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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

246 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

246

Décisions totales

383 581

Ordonnances

257 518

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : MARIEffacer tout
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2208603

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé quatre titres exécutoires émis le 8 avril 2022 par le préfet du Nord, pour un montant total de 50 750 euros, visant à récupérer des subventions accordées à l'association AIR. La solution retenue est fondée sur un vice de forme : l'administration n'a pas produit l'état récapitulatif comportant la signature de l'ordonnateur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et du V de l'article 55 de la loi du 29 décembre 2010. La décision de rejet de la réclamation préalable du 14 septembre 2022 a également été annulée par voie de conséquence.

Avocat : MARICOURT

23 septembre 2025• 2ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504467

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante russe, pour obtenir des injonctions contre le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de délivrance d'un titre de séjour pluriannuel, la carte modifiée ayant été remise à l'intéressée le 6 août 2025. S'agissant des demandes de récépissés pour le renouvellement de son titre et une première demande de carte de résident, le juge a rejeté les conclusions comme manifestement mal fondées, faute pour la requérante de démontrer une situation d'urgence, étant donné qu'elle était déjà en possession d'un titre de séjour valide.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : WAHAB MARINA

23 septembre 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2401335

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation de 1ère chambre, était saisi par M. A, salarié protégé, de trois requêtes contestant les décisions ayant autorisé son licenciement pour inaptitude. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, confirmant ainsi la légalité de l'autorisation de licenciement délivrée par l'inspecteur du travail et la décision ministérielle de rejet de son recours hiérarchique. Il a jugé que les moyens soulevés, tirés notamment d'une insuffisance de motivation, d'irrégularités de procédure et d'une erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. Les demandes de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MARIAGGI ET FAZAI-CODACCIONI

19 septembre 2025• 1ère chambre
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2506214

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par la société Terra 1 d’un recours contestant des titres de perception émis pour la taxe d’aménagement et la redevance d’archéologie préventive, se déclare territorialement incompétent. Il estime que le litige, relatif à un permis de construire sur la commune de Saint-Witz (Val-d’Oise), relève de la compétence du tribunal administratif de Cergy-Pontoise en application de l’article R. 312-7 du code de justice administrative. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.

Avocat : MARI PINTAU

17 septembre 2025
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500643

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société OA Agence, mandataire du syndicat de copropriété de la résidence La Vigie. Celle-ci demandait d'enjoindre à la commune de Rémire-Montjoly de réaliser des travaux de sécurisation sur une parcelle voisine pour prévenir des risques d'éboulement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les rapports d'expertise mettant en cause l'absence d'entretien des canalisations d'évacuation des eaux pluviales par la copropriété et ne caractérisant pas un danger grave et imminent. La solution retenue s'appuie sur l'absence d'urgence justifiée et le fait que les mesures sollicitées incombaient au syndic de copropriété plutôt qu'à la commune.

Avocat : SCP MARIEMA - BOUCHET & BOUCHET

25 août 2025
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504320

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour suspendre la décision du président du conseil départemental d'Eure-et-Loir du 13 août 2025 rompant son "contrat jeune majeur". Le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. A disposant d'un contrat d'apprentissage, d'un revenu mensuel (700 à 800 euros) et d'un logement, ce qui ne le plaçait pas dans une situation de précarité immédiate justifiant une intervention en référé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment l'article L. 222-5, et du code de justice administrative.

Avocat : MARIETTE

19 août 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402466

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Portet-sur-Garonne visant à désigner un expert. La requête portait sur des infiltrations d'eau récurrentes affectant la toiture du gymnase communal Jules-Vallès, réceptionné en 2020, et présentant un risque pour les usagers. Le juge a estimé la mesure utile, car l'expertise amiable n'avait pas permis de déterminer les causes des désordres ni de chiffrer les travaux de reprise, dans la perspective d'une action en garantie décennale. L'expert devra notamment constater les désordres, en déterminer les causes et origines, et évaluer leur impact sur la solidité ou la destination de l'ouvrage.

Avocat : SANDRINE MARIÉ

18 août 2025
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517381

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté comme irrecevable la requête de Mme A contestant un rappel de TVA pour 2021. La requérante avait saisi le juge avant l’expiration du délai de six mois suivant sa réclamation préalable auprès de l’administration fiscale, conformément aux articles R. 198-10 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour écarter ce recours prématuré, sans examen au fond.

Avocat : MARIETTE

30 juillet 2025
TA86Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502127

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme A pour obtenir l’exécution d’un arrêt de la Cour d’appel de Poitiers du 15 novembre 2022, qui avait condamné in solidum la commune de Saint-Pierre-la-Noue et la requérante. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, estimant que le litige relève de l’exécution d’une décision judiciaire et non de la compétence administrative. Il s’est fondé sur les articles L. 213-5 et L. 213-6 du code de l’organisation judiciaire, ainsi que sur l’article L. 111-3 du code des procédures civiles d’exécution, pour rappeler que le juge de l’exécution est seul compétent. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SAINTE MARIE PRICOT

18 juillet 2025
TA25Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501126

Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête en référé suspension de M. A, qui contestait l’invalidation de son permis de conduire prononcée le 13 avril 2017 par le ministre de l’intérieur. Le juge a constaté que le tribunal avait déjà statué au fond sur cette décision par un jugement du 6 juin 2025, rendant la demande de suspension sans objet. En conséquence, la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie. La requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés.

