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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 742 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 742

Décisions totales

383 581

Ordonnances

261 118

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : MARIEffacer tout
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2305063

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A..., agent contractuel du CNRS, qui demandait réparation pour le paiement tardif d’une partie de sa rémunération entre 2021 et 2023. La juridiction a reconnu que les retards de versement, imputables au CNRS, étaient établis, mais a estimé que la requérante n’apportait aucun élément prouvant l’existence d’un préjudice direct. En conséquence, le tribunal a refusé d’annuler la décision de rejet du CNRS et de condamner ce dernier à verser une indemnité de 7 000 euros. Cette décision s’appuie notamment sur le code général de la fonction publique et le décret n°86-83 du 17 janvier 1986.

Avocat : MESSERLY MARIE

18 novembre 2025• 1 ère Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518840

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme A..., ressortissante taïwanaise. La juge des référés a considéré que la condition d’urgence était présumée remplie s’agissant d’un refus de renouvellement, et qu’il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision au regard des articles L. 423-33 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et 8 de la convention européenne des droits de l’homme. L’administration n’ayant pas produit d’observations, la suspension a été ordonnée, avec injonction de réexaminer la demande sous un mois et astreinte de 100 euros par jour de retard.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET MARIE HUE

17 novembre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519875

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de M. C..., ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, le requérant se trouvant en situation de précarité administrative et économique depuis l'expiration de son titre en août 2022, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 433-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C... dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.

Avocat : REIN MARION

17 novembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2328578

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la SA SNCF Réseau d’un recours en plein contentieux visant à engager la responsabilité solidaire des sociétés Eiffage Génie Civil Infra linéaires, Eiffage route Sud-Ouest et Eiffage travaux maritimes et fluviaux sur le fondement de la garantie décennale des constructeurs (articles 1792 et suivants du code civil). La requérante demandait la condamnation des entreprises à lui verser 606 824,12 euros pour des désordres (glissements de terrain) affectant un raccordement ferroviaire, en reconnaissant sa propre part de responsabilité à 20 %. En défense, les sociétés contestaient le montant des sommes réclamées et la société Eiffage route Sud-Ouest invoquait le caractère apparent des désordres lors de la réception pour écarter la garantie décennale. Le tribunal a statué sur la responsabilité et l’indemnisation, en appliquant les principes de la responsabilité décennale et en tenant compte du partage de responsabilité entre le maître d’ouvrage et les constructeurs.

Avocat : CABINET BILLEBEAU, MARINACCE (SCP)

17 novembre 2025• 4e Section - 2e Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2007408

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société Transport tertiaire industrie de deux requêtes. La première (n° 2007408) visait à obtenir la condamnation du centre hospitalier intercommunal de Créteil au paiement d'un solde de marché de travaux, tandis que la seconde (n° 2010577) demandait l'annulation d'un titre de recette émis par le même centre hospitalier. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, en se fondant sur l'autorité de chose jugée attachée à une décision du Conseil d'État du 9 novembre 2023, qui avait définitivement fixé le solde du marché litigieux à la charge de la société requérante. Cette solution a été appliquée tant pour le paiement du solde que pour la contestation du titre de recette, lequel était fondé sur cette même décision juridictionnelle. Les textes appliqués sont le code de justice administrative et les principes régissant l'autorité de la chose jugée.

Avocat : SCPA BILLEBEAU - MARINACCE

14 novembre 2025• 10ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2010577

Le Tribunal administratif de Melun a examiné deux requêtes de la société Transport tertiaire industrie concernant un marché de travaux avec le centre hospitalier intercommunal de Créteil. La première requête visait à obtenir le paiement d’un solde de 72 084,88 euros TTC, mais le tribunal a rejeté cette demande en raison de l’autorité de chose jugée par la décision du Conseil d’État du 9 novembre 2023, qui avait définitivement fixé le solde du marché. La seconde requête contestait un titre de recette émis par l’hôpital, mais le tribunal a également rejeté cette demande, considérant que la créance était fondée sur la même décision du Conseil d’État. Les demandes de frais de justice ont été rejetées, et les textes appliqués incluent le code de justice administrative et le CCAG Travaux.

Avocat : SCPA BILLEBEAU - MARINACCE

14 novembre 2025• 10ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2203833

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A..., étudiant, qui demandait l'annulation du refus du CROUS de Lille de l'indemniser pour la perte de chance d'obtenir un logement universitaire pour l'année 2018-2019. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que le CROUS n'avait commis aucune faute, car l'absence d'attribution du logement résultait de l'incomplétude du dossier de l'étudiant, dont il était seul responsable. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : MARICOURT

14 novembre 2025• 8ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305852

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme A... d'une requête en plein contentieux visant à contester une mise en demeure de payer et les titres exécutoires émis par l'établissement public régional Port Sud de France pour le recouvrement de redevances d'occupation d'une place de port. La requérante invoquait un vice de forme et une erreur de fait, soutenant ne pas être propriétaire du bateau concerné. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, jugeant que la contestation portait sur le bien-fondé de la créance et non sur la régularité de l'acte de poursuite, ce qui relève de la compétence du juge judiciaire de l'exécution en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales et de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : MARINO-PHILIPPE

13 novembre 2025• 4ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401425

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi de deux requêtes distinctes, par M. E... K... et Mme C... A..., visant à annuler des arrêtés du préfet d'Eure-et-Loir du 8 avril 2024 leur refusant un titre de séjour, leur faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et ordonnant la rétention de leurs passeports. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, une erreur de droit et de fait, une erreur manifeste d'appréciation, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions des deux requêtes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Il a ainsi confirmé la légalité des décisions préfectorales, sans faire droit aux demandes d'injonction ni aux frais de justice.

