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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2509481

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2509481

vendredi 3 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2509481
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGIROT-MARC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme D..., qui contestait la décision de la préfète de l'Isère invalidant son permis de conduire pour fraude. La requérante, qui invoquait l'urgence liée à son activité professionnelle d'auxiliaire de vie et l'absence de procédure contradictoire, s'est désistée de sa demande avant l'audience. Aucun moyen sérieux n'ayant été examiné au fond, l'ordonnance donne acte du désistement et clôt l'instance sans se prononcer sur la légalité de la décision préfectorale.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 septembre 2025, Mme C... D... , représentée par Me Girot-Marc, demande au juge des référés d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 28 avril 2025 par laquelle la préfète de l’Isère a invalidé pour fraude son permis de conduire, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

Elle soutient que :

la condition d’urgence est remplie ; elle a besoin de son permis de conduire pour son activité d’auxiliaire de vie pour personnes âgées alors que sa situation familiale est précaire ;

elle n’a pas bénéficié d’une procédure contradictoire régulière ;

elle s’est bien rendue le 17 septembre 2022 dans les locaux de la société Dekra à Grenoble le 17 septembre 2022 pour y passer l’épreuve théorique de son permis de conduire.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 septembre 2025, la préfète de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

la condition d’urgence n’est pas remplie ;

Mme D... ne fait valoir aucun moyen sérieux contre la décision attaquée.

Par un mémoire enregistré le 2 octobre 2025 à 10h05, Mme D... déclare se désister de sa requête.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 11 septembre 2025 sous le numéro 2509483 par laquelle Mme D... demande l’annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique tenue en présence de Mme Bonino, greffière d’audience, M. B... a lu son rapport et entendu les observations de M. A..., représentant la préfète de l’Isère.

Considérant ce qui suit :

Par un mémoire enregistré le 2 octobre 2025, Mme D... a déclaré se désister des conclusions par laquelle la préfète de l’Isère, par une décision du 28 avril 2025, a invalidé pour fraude son permis de conduire. Ce désistement est pur et simple, rien ne fait obstacle à ce qu’il lui en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme D....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... D... et à la préfète de l’Isère.

Fait à Grenoble, le 3 octobre 2025.

Le juge des référés,

 

 

 

 

J.P. B...

La greffière,

 

 

 

J. BONINO

 

 

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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