Avocat : LUTZ LOUIS-MARIE

16 juillet 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503293

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de convoquer M. B, ressortissant ukrainien, dans un délai de 20 jours afin de lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de carte de résident. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure face à l'impossibilité pour le requérant d'enregistrer sa demande en ligne en raison d'un dysfonctionnement informatique, et a condamné l'État à verser 900 euros au titre des frais de justice.

Avocat : NASSOUR MARIAM

10 juillet 2025
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302290

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait la condamnation de la commune de Saint-Palais-sur-Mer pour sa chute sur un trottoir survenue le 22 août 2020. La requérante n'a pas établi de lien de causalité direct et certain entre le défaut d'entretien normal de la voirie et son accident, faute de preuves suffisantes sur les circonstances et la localisation précise de la chute. En conséquence, la responsabilité de la commune n'a pas été engagée, et les demandes indemnitaires de Mme A ainsi que celles de la caisse primaire d'assurance maladie ont été rejetées.

Avocat : SAINTE MARIE PRICOT

3 juillet 2025• 3ème chambre
TA87Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500252

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme A B d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la communication de son dossier administratif et médical ainsi que l’indemnisation de préjudices subis du fait du centre hospitalier gériatrique Alexis Boyer. Par un mémoire du 2 juin 2025, la requérante s’est désistée purement et simplement de son instance, désistement accepté par l’établissement hospitalier le 4 juin suivant. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 3 juillet 2025, mettant ainsi fin à la procédure sans examen au fond.

Avocat : BALTAZAR MARIE-CHRISTINE

3 juillet 2025
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2014927

Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte, par une ordonnance du 30 juin 2025, du désistement pur et simple de la société GRDF de sa requête en plein contentieux. Celle-ci demandait la condamnation de la société Colas à lui verser 65 559 euros, assortis d'intérêts, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la solution se limitant à constater le désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : LAZARI MARIE-NOËLLE

30 juin 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2301079

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 5 950 euros à M. B pour carence fautive dans son obligation de relogement. M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 9 septembre 2020, n’a reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois, ni après une injonction judiciaire. Cette carence a engagé la responsabilité de l’État sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a évalué le préjudice à 300 euros par personne et par an, compte tenu des conditions de logement indignes et de la durée de la carence.

Avocat : SCP MARIE & GUERINEAU

17 juin 2025• 8ème chambre (J.U)
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310892

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par l’Office Public de l’Habitat de l’Ain Dynacité d’une demande de réduction des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et de taxe d’enlèvement des ordures ménagères pour l’année 2021, en raison de 97 logements vacants. Par un mémoire enregistré le 28 mars 2025, le requérant s’est désisté de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 17 juin 2025.

Avocat : RIBET-MARILLER

17 juin 2025
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310893

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par l'Office Public de l'Habitat (OPH) de l'Ain Dynacité d’une demande de réduction des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et de taxe d’enlèvement des ordures ménagères pour l’année 2021, en raison de sept logements vacants. Par un mémoire enregistré le 28 mars 2025, le requérant s’est désisté de sa requête. La magistrate désignée, statuant sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 17 juin 2025. Aucun texte fiscal substantiel n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée par le désistement.

Avocat : RIBET-MARILLER

17 juin 2025
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301409

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande d'indemnisation de M. A, qui sollicitait 30 000 euros du CHU de Besançon pour un retard de diagnostic d'un accident vasculaire cérébral survenu en septembre 2017. La juridiction a considéré, sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, qu'aucune faute n'était établie, car la symptomatologie initiale ne permettait pas un diagnostic immédiat par un médecin non spécialiste. Le tribunal a relevé que le diagnostic avait été posé dès l'aggravation des symptômes, sans délai fautif. La requête a donc été rejetée, incluant les conclusions accessoires.

Avocat : LUTZ LOUIS-MARIE

17 juin 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2300991

Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 250 euros à Mme B, reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis en août 2020, en raison de la carence fautive de l'État à lui proposer un logement dans le délai légal de six mois. La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, pour les troubles dans les conditions d'existence et le préjudice moral subis, aggravés par le handicap visuel de la requérante. L'indemnité couvre la période de carence, évaluée à 250 euros par personne et par an, majorée de 500 euros pour le handicap. L'État est également condamné à verser 1 100 euros à l'avocate de Mme B au titre des frais de justice.

Avocat : SCP MARIE & GUERINEAU

17 juin 2025• 8ème chambre (J.U)
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502784

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision "48 SI" du 26 septembre 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité du permis de conduire de M. A pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A n'a pas démontré que la notification de la décision, effectuée par pli recommandé à l'adresse qu'il avait indiquée, n'avait pas été régulièrement reçue. En conséquence, le délai de trois mois entre cette notification et sa demande de suspension a été jugé incompatible avec l'urgence alléguée, malgré les conséquences professionnelles invoquées. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 223-3 du code de la route.

Avocat : ROMAN MARIE-CLÉMENCE

11 juin 2025