l’introduction de la requête, la commune a annulé le titre exécutoire contesté. Le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation, devenues sans objet. Il rejette également la demande de Mme B... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance en urgence, a été saisi par M. C..., reconnu prioritaire par la commission de médiation de l'Isère le 27 mars 2025 pour un hébergement d'urgence. Sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge a constaté qu'aucune offre d'hébergement adaptée n'avait été proposée à l'intéressé. Il a donc enjoint à la préfète de l'Isère d'accueillir M. C... dans une structure adaptée sous quinze jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Le requérant a également été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.
Avocat : MARCEL
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SAS PRIMISO, une entreprise de travaux immobiliers, afin d’obtenir la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2018-2021. La société contestait la remise en cause par l’administration fiscale de l’application des taux réduits de TVA (5,5 % et 10 %) prévus aux articles 278-0 bis A et 279-0 bis du code général des impôts, en soutenant qu’elle détenait des attestations clients conformes pour chaque prestation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions d’application des taux réduits n’étaient pas remplies, notamment en raison du défaut d’attestation valide pour le chantier réalisé pour la SA Im. La solution retenue confirme le bien-fondé des rectifications fiscales et des pénalités correspondantes.
Avocat : SELARL CABINET MARCHESSEAU
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer Mme Du, ressortissante chinoise, pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la situation personnelle et familiale de la requérante, présente en France depuis 2012, et de l'absence de réponse de l'administration à ses multiples demandes de rendez-vous. La solution retenue impose à l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MARCIGUEY