Avocat : MARIETTE

12 novembre 2025• 5ème chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502286

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A... contestant son transfert aux autorités suisses pour l'examen de sa demande d'asile et son assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des arrêtés préfectoraux du 10 octobre 2025. La décision s'appuie sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LUTZ LOUIS-MARIE

10 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500698

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 21 août 2025 par lequel le président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique avait placé Mme B..., assistante familiale contractuelle, en congé de maladie ordinaire. Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par la privation de traitement et de droits sociaux pour la requérante, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de l'erreur de droit commise en appliquant à un agent contractuel un régime de congé maladie réservé aux fonctionnaires titulaires. La suspension a été prononcée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation.

Avocat : CACCIAPAGLIA MARIE

10 novembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2312321

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme D... née B..., qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros pour absence de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation en novembre 2020, n'a pas démontré que son logement actuel était inadapté, notamment au regard de ses capacités financières et de ses besoins. Le tribunal a considéré que la carence de l'État n'était pas constitutive d'un trouble dans les conditions d'existence ouvrant droit à réparation, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : SCP MARIE & GUERINEAU

7 novembre 2025• 3ème Chambre (J.U)
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502475

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 25 avril 2025 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour. La juridiction a notamment jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le refus de guichet du préfet de l'Essonne et a écarté l'ensemble des moyens soulevés, dont ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : CAMAIL MARIE

7 novembre 2025• 4 ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518177

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E..., ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine du 2 octobre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : REIN MARION

6 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301712

Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de Mme A..., attachée territoriale, contestant la décision de la maire de Saint-Laurent-du-Maroni de ne pas lui attribuer de complément indemnitaire annuel pour 2023. La commune, mise en demeure, n'ayant pas produit de mémoire, est réputée avoir acquiescé aux faits, mais le tribunal a vérifié leur qualification juridique. Il a jugé que la décision de refus d’un complément indemnitaire n’est pas un avantage constituant un droit, rendant le moyen tiré du défaut de motivation inopérant. Sur le fond, le tribunal a estimé que la requérante n’apportait pas d’éléments suffisants pour établir un détournement de pouvoir ou une erreur d’appréciation, et a rejeté sa demande. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration et L. 714-4 et L. 714-5 du code général de la fonction publique.

Avocat : CACCIAPAGLIA MARIE

6 novembre 2025• 1ère Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403920

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B..., ressortissant malien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Eure-et-Loir. Le requérant, pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, sollicitait un titre sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés, notamment l'erreur de droit et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La décision confirme ainsi la légalité des arrêtés préfectoraux contestés.

Avocat : MARIETTE

6 novembre 2025• 1ère chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507436

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. C..., ressortissant nigérian, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 30 septembre 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le requérant invoquait notamment un défaut d’examen, un défaut de motivation, une erreur de fait, et la méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, estimant que la décision de l’OFII était suffisamment motivée et fondée sur une application correcte des textes, notamment l’article L. 551-15 du CESEDA qui permet de refuser les conditions matérielles d’accueil en cas de demande de réexamen.

Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT

5 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202689

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par Mme A..., agent titulaire d'un EHPAD, pour contester deux décisions de son employeur interrompant le versement de son traitement entre novembre 2022 et mars 2023, au motif qu'elle aurait refusé de se soumettre à une expertise médicale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requête, jugeant notamment que la décision d'interruption de traitement, fondée sur l'article 35-12 du décret du 19 avril 1988, ne constitue pas une sanction disciplinaire et n'a pas à être motivée comme telle. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions de l'établissement.

Avocat : MARILLER

4 novembre 2025• Chambre 3
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507242

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B... A..., ressortissant tunisien, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 10 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi que contre un arrêté d'assignation à résidence du 14 octobre 2025. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après examen, a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation, d'injonction et de frais irrépétibles, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BOUILLAUD-JUANCHICH MARION

4 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400307

Le Tribunal Administratif de Bastia annule l'arrêté du 13 février 2024 par lequel le préfet de la Haute-Corse avait retiré le permis de conduire de M. B..., obtenu le 12 décembre 2022. Le tribunal juge que le préfet, qui n'a pas produit de mémoire en défense, n'apporte pas la preuve de la fraude alléguée lors de l'épreuve théorique du permis, alors que cette preuve lui incombe. En l'absence d'éléments précis et circonstanciés établissant une fraude, le retrait du permis est illégal. La décision se fonde sur l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012 et les principes généraux du retrait des actes administratifs obtenus par fraude.

Avocat : MARINACCE

4 novembre 2025• Magistrat statuant seul