432 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
432
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 824
Avec résumé IA
Avocat : VIEILLEMARINGE
Avocat : MARIAGGI - FAZAI
Avocat : FAURE CROMARIAS
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la société Sade de son recours en plein contentieux. Ce désistement est réputé acquis car la société n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée, conformément aux articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. La procédure est donc close sans examen du fond de l'affaire, qui portait sur l'annulation d'un titre exécutoire émis par une communauté de communes.
Avocat : SCP BILLEBEAU MARINACCE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction contre le préfet du Val-de-Marne. Il rejette sa demande de condamnation de l'État au paiement d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du même code, relatif aux pouvoirs du président de formation de jugement.
Avocat : MARIETTE
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Dijon concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A... contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour d’un an. Le tribunal se déclare territorialement incompétent, constatant que le requérant réside à Bourg-en-Bresse (Ain) et n’est ni assigné à résidence, ni retenu, ni détenu. En application des articles L. 614-1, L. 911-1 et R. 900-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, combinés à l’article R. 312-8 du code de justice administrative, il renvoie l’affaire au Tribunal Administratif de Lyon, seul compétent territorialement.
Avocat : ILIC MARINE
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant bangladais demandant l'injonction au préfet de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l'administration après quatre mois. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles R. 431-12, R* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du maire de Malaucène le déclarant apte à ses fonctions et refusant de reconnaître son inaptitude. Par un mémoire enregistré le 27 janvier 2026, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête, une solution amiable étant intervenue entre les parties à la suite d’une médiation. Le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 20 février 2026, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
Avocat : MARINO-PHILIPPE
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait la décision du Bureau de l'Assemblée nationale levant son immunité parlementaire. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de ce litige, considérant que la levée d'immunité relève du statut parlementaire et de l'autonomie des assemblées, et n'entre pas dans le champ des exceptions prévues par l'ordonnance du 17 novembre 1958. Il a jugé que cette incompétence ne méconnaissait pas le droit à un recours effectif garanti par la Convention européenne des droits de l'homme, la Cour européenne ayant elle-même reconnu la légitimité de ce régime d'immunité.
Avocat : CABINET MARIAGGI ET FAZAI-CODACCIONI
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension du refus d'inscription scolaire d'un jeune migrant. Le juge a estimé que l'atteinte alléguée au droit à l'instruction n'était pas manifestement illégale, notamment au regard des dispositions du code de l'éducation, car le refus du proviseur était lié à l'absence de décision de prise en charge par l'aide sociale à l'enfance. En revanche, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été accordée en application de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a examiné la demande d'un jeune de faire enjoindre à un lycée de procéder à son inscription scolaire. Le juge a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle du requérant. En revanche, il a rejeté la demande d'injonction, considérant que la condition d'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas caractérisée en l'espèce.
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de Mme A... visant à enjoindre au département d'Eure-et-Loir d'assurer sa prise en charge complète (hébergement, scolarisation, accompagnement). Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, considérant que la situation de la requérante, bien que préoccupante, ne présentait pas le caractère d'immédiateté nécessaire pour une intervention en référé. La décision s'appuie également sur l'absence de démonstration d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale dans le délai imparti par la procédure de référé.
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), a rejeté la demande d'un jeune placé par décision judiciaire auprès du département d'Eure-et-Loir, qui sollicitait une injonction pour obtenir un hébergement et une scolarisation. Le juge a estimé que la situation, bien que préoccupante, ne caractérisait pas l'urgence particulière requise pour ce type de référés, la mesure sollicitée impliquant une organisation complexe. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir la délivrance d'un titre de séjour et des dommages-intérêts. Le juge a estimé que le requérant, bien que se prévalant du statut de réfugié, n'avait pas démontré l'existence d'une situation d'urgence justifiant une intervention dans le délai de 48 heures prévu par la procédure de référé-liberté. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent les conditions de l'urgence et permettent un rejet sans instruction lorsque cette condition n'est pas remplie.
Avocat : SERY MARINE
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de l'Eure rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant la sortie du territoire. Le juge a constaté un défaut de compétence territoriale, car le requérant résidait dans les Yvelines à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 223-1 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Versailles, juridiction territorialement compétente.
Avocat : CUJAS Marie-Jeanne
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du département du Doubs du 11 décembre 2025, qui renouvelait l'agrément d'assistante familiale de Mme A... en le limitant à une seule place d'accueil. La requérante invoquait l'urgence en raison de la baisse de ses revenus, mais le juge a estimé que cette condition n'était pas remplie, faute de justifications suffisantes sur sa situation financière globale (composition du foyer, autres revenus, épargne). De plus, les faits reprochés à Mme A... ont été jugés suffisamment graves pour justifier cette restriction dans l'intérêt du service. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CACCIAPAGLIA MARIE
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré la situation familiale décrite, et qu'il n'existe pas de doute sérieux sur la légalité de la décision de refus implicite de la commission de recours. